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Psaumes 35

Pour la fin, à David, le serviteur du Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par. Voir Psaume 15 (Hébreu : 16). ― Dans le texte hébreu : « Au chef de chœur. Du serviteur de Jéhovah, de David. »

L’INJUSTE a dit en lui-même, qu’il voulait pécher : la crainte de Dieu n’est point devant ses yeux.

Car il a agi avec tromperie en sa présence : en sorte que son iniquité l’a rendu digne de toute haine.

Les paroles de sa bouche ne sont qu’iniquité et que tromperie : il n’a point voulu s’instruire pour faire le bien.

Il a médité l’iniquité dans le secret de son lit : il s’est arrêté dans toutes les voies qui n’étaient pas bonnes, et il n’a point eu de haine pour la malice.

Commentaire (versets 2 à 5) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 2 à 5 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Portrait de l’impie.

Seigneur ! votre miséricorde est dans le ciel ; et votre vérité s’élève jusques aux nues.

Votre justice est comme les montagnes les plus élevées : vos jugements sont un abîme très-profond. Vous sauverez, Seigneur ! et les hommes et les bêtes,

selon l’abondance de votre infinie miséricorde, ô Dieu ! Mais les enfants des hommes espéreront particulièrement, étant à couvert sous vos ailes :

ils seront enivrés de l’abondance qui est dans votre maison ; et vous les ferez boire dans le torrent de vos délices.

Car la source de la vie est dans vous ; et nous verrons la lumière dans votre lumière même.

Commentaire (versets 6 à 10) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 6 à 10 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Le Psalmiste exalte la bonté de Dieu.

Étendez votre miséricorde sur ceux qui vous connaissent, et votre justice sur ceux qui ont le cœur droit.

Que le pied du superbe ne vienne point jusqu’à moi ; et que la main du pécheur ne m’ébranle point.

C’est là que ceux qui commettent l’iniquité sont tombés : on les a chassés, et ils n’ont pu demeurer fermes.

Commentaire (versets 11 à 13) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 11 à 13 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Prière pour obtenir la grâce d’être fidèle au service du Seigneur et d’éviter ainsi le malheur du méchant. Là ; c’est-à-dire dans l’orgueil, dont il est parlé au verset précédent. L’orgueil a été de tout temps une pierre d’achoppement pour les pécheurs, selon la remarque de saint Augustin et de saint Jérôme. C’est par orgueil que les mauvais anges sont tombés et ont été chassés du ciel ; c’est par l’orgueil que nos premiers parents ont péché et ont été bannis du paradis terrestre ; c’est par l’orgueil enfin que la plupart des méchants s’écartent tous les jours de la voie du salut.