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Psaumes 15
L’inscription du titre, pour David. CONSERVEZ-MOI, Seigneur ! parce que j’ai mis en vous mon espérance.
J’ai dit au Seigneur : Vous êtes mon Dieu : car vous n’avez aucun besoin de mes biens.
Il a fait paraître d’une manière admirable toutes mes volontés à l’égard des saints qui sont dans sa terre.
Après que leurs infirmités se sont multipliées, ils ont couru avec vitesse. Je ne les réunirai point dans des assemblées particulières pour répandre le sang des bêtes ; et je ne me souviendrai plus de leurs noms pour en parler.
Le Seigneur est la part qui m’est échue en héritage, et la portion qui m’est destinée : c’est vous, Seigneur ! qui me rendrez l’héritage qui m’est propre.
Commentaire (versets 4 à 5) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 4 à 5 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Ceux qui s’éloignent du Seigneur sont malheureux ; il ne faut donc pas s’unir aux méchants, mais prendre Dieu pour son partage. La part… de mon calice ; c’est-à-dire ma part échue par le sort. Comparer à Psaumes, 10, 7 (Hébreu : 11, 7).
Le sort m’est échu d’une manière très-avantageuse : car mon héritage est excellent.
Je bénirai le Seigneur de m’avoir donné l’intelligence, et de ce que jusque dans la nuit même mes reins m’ont repris et instruit.
Je regardais le Seigneur, et l’avais toujours devant mes yeux ; parce qu’il est à mon côté droit pour empêcher que je ne sois ébranlé.
Commentaire (versets 6 à 8) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 6 à 8 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Celui qui a Dieu pour partage a le plus excellent héritage et il doit en remercier le Seigneur. Voir Actes des Apôtres, 2, 25. ― Je voyais, etc. L’apôtre saint Pierre nous apprend que David avait en vue Jésus-Christ, par ces paroles (voir Actes des Apôtres, 2 , verset 25 et suivants). D’un autre côté, les Pères de l’Eglise lui en font aussi l’application, en disant que le Sauveur, dans tous les moments de sa vie et de sa Passion, n’a jamais perdu de vue Dieu son Père. Le reste de ce verset et les versets suivants s’appliquent à Jésus-Christ. Voir encore Actes des Apôtres, 13, 35.
C’est pour cela que mon cœur s’est réjoui, et que ma langue a chanté des cantiques de joie, et que de plus ma chair même se reposera dans l’espérance.
Car vous ne laisserez point mon âme dans l’enfer, et ne souffrirez point que votre Saint éprouve la corruption.
Vous m’avez donné la connaissance des voies de la vie : vous me comblerez de joie en me montrant votre visage : des délices ineffables sont éternellement à votre droite.
Commentaire (versets 9 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 9 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Joie du Psalmiste à cause des bienfaits qu’il a reçus et il recevra de Dieu.
Commentaire (versets 1 à 3) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 1 à 3 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
David demande à Dieu de le garder lui-même, parce que, en dehors du Seigneur, il n’y a aucun bien pour lui ni pour les saints.