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Psaumes 43
Pour la fin, aux enfants de Coré, pour l’intelligence.
NOUS avons, ô Dieu ! entendu de nos oreilles, et nos pères nous ont annoncé l’ouvrage que vous avez fait dans leurs jours, et dans les jours anciens.
Votre main a exterminé les nations, et vous les avez établis en leur place ; vous avez affligé et chassé ces peuples.
Car ce n’a point été par la force de leur épée qu’ils se sont mis en possession de cette terre ; et ce n’a point été leur bras qui les a sauvés ; mais ç’a été votre droite et votre bras tout-puissant, et la lumière de votre visage, parce qu’il vous a plu de les aimer.
C’est vous aussi qui êtes mon Roi et mon Dieu ; vous qui avez tant de fois sauvé Jacob par votre seul commandement.
Ce sera en vous que nous trouverons la force de renverser nos ennemis ; et en invoquant votre nom, nous mépriserons tous ceux qui s’élèvent contre nous.
Car ce ne sera point dans mon arc que je mettrai mon espérance, et ce ne sera point mon épée qui me sauvera.
Puisque c’est vous qui nous avez sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui avez confondu ceux qui étaient animés de haine contre nous.
Ce sera toujours en Dieu que nous mettrons notre gloire ; et nous donnerons éternellement des louanges à votre saint nom.
Commentaire (versets 2 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 2 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
1° Dieu, vous nous avez aidés dans la personne de nos pères (versets 2 à 4) ; 2° vous devez nous aider nous-mêmes (versets 5 à 9).
Mais maintenant vous nous avez repoussés et couverts de confusion ; et vous ne voulez plus, ô Dieu ! marcher avec nos armées.
Vous nous avez fait tourner le dos devant nos ennemis ; et nous sommes devenus la proie de ceux qui nous haïssaient.
Vous nous avez exposés comme des brebis que l’on mène à la boucherie ; et vous nous avez dispersés parmi les nations.
Vous avez vendu votre peuple sans en recevoir de prix ; et dans l’achat qui s’en est fait, ils ont été donnés presque pour rien.
Vous nous avez rendus un sujet d’opprobre à nos voisins, et un objet d’insulte et de moquerie à ceux qui sont autour de nous.
Vous nous avez fait devenir la fable des nations ; et les peuples secouent la tête en nous regardant.
J’ai devant les yeux ma confusion durant tout le jour ; et la honte qui paraît sur mon visage, me couvre entièrement,
quand j’entends la voix de celui qui m’accable par ses reproches et ses calomnies ; et lorsque je vois mon ennemi et mon persécuteur.
Tous ces maux sont venus fondre sur nous ; et cependant nous ne vous avons point oublié, et nous n’avons point commis d’iniquité contre votre alliance.
Notre cœur ne s’est point éloigné, ni retiré en arrière ; et vous n’avez point détourné nos pas de votre voie.
Car vous nous avez humiliés dans un lieu d’affliction, et l’ombre de la mort nous a tout couverts.
Mais si nous avons oublié le nom de notre Dieu, et si nous avons étendu nos mains vers un dieu étranger ;
Dieu n’en redemandera-t-il pas compte ? Car il connaît ce qu’il y a de caché au fond du cœur.
Puisque nous sommes tous les jours livrés à la mort à cause de vous, et que nous sommes regardés comme des brebis destinées à la boucherie ;
levez-vous, Seigneur ! pourquoi paraissez vous comme endormi ? Levez-vous, et ne nous rejetez pas pour toujours.
Pourquoi détournez-vous votre visage ? et pourquoi oubliez-vous notre pauvreté et notre extrême affliction ?
Car notre âme est humiliée jusqu’à la poussière ; et notre ventre est comme collé à la terre.
Commentaire (versets 10 à 26) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 10 à 26 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
1° Quoique Dieu doive aider son peuple, il ne l’a point secouru (versets 10 à 17) ; 2° quoique aucune faute ne le rendre indigne de sa protection (versets 18 à 22) ; 3° qu’il vienne donc le sauver (versets 23 à 26).
Levez-vous, Seigneur ! secourez-nous, et rachetez-nous pour la gloire de votre nom.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Aux fils de Coré. Voir le titre du Psaume 41 (Hébreu : 42). ― Ce psaume paraît avoir été composé pendant la guerre contre les Syriens et les Ammonites, voir 2 Rois, 8, 13 ; 3 Rois, 11, 15.