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Psaumes 31
Psaume de David, pour l’intelligence. HEUREUX ceux à qui les iniquités ont été remises, et dont les péchés sont couverts.
Heureux l’homme à qui le Seigneur n’a imputé aucun péché, et dont l’esprit est exempt de tromperie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
N’a pas imputé ; c’est-à-dire a pardonné.
Parce que je me suis tu, mes os ont vieilli et perdu leur force, tandis que je criais tout le jour.
Car votre main s’est appesantie jour et nuit sur moi ; je me suis tourné vers vous dans mon affliction, pendant que j’étais percé par la pointe de l’épine.
Commentaire (versets 3 à 4) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 3 à 4 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Etat moral du pécheur avant d’avoir obtenu le pardon. Une épine ; c’est-à-dire un remords de conscience.
Je vous ai fait connaître mon péché, et je n’ai point caché davantage mon injustice. J’ai dit : Je déclarerai au Seigneur et confesserai contre moi-même mon injustice ; et vous m’avez aussitôt remis l’impiété de mon péché.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 65, 24. ― Résolution que prend le pécheur de mettre fin à ses remords en confessant ses fautes.
C’est pour cette raison que tout homme saint vous priera dans le temps qui est favorable : et quand les grandes eaux inonderont comme dans un déluge, elles n’approcheront point de lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A cause de cette impiété, que le Seigneur lui a remise ; ou à cause du pardon de son impiété. Tel est le vrai sens littéral de la Vulgate (pro ea) et des Septante ; l’hébreu à cause de cela revient au même. ― Tout saint ; c’est-à-dire tout Israélite. Tous les Israélites, en effet, étaient appelés saints (voir Exode, 19, 6), comme les chrétiens l’ont été depuis (voir Actes des Apôtres, 9, vv. 13, 32 ; Romains, 1, 7). ― Le temps favorable est, selon saint Jérôme, Théodoret, etc., la vie présente pendant laquelle nous pouvons faire pénitence, et nous relever de nos fautes, d’après le prophète Isaïe, 55, 6, et l’auteur de l’Ecclésiaste, 9, 10. ― Le déluge, l’inondation des grandes eaux, signifient ordinairement, dans le style de l’Ecriture, des calamités, des guerres, des malheurs subits et imprévus.
Vous êtes mon refuge dans l’affliction dont je suis environné : délivrez-moi de ceux qui m’environnent, vous, mon Dieu ! qui êtes toute ma joie.
Je vous donnerai l’intelligence ; je vous enseignerai la voie par laquelle vous devez marcher ; et j’arrêterai mes yeux sur vous.
Gardez-vous d’être comme le cheval et le mulet, qui n’ont point d’intelligence, et dont il faut que vous resserriez la bouche avec le mors et le frein, parce qu’autrement ils ne s’approcheraient point de vous.
Le pécheur sera exposé à un grand nombre de peines : mais pour celui qui espère au Seigneur, il sera tout environné de sa miséricorde.
Réjouissez-vous au Seigneur, et soyez transportés de joie, vous qui êtes justes ; et publiez sa gloire par vos cantiques, vous tous qui avez le cœur droit.
Commentaire (versets 9 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 9 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Exhortation à ne pas résister à la grâce, afin de participer à l’allégresse des justes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 4, 7. ― Couverts ; c’est-à-dire qui ne paraissent plus, parce qu’ils n’existent plus, ayant été détruits par la justice et l’innocence obtenues par la foi. Saint Paul rappelle ce verset et le suivant dans Romains, 4, 7-8.