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Psaumes 7

Psaume de David, qu’il chante au Seigneur à cause des paroles de Chus, fils de Jémini.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Rois, chapitres 16 et 17. ― Le texte hébreu porte : « Schiggayôn (terme inconnu, qui semble correspondre à peu près à dithyrambe et désigner un poème dans lequel le poète, entraîné par son enthousiasme, met peu de liaison dans ses idées et point d’uniformité dans son rythme, cantio erratica, comme on l’a appelé), de David, qu’il chanta au Seigneur à cause des paroles de Chusi le Benjamite. » Chusi est le même nom qu’Ethiopien. Le personnage de la tribu de Benjamin qu’il désigne ici est inconnu : ce n’est pas Séméi ; ce devait être un des zélés partisans de Saül, un de ces rapporteurs qui, comme Doëg et les Ziphéens, calomniaient David fugitif auprès de Saül et excitaient la colère du roi contre lui. Quoique les livres historiques ne mentionnent point Chusi, les détails donnés dans 1 Rois, chapitres 24 à 26, éclaircissent très bien plusieurs passages de ce psaume.

SEIGNEUR mon Dieu ! C’est en vous que j’ai mis mon espérance : sauvez-moi de tous ceux qui me persécutent, et délivrez-moi :

de peur qu’enfin il ne ravisse mon âme comme un lion, lorsqu’il n’y a personne qui me tire d’entre ses mains et qui me sauve.

Commentaire (versets 2 à 3) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 2 à 3 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Invocation à Dieu pour qu’il arrache David à ses ennemis.

Seigneur mon Dieu ! si j’ai fait ce que l’on m’impute ; si mes mains se trouvent coupables d’iniquité ;

si j’ai rendu le mal à ceux qui m’en avaient fait, je consens de succomber sous mes ennemis, frustré de mes espérances.

Que l’ennemi poursuive mon âme et s’en rende maître ; qu’il me foule aux pieds sur la terre en m’ôtant la vie ; et qu’il réduise toute ma gloire en poussière.

Commentaire (versets 4 à 6) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 4 à 6 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Protestation, sous forme d’imprécation contre lui-même, que le Psalmiste n’a pas fait ce que Chusi lui impute. Qu’il foule ma vie, etc. ; qu’il me foule tout vivant. ― Qu’il ensevelisse ; c’est le sens du grec et de l’hébreu, qui portent à la lettre : Qu’il fasse habiter.

Levez-vous, Seigneur ! dans votre colère ; et faites éclater votre grandeur au milieu de mes ennemis : levez-vous, Seigneur mon Dieu ! suivant le précepte que vous avez établi.

Alors l’assemblée des peuples vous environnera : en considération d’elle remontez en haut.

C’est le Seigneur qui juge les peuples : jugez-moi, Seigneur ! selon ma justice, et selon l’innocence qui est en moi.

La malice des pécheurs finira ; et vous conduirez le juste, ô Dieu ! qui sondez les cœurs et les reins. C’est avec justice que

j’attends le secours du Seigneur, puisqu’il sauve ceux dont le cœur est droit.

Commentaire (versets 7 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 7 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Invocation à Dieu pour qu’il rende justice à l’innocent et qu’il mette fin à l’iniquité.

Dieu est un juge également juste, fort et patient ; se met-il en colère tous les jours ?

Si vous ne vous convertissez, il fera briller son épée : il a déjà tendu son arc, et le tient tout prêt.

Il a préparé pour son arc des instruments de mort : il a préparé ses flèches contre ceux qui me poursuivent avec ardeur.

Commentaire (versets 12 à 14) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 12 à 14 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Dieu est juste et il punit le pécheur ; il est impossible d’échapper à ses flèches, c’est-à-dire à ses jugements.

L’ennemi a travaillé à commettre l’injustice ; il a conçu la douleur, et a enfanté l’iniquité.

Il a ouvert une fosse, et l’a creusée ; et il est tombé dans la même fosse qu’il avait faite.

La douleur qu’il a voulu me causer retournera sur lui-même ; et son injustice descendra sur sa tête.

Je rendrai gloire au Seigneur, à cause de sa justice ; et je chanterai des cantiques au nom du Seigneur qui est le Très-Haut.

Commentaire (versets 15 à 18) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 15 à 18 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Le pécheur reçoit le traitement qu’il avait mérité ; il tombe dans la fosse qu’il avait creusée. Que Dieu soit loué !