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Psaumes 25
Pour la fin, Psaume de David. JUGEZ-MOI, Seigneur ! parce que j’ai marché dans mon innocence ; et ayant mis mon espérance au Seigneur, je ne serai point affaibli.
Eprouvez-moi, Seigneur ! et sondez-moi ; éprouvez comme par le feu mes reins et mon cœur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Brûlez, etc. ; passez par le feu mes reins et mon cœur, comme on y passe les métaux pour les épurer ; vous n’y trouverez rien de faux. Ou bien, comme les reins et le cœur marquent les affections et les pensées : Exposez-moi au feu des afflictions, et purifiez-moi des souillures et des affections terrestres.
Car votre miséricorde est devant mes yeux, et je trouve ma joie dans votre vérité.
Je ne me suis point assis dans l’assemblée de la vanité et du mensonge ; et je n’entrerai point dans le lieu où sont ceux qui commettent l’iniquité.
Je hais l’assemblée des personnes remplies de malignité, et je ne m’assiérai point avec les impies.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je hais, etc. Je fuis les mauvaises compagnies.
Je laverai mes mains dans la compagnie des innocents ; et je me tiendrai, Seigneur ! autour de votre autel :
afin que j’entende la voix de vos louanges, et que je raconte moi-même toutes vos merveilles.
Seigneur ! j’ai aimé uniquement la beauté de votre maison, et le lieu où habite votre gloire.
Ne perdez pas, ô Dieu ! mon âme avec les impies, ni ma vie avec les hommes sanguinaires ;
de qui les mains sont souillées d’iniquité, et dont la droite est remplie de présents.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Remplie de présents, qu’ils ont reçus pour prix et récompense de leur injustice et de leur violence, ou qu’ils destinent aux juges pour les corrompre.
Car pour moi, j’ai marché dans mon innocence ; daignez donc me racheter, et avoir pitié de moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Rachetez-moi ; c’est-à-dire délivrez-moi des injustices de mes ennemis.
Mon pied est demeuré ferme dans la droiture de la justice : je vous bénirai, Seigneur ! dans les assemblées.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans les assemblées, quand le peuple se réunira devant le tabernacle, je vous bénirai, je chanterai vos louanges.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
David innocent, éloigné de Sion, demande à Dieu de pouvoir le louer dans sa maison sainte. Composé probablement pendant la révolte d’Absalom. Voir 2 Rois, 15, 6-25. David regrette de ne pouvoir plus louer Dieu dans son Tabernacle : c’est là le sentiment principal de ce psaume.