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Psaumes 17

Pour la fin, à David, serviteur du Seigneur, lequel a prononcé à la gloire du Seigneur les paroles de ce cantique, au jour où le Seigneur l’a délivre, de la main de tous ses ennemis, et de la main de Saül ; et il a dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce psaume se trouve encore dans le second livre des Rois (chapitre 22) avec quelques différences, qui viennent sans doute des copistes, mais qui n’altèrent nullement le fond et la substance du texte sacré. ― Par. Voir le titre du Psaume 15 (Hébreu : 16). ― C’est le plus long de tous les psaumes appartenant à la catégorie des hymnes ou chants en l’honneur de Dieu. Il se divise en deux parties très distinctes, du verset 2 au verset 31 et du verset 32 au verset 51 ; les louanges à Dieu recommencent avec le verset 32.

JE vous aimerai, Seigneur ! vous qui êtes toute ma force.

Le Seigneur est mon ferme appui, mon refuge, et mon libérateur. Mon Dieu est mon aide, et j’espérerai en lui : il est mon défenseur et la force de laquelle dépend mon salut ; et il m’a reçu sous sa protection.

J’invoquerai le Seigneur en le louant : et il me sauvera de mes ennemis.

Commentaire (versets 2 à 4) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 2 à 4 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

David aime Dieu parce qu’il est sa force et le délivre de ses ennemis.

Les douleurs de la mort m’ont environné ; et les torrents de l’iniquité m’ont rempli de trouble.

J’ai été assiégé par les douleurs de l’enfer ; et les filets de la mort m’ont enveloppé.

Dans mon affliction j’ai invoqué le Seigneur, et j’ai poussé mes cris vers mon Dieu. Et de son saint temple il a exaucé ma voix ; et le cri que j’ai poussé en sa présence a pénétré jusqu’a ses oreilles.

Commentaire (versets 5 à 7) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 5 à 7 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Tableau des maux dont le Psalmiste a été délivré après avoir invoqué Dieu.

La terre a été émue, et elle a tremblé : les fondements des montagnes ont été secoués et ébranlés, à cause que le Seigneur s’est mis en colère contre eux.

Sa colère a fait élever la fumée, et le feu s’est allumé par ses regards : des charbons en ont été embrasés.

Il a abaissé les cieux, et est descendu ; un nuage obscur est sous ses pieds.

Il est monté sur les chérubins, et il s’est envolé ; il a volé sur les ailes des vents.

Il a choisi sa retraite dans les ténèbres : il a sa tente tout autour de lui ; et cette tente est l’eau ténébreuse des nuées de l’air.

Les nuées se sont fendues par l’éclat de sa présence : et il en a fait sortir de la grêle et des charbons de feu.

Le Seigneur a tonné du haut du ciel : le Très-Haut a fait entendre sa voix ; et il a fait tomber de la grêle et des charbons de feu.

Il a tiré ses flèches contre eux, et il les a dissipés ; il a fait briller partout les éclairs, et il les a troublés et renversés.

Les sources des eaux ont paru ; et les fondements du vaste corps de la terre ont été découverts par un effet de vos menaces, Seigneur ! et par le souffle impétueux de votre colère.

Commentaire (versets 8 à 16) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 8 à 16 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Tableau de la puissance de Dieu descendant pour secourir David.

Il a envoyé son secours du haut du ciel ; et m’ayant pris, il m’a tiré du milieu des grandes eaux.

Il m’a arraché d’entre les mains de mes ennemis qui étaient très-forts, et de ceux qui me haïssaient ; parce qu’ils étaient devenus plus puissants que moi.

Ils m’ont assailli au jour de mon affliction ; et le Seigneur s’est rendu mon protecteur.

Il m’a retiré et comme mis au large : il m’a sauvé par un effet de sa bonne volonté pour moi.

Commentaire (versets 17 à 20) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 17 à 20 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Tableau de la délivrance de David. Parce qu’il m’aimait ; littéralement selon le grec et la Vulgate, parce qu’il m’a voulu (quoniam voluit me) ; selon l’hébreu, parce qu’il s’est complu en moi.

Le Seigneur me rendra selon ma justice ; il me récompensera selon la pureté de mes mains.

Car j’ai gardé les voies du Seigneur ; et je n’ai point commis d’infidélité contre mon Dieu.

Car tous ses jugements sont présents devant mes yeux ; et je n’ai point rejeté de devant moi ses ordonnances pleines de justice.

Je me conserverai pur avec lui ; et j’aurai soin de me garder du fond d’iniquité qui est en moi.

Commentaire (versets 21 à 24) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 21 à 24 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

La délivrance de David est la récompense de sa piété. Mon iniquité ; le fond d’iniquité, qui est en moi, ou mon penchant à l’iniquité.

Et le Seigneur me rendra selon ma justice, et selon la pureté de mes mains qui est présente devant ses yeux.

Vous serez saint avec celui qui est saint, et innocent avec l’homme qui est innocent.

Vous serez pur et sincère avec celui qui est pur et sincère ; et à l’égard de celui dont la conduite n’est pas droite, vous vous conduirez avec une espèce de dissimulation et de détour.

Car vous sauverez le peuple qui est humble ; et vous humilierez les yeux des superbes.

Commentaire (versets 25 à 28) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 25 à 28 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Dieu traite l’homme selon ses mérites.

Car c’est vous, Seigneur ! qui allumez ma lampe : mon Dieu ! éclairez mes ténèbres.

Car c’est par vous que je serai délivré de la tentation ; et ce sera par le secours de mon Dieu que je passerai le mur.

La voie de mon Dieu est toute pure : les paroles du Seigneur sont pures comme l’or qui a passé par le feu : il est le protecteur de tous ceux qui espèrent en lui.

Commentaire (versets 29 à 31) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 29 à 31 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Le Seigneur est la force de David. Mon Dieu, sa voie, etc. Voir, sur le genre et le but de cette construction, début des Observations préliminaires, 1°, le nominatif, etc.

Car quel autre Dieu y a-t-il que le Seigneur ? et quel autre Dieu y a-t-il que notre Dieu ?

Le Dieu qui m’a revêtu de force, et qui a fait que ma voie a été sans tache ;

qui a rendu mes pieds aussi vîtes que ceux des cerfs, et m’a établi sur les lieux hauts ;

qui instruit mes mains pour le combat : et c’est vous, ô mon Dieu ! qui avez fait de mes bras comme un arc d’airain ;

Commentaire (versets 32 à 35) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 32 à 35 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Le Seigneur est le seul Dieu et nous lui devons tout. Voir 2 Rois, 22, 35.

qui m’avez donné votre protection pour me sauver, et qui m’avez soutenu par votre droite. Votre sainte discipline m’a corrigé et instruit jusqu’à la fin ; et cette même discipline m’instruira encore.

Vous avez élargi sous moi la voie où je marchais ; et mes pieds ne se sont point affaiblis.

Je poursuivrai mes ennemis, et les atteindrai ; et je ne m’en retournerai point qu’ils ne soient entièrement défaits.

Je les romprai, et ils ne pourront tenir ferme devant moi ; ils tomberont sous mes pieds.

Car vous m’avez revêtu de force pour la guerre ; et vous avez abattu sous moi ceux qui s’élevaient contre moi.

Vous avez fait tourner le dos à mes ennemis devant moi ; et vous avez exterminé ceux qui me haïssaient.

Ils ont crié, mais il n’y avait personne pour les sauver : ils ont crié au Seigneur, et il ne les a point exaucés.

Je les briserai comme la poussière que le vent emporte : je les ferai disparaître comme la boue des rues.

Commentaire (versets 36 à 43) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 36 à 43 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Dieu est la force de David et le fait triompher de tous ses ennemis. Comme de la poussière à la face du vent. Quand le vent est fort et que la terre est brûlée par la chaleur, comme cela arrive si souvent en Orient, son souffle détache des grains de terre, les emporte et les pulvérise en les roulant, de même que la boue desséchée dans les rues.

Vous me délivrerez des contradictions du peuple : vous m’établirez Chef des nations. Un peuple que je n’avais point connu m’a été assujetti :

il m’a obéi aussitôt qu’il a entendu ma voix. Des enfants étrangers ont agi avec dissimulation à mon égard :

des enfants étrangers sont tombés dans la vieillesse ; ils ont boité et n’ont plus marché dans leurs voies.

Commentaire (versets 44 à 46) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 44 à 46 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Dieu a élevé David à la royauté et l’a couvert de gloire. Ils ont vieilli ; dans leur perversité. ― Ils ont chancelé ; littéralement ils ont boité. ― En sortant. Cette expression ou toute autre semblable est nécessairement sous-entendue. Voir sur cette sorte de construction, fin des Observations préliminaires, 2°. ― Ce verset marque le triomphe de David sur les peuples étrangers.

Vive le Seigneur, et que mon Dieu soit béni ! que le Dieu qui me sauve soit glorifié !

vous, ô Dieu ! qui prenez le soin de me venger, et qui me soumettez les peuples ; vous qui me délivrez de la fureur de mes ennemis.

Vous m’élèverez au-dessus de ceux qui s’élèvent contre moi ; vous m’arracherez des mains de l’homme injuste et méchant.

C’est pour cela que je vous louerai, Seigneur ! parmi les nations ; et que je chanterai un cantique à la gloire de votre nom :

à la gloire du Seigneur, qui opère avec tant de magnificence le salut de son roi, et qui fait miséricorde à David, son Christ, et à sa postérité dans tous les siècles.

Commentaire (versets 47 à 51) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 47 à 51 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Remerciements à Dieu pour ses bienfaits. Les victoires. Voir 2 Rois, 22, 51.