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Psaumes 74

Pour la fin. Ne nous détruisez pas. Psaume et cantique d’Asaph.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’Asaph ou par Asaph. Voir le titre du Psaume 49 (Hébreu : 50). ― Le titre hébreu porte : « Au chef de chœur. [Sur l’air] ‘al thaschkhêth : ne corrompez pas. » ― Théodoret avait trouvé dans quelques manuscrits des Septante l’addition suivante dans le titre : Contre l’Assyrien. On peut en effet rapporter ce psaume au temps d’Ezéchias et y voir un chant prophétique annonçant que Juda sera délivré de l’invasion de Sennachérib, voir 4 Rois, chapitre 19 ; 2 Paralipomènes, chapitre 32 ; Isaïe, chapitre 37.

NOUS vous louerons, ô Dieu ! nous vous louerons, et nous invoquerons votre nom ; nous raconterons vos merveilles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Refrain.

Lorsque j’aurai pris mon temps, dit le Seigneur, je jugerai et rendrai justice.

La terre s’est fondue avec tous ses habitants : c’est moi qui ai affermi ses colonnes.

Commentaire (versets 3 à 4) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 3 à 4 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Discours de Dieu : Il rend la justice, quand le moment est venu ; il soutient la terre, quand elle semble ébranlée dans ses fondements.

J’ai dit aux méchants : Ne commettez plus l’iniquité ; et aux pécheurs : Cessez de vous élever avec orgueil.

Cessez de lever vos têtes avec insolence ; cessez de parler contre Dieu et de proférer des blasphèmes ;

parce que ni de l’orient, ni de l’occident, ni du côté des déserts des montagnes, il ne vous viendra aucun secours.

Car c’est Dieu même qui est votre juge : il humilie celui-ci, et il élève celui-là.

Car le Seigneur tient en sa main une coupe de vin pur, pleine d’amertume ; et quoiqu’il en verse tantôt à l’un et tantôt à l’autre, la lie n’en est pas pourtant encore épuisée : tous les pécheurs de la terre en boiront.

Commentaire (versets 5 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 5 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

a Le Psalmiste déclare en conséquence au méchant qu’il ne lèvera plus la tête (versets 5 et 6) ; parce que ce n’est pas un monarque de l’orient ou de l’occident, c’est-à-dire un monarque terrestre, qui gouverne, c’est Dieu (versets 7 à 9a). Un calice, etc. Le calice, dans le style des prophètes, marque ordinairement la vengeance et la colère. Les Septante, la Vulgate, les versions syriaque et arabe, semblent reconnaître ici deux calices ; aussi plusieurs interprètes expliquent-ils ainsi ce passage : L’un de ces calices est plein d’un vin pur, net, sans lie : l’autre l’est d’un vin épais, trouble et avec sa lie. Dieu mêle l’un avec l’autre, et tempère le vin pur par un mélange de vin amer et trouble, suivant la nature des fautes des coupables. ― Et il l’a penché ; pour faire boire. b-11 Dieu tient à la main une coupe remplie de breuvage amer, et il la fera boire au méchant jusqu’à la lie ; et Israël glorifiera son Dieu et célébrera la ruine de l’impie.

Mais pour moi, j’annoncerai ses louanges dans toute l’éternité : je chanterai des cantiques à la gloire du Dieu de Jacob.

Alors je briserai, dit le Seigneur, toute la puissance des pécheurs ; et le juste sera élevé à une souveraine puissance.