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Psaumes 59

Pour la fin, pour ceux qui seront changés. Ceci est l’inscription du titre, pour servir d’instruction à David,

lorsqu’il brûla la Mésopotamie de Syrie et la Province de Sobal, et que Joah étant revenu, frappa l’Idumée dans la vallée des Salines, par la défaite de douze mille hommes.

Commentaire (versets 1 à 2) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 2 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Titre hébreu : « Au chef de chœur. Sur [l’air de] schouschan ‘êdouth (le lis du témoignage). Mikthâm. De David. Pour être enseigné (comme l’élégie sur la mort de Saül et de Jonathas, voir 2 Rois, 1, 18). » Les paroles : Lorsqu’il brûla, etc., indiquent d’une manière générale l’époque de la composition du psaume. Il fut fait avant la victoire de la vallée des Salines, à un moment où la Palestine du sud était maltraitée par les Iduméens à qui le roi n’avait pas de troupes suffisantes à opposer. ― Psaumes, 107, 7-14, est la reproduction de Psaumes, 59, 7-15. Les faits historiques mentionnés dans ce titre, et qu’on lit en grande partie dans 2 Rois, 8, 13 ; 10, vv. 16, 19 ; 3 Rois, 11, 15-16 ; 1 Paralipomènes, 18, 12 ; 19, 19, offrent plusieurs difficultés ; on peut les voir exposées et expliquées dans les commentateurs.

Ô DIEU ! vous nous avez rejetés, et vous nous avez détruits ; vous vous êtes mis en colère, et vous avez eu ensuite pitié de nous.

Vous avez ébranlé la terre, et vous l’avez toute troublée : guérissez en elle ce qu’il y a de brisé, parce qu’elle a été ébranlée.

Vous avez fait voir et sentir à votre peuple des choses dures : vous nous avez fait boire d’un vin de douleur et de componction.

Vous avez donné à ceux qui vous craignent un signal, afin qu’ils fuient de devant l’arc.

Afin donc que vos bien-aimés soient délivrés, sauvez-moi par votre droite, et exaucez-moi.

Commentaire (versets 3 à 7) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 3 à 7 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Plaintes et prière d’Israël opprimé par les Iduméens.

Dieu a parlé par son saint : je me réjouirai, et je ferai le partage de Sichem ; et je prendrai les mesures de la Vallée des tentes.

Galaad est à moi, aussi bien que Manassé ; et Éphraïm est la force de ma tête ; Juda est le prince de mes États.

Moab est comme un vase qui nourrit mon espérance ; je m’avancerai dans l’Idumée, et la foulerai aux pieds : les étrangers m’ont été assujettis.

Commentaire (versets 8 à 10) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 8 à 10 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Discours de Dieu annonçant la défaite de tous les ennemis de son peuple. Moab, etc. Quelquefois, dit D. Calmet, on jetait les sorts au fond d’un vase plein d’eau. Le sort qui venait le dernier était le meilleur. Moab est le bon lot qui m’est venu, et qui a été tiré du fond du vase. Selon d’autres interprètes, le Psalmiste qualifie ainsi Moab, parce que c’était une province fertile et abondante. Le texte hébreu porte : Moab est le vase où je me lave ; ce qui marque l’assujettissement et l’avilissement des Moabites. Mais les Septante et Symmaque ont lu comme la Vulgate. ― Mes pas ; littéralement ma chaussure. ― Des étrangers ; c’est-à-dire les Philistins qui avaient émigré dans la Palestine, et dont le pays est expressément nommé ici dans le texte hébreu. ― Moab, désigne le pays à l’est de la mer Morte, habité par les descendants de Loth. ― L’Idumée, au sud de la Palestine, était très forte, à cause de ses montagnes.

Qui est celui qui me conduira jusque dans la ville fortifiée ? qui est celui qui me conduira jusqu’en Idumée ?

Ne sera-ce pas vous, ô Dieu ! vous qui nous aviez rejetés, et qui ne marchiez plus, ô Dieu ! à la tête de nos armées ?

Donnez-nous votre secours pour nous tirer de l’affliction ; parce qu’on espère en vain son salut de la part de l’homme.

Avec Dieu nous ferons des actions de vertu et de courage ; et il réduira lui-même au néant tous ceux qui nous persécutent.

Commentaire (versets 11 à 14) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 11 à 14 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Prière pour obtenir la victoire contre les Iduméens.