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Psaumes 9
Pour la fin, Psaume de David, pour les secrets du Fils.
JE vous louerai, Seigneur ! de toute l’étendue de mon cœur ; je raconterai toutes vos merveilles.
Je me réjouirai en vous, et je ferai paraître ma joie au dehors : je chanterai à la gloire de votre nom, ô vous qui êtes le Très-Haut !
parce que vous avez renversé et fait tourner en arrière mon ennemi ; ceux qui me haïssent tomberont dans la dernière faiblesse, et périront devant votre face.
Car vous m’avez rendu justice, et vous vous êtes déclaré pour ma cause : vous vous êtes assis sur votre trône, vous qui jugez selon la justice.
Commentaire (versets 2 à 5) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 2 à 5 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Louange à Dieu (versets 2 et 3), parce qu’il a accordé la victoire à David (versets 4 et 5).
Vous avez repris et traité avec rigueur les nations ; et l’impie a péri : vous avez effacé leur nom pour toute l’éternité, et pour tous les siècles des siècles.
Les armes de l’ennemi ont perdu leur force pour toujours ; et vous avez détruit leurs villes : leur mémoire a péri avec grand bruit.
Commentaire (versets 6 à 7) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 6 à 7 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Description de la fuite des ennemis de Dieu. Les armes ; littéralement les épées à deux tranchants (frameæ).
Mais le Seigneur demeure éternellement : il a préparé son trône pour exercer son jugement.
Il jugera lui-même toute la terre dans l’équité ; il jugera les peuples avec justice.
Commentaire (versets 8 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 8 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Grandeur et justice de Dieu vainqueur.
Le Seigneur est devenu le refuge du pauvre ; et il vient à son secours lorsqu’il en a besoin, et qu’il est dans l’affliction.
Que ceux-là espèrent en vous, qui connaissent votre saint nom, parce que vous n’avez point abandonné, Seigneur ! ceux qui vous cherchent.
Commentaire (versets 10 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 10 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Dieu est le refuge de tous les opprimés et de tous ceux qui se confient en lui.
Chantez des cantiques au Seigneur qui demeure dans Sion ; annoncez parmi les nations la sagesse de ses conseils :
parce qu’il s’est souvenu du sang de ses serviteurs, pour en prendre la vengeance ; il n’a point mis en oubli le cri des pauvres.
Commentaire (versets 12 à 13) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 12 à 13 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Exhortation à remercier Dieu quoi a vengé son peuple. D’eux. Ce mot se rapporte à ceux qui vous cherchent, Seigneur, du verset 10.
Ayez pitié de moi, Seigneur ! voyez l’état d’humiliation où mes ennemis m’ont réduit, ô vous qui me relevez et me retirez des portes de la mort !
voyez-le et ayez pitié de moi, afin que j’annonce toutes vos louanges aux portes de la fille de Sion : alors je serai transporté de joie, à cause du salut que vous m’aurez procuré.
Les nations se sont elles-mêmes engagées dans la fosse qu’elles avaient faite pour m’y faire périr : leur pied a été pris dans le même piège qu’ils avaient tendu en secret.
Commentaire (versets 14 à 16) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 14 à 16 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Prière que David avait faite à Dieu pour être délivré de ses ennemis. Dans votre salut ; c’est-à-dire à cause du salut que vous m’avez procuré. ― Dans le même lacet, etc. Voir Psaumes, 7, 16. b-17 Fruit de cette prière : les nations ont été prises dans les pièges qu’elles avaient tendus.
Le Seigneur sera reconnu en exerçant ses jugements : le pécheur a été pris dans les œuvres de ses mains.
Que les pécheurs soient précipités dans l’enfer, et toutes les nations qui oublient Dieu.
Car le pauvre ne sera pas en oubli pour jamais : la patience des pauvres ne sera pas frustrée pour toujours.
Commentaire (versets 18 à 19) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 18 à 19 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Coup d’œil sur l’avenir : punition du méchant, délivrance de l’opprimé.
Levez-vous, Seigneur ! que l’homme ne s’affermisse pas dans sa puissance : que les nations soient jugées devant vous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Que l’homme ne se glorifie point dans la malice par son impunité.
Etablissez, Seigneur ! un législateur sur eux, afin que les nations connaissent qu’ils sont hommes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En hébreu : « Au chef de chœur, sur l’air de Mouth labbên (mort du fils ?). » ― Hymne d’actions de grâces à Dieu qui a fait triompher son peuple de ses ennemis. Le Targum y voit un cantique à l’occasion de la victoire sur Goliath. Ce psaume est alphabétique, et le commencement de chaque vers est indiqué par la répétition de la même lettre de l’alphabet ; l’aleph, versets 2 et 3 ; le beth, versets 4 et 5 ; le zaïn, versets 12 et 13 ; le kheth, versets 14 à 16a ; le teth, versets 16b à 17 ; le yod, versets 18 et 19 ; le qoph, versets 20 et 21, quatre fois chacun ; le ghimel, verset 6, et le hé, verset 7, deux fois ; le vav, versets 8b à 11, huit fois. La lettre daleth manque. Du yod, le poète passe au qoph et termine son chant.