Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Psaumes 147 Psaumes 148 sur 150 chapitres Psaumes 149 →

Psaumes 148

Alleluia. LOUEZ le Seigneur, ô vous qui êtes dans les cieux ! louez-le dans les plus hauts lieux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le Psalmiste, heureux à la vue de la nationalité juive rétablie, s’adresse à toutes les créatures pour qu’elles en remercient Dieu avec lui. C’est la même pensée qui se manifeste dans le cantique des trois enfants dans la fournaise, et dans l’hymne au soleil de saint François d’Assise. Il y a dans cette manière d’envisager la nature non seulement beaucoup de poésie, mais aussi quelque chose d’élevé et de touchant qui transfigure l’univers, en nous montrant le créateur, d’une façon en quelque sorte sensible, dans toutes ses œuvres. Ce ne sont pas les créatures inanimées qui parlent, mais c’est l’homme qui leur prête sa voix, et de cette manière rend grâces au Seigneur pour les œuvres dont il lui a donné l’usage ou la jouissance. Tous les êtres louent d’ailleurs à leur manière celui qui les a faits, en observant les lois qu’il leur a imposées et en concourant ainsi à l’accomplissement de ses desseins. ― Le psaume descend graduellement du ciel à la terre pour s’arrêter à l’homme et se terminer par une exhortation générale, versets 13 et 14.

Louez-le, vous tous qui êtes ses anges ; louez-le, vous tous qui composez ses armées.

Soleil et lune, louez-le ; étoiles et lumière, louez-le toutes ensemble.

Louez-le, cieux des cieux ; et que toutes les eaux qui sont au-dessus des cieux

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Daniel, 3, 59-60.

louent le nom du Seigneur. Car il a parlé, et toutes ces choses ont été faites ; il a commandé, et elles ont été créées.

Il les a établies pour subsister éternellement et dans tous les siècles : il leur a prescrit ses ordres, qui ne manqueront point de s’accomplir.

Louez le Seigneur, ô vous qui êtes sur la terre ! vous dragons, et vous tous abîmes d’eaux ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dracones, en hébreu, les grands poissons de la mer. ― Abîmes de la mer.

feu, grêle, neige, glace, vents qui excitez les tempêtes, vous tous qui exécutez sa parole ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Feu, éclair et foudre.

vous montagnes, avec toutes les collines ; arbres qui portez du fruit, avec tous les cèdres ;

vous bêtes sauvages, avec tous les autres animaux ; vous reptiles, et vous oiseaux qui avez des ailes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Serpents ; sous ce nom, on entend généralement tous les reptiles, les vermisseaux et même les poissons. Comparer à Genèse, 1, 20 ; Psaumes, 103, 25. ― Sa louange, etc. ; c’est-à-dire qu’il mérite plus de louanges qu’on ne lui en rend dans le ciel et sur la terre ; ou bien, selon d’autres, qu’il reçoit les louanges de toutes les créatures qui sont dans le ciel et sur la terre.

Que les rois de la terre, et tous les peuples ; que les princes, et tous les juges de la terre ;

que les jeunes hommes et les jeunes filles ; les vieillards et les enfants,

louent le nom du Seigneur : parce qu’il n’y a que lui dont le nom est vraiment grand et élevé. Le ciel et la terre publient ses louanges :

et c’est lui qui a élevé la puissance de son peuple.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La corne ; c’est-à-dire la puissance. Comparer à Psaumes, 17, 3. ― Ses saints ; les israélites, qui sont souvent appelés dans l’Ecriture du nom de saints. ― Qui l’approche. Voir Deutéronome, 4, 7.

Qu’il soit loué par tous ses saints, par les enfants d’Israël, par ce peuple qui est proche de lui. Alleluia !