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Psaumes 82

Cantique ou Psaume d’Asaph.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les Iduméens, les Arabes, les Moabites et les autres peuples voisins se sont unis pour attaquer ensemble le royaume de Juda. C’est probablement la ligue dont il est parlé à 2 Paralipomènes, 20, 1, du temps de Josaphat, vers 895 avant Jésus-Christ. Le psalmiste demande à Dieu de défendre son peuple contre tous ces ennemis. ― La suite des pensées est facile à saisir. Il faut remarquer seulement que dans les deux premiers vers de l’original, le parallélisme est synonymique, et qu’au lieu de : Dieu, qui sera semblable à vous ? il porte :

Ô DIEU ! qui sera semblable à vous ? Ne vous taisez pas, ô Dieu ! et n’arrêtez pas plus longtemps les effets de votre puissance.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ne vous taisez pas, etc. ; ne demeurez pas en repos ; ne retenez pas votre juste courroux contre vos ennemis.

Car vous voyez que vos ennemis ont excité un grand bruit : et que ceux qui vous haïssent ont élevé orgueilleusement leur tête.

Ils ont formé un dessein plein de malice contre votre peuple ; et ils ont conspiré contre vos saints.

Ils ont dit : Venez et exterminons-les du milieu des peuples ; et qu’on ne se souvienne plus à l’avenir du nom d’Israël.

On a vu conspirer ensemble, et faire alliance contre vous,

les tentes des Iduméens, et les Ismaélites, Moab et les Agaréniens,

Gébal, et Ammon, et Amalec ; les étrangers, et les habitants de Tyr.

Les Assyriens sont aussi venus avec eux, et se sont joints aux enfants de Lot pour les secourir.

Commentaire (versets 7 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 7 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Enumération des peuples et des tribus confédérés contre Israël. Assur ; les Assyriens. La plupart des faits indiqués dans les versets suivants sont racontés dans Juges, chapitres 4 à 8. ― Aux fils de Loth, les Moabites et les Ammonites.

Traitez-les comme les Madianites ; comme vous avez traité Sisara et Jabin proche le torrent de Cisson.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Juges, 7, 22 ; 4, 15 ; 4, 24.

Ils périrent à Endor, et devinrent comme le fumier de la terre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour la terre ou à la terre, comme portent l’hébreu et les Septante, ce qui ôte l’amphibologie du mot terræ de la Vulgate. Ainsi, selon nous, le vrai sens est que leurs cadavres, dont la terre fut couverte, devinrent pour elle comme un fumier, qui l’engraissa. Cependant on traduit généralement par : Ils furent abandonnés sans sépulture comme du fumier sur la terre, ou bien par : Ils furent foulés comme du fumier sous les pieds des vainqueurs.

Traitez leurs princes comme vous avez traité Oreb et Zeb, Zébée et Salmana. Traitez de même tous les princes

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Juges, 7, 25 ; 8, 21.

qui ont dit : Mettons-nous en possession du sanctuaire de Dieu comme de notre héritage.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le sanctuaire de Dieu, la Terre Sainte.

Rendez-les, mon Dieu ! comme une roue qui tourne sans cesse, et comme la paille, qui est emportée par le vent.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme une roue ; c’est-à-dire sans consistance, sans fixité, mais dans une agitation et dans un bouleversement continuels.

De même qu’un feu brûle une forêt, et qu’une flamme consume les montagnes ;

vous les poursuivrez par le souffle impétueux de votre tempête, et vous les troublerez entièrement dans votre colère.

Couvrez leurs visages de confusion : et ils chercheront votre nom, Seigneur !

Qu’ils rougissent, et soient troublés pour toujours ; qu’ils soient confondus, et qu’ils périssent.

Et qu’ils connaissent enfin que votre nom est le Seigneur ; et que vous seul êtes le Très-Haut qui dominez sur toute la terre.