Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Psaumes 120 Psaumes 121 sur 150 chapitres Psaumes 122 →

Psaumes 121

Cantique des degrés. JE me suis réjoui lorsqu’on m’a dit : Nous irons en la maison du Seigneur.

Nos pieds se sont arrêtés à ton entrée, ô Jérusalem !

Jérusalem, que l’on bâtit comme une ville dont toutes les parties sont dans une parfaite union entre elles.

Commentaire (versets 1 à 3) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 3 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Joie au départ pour Jérusalem ; arrivée à la ville bien bâtie. Dont les parties, etc. ; littéralement dont la participation est pour une même chose. Or le terme hébreu rendu dans les Septante et la Vulgate par le mot participation signifie jonction, liaison, union. Ainsi le sens de cette dernière partie du verset est que Jérusalem, dont les pierres et les édifices furent dispersés ou détruits pendant longtemps, ont été de nouveau rétablis et rassemblés, de manière à constituer une ville bien habitée et bien peuplée. Comparer à Jérémie, 31, 23-24. ― Quant à l’expression de lui (jus), qui forme un pléonasme, après dont (pléonasme qui se trouve aussi dans les Septante), elle est inutile en grec et en latin, mais elle est nécessaire en hébreu où le pronom appelé relatif sert simplement à exprimer la relation qui est entre une proposition conjonctive et le nom qui est qualifié par cette proposition, sans toutefois remplir, comme dans plusieurs autres langues, la fonction de sujet ou de complément dans la proposition conjonctive elle-même. On voit par là un nouvel exemple de la fidélité avec laquelle la Vulgate reproduit le texte original.

Car c’est là que sont montées toutes les tribus, les tribus du Seigneur, selon le précepte donné à Israël, pour y célébrer les louanges du nom du Seigneur.

Car c’est là qu’ont été établis les trônes destinés pour le jugement, les trônes préparés pour la maison de David.

Commentaire (versets 4 à 5) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 4 à 5 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Les tribus d’Israël vont là en pèlerinage, selon la prescription (témoignage) faite à Israël, pour y louer le Seigneur et y être jugés par la maison de David. Des tribunaux, des trônes. La Vulgate, le grec et l’hébreu n’ont employé qu’un seul terme, mais ce terme a, entre autres significations, celles de tribunaux et de trônes, qui conviennent, d’ailleurs parfaitement ici.

Demandez à Dieu tout ce qui peut contribuer à la paix de Jérusalem : et que ceux qui t’aiment, ô ville sainte ! soient dans l’abondance.

Que la paix soit dans ta force, et l’abondance dans tes tours.

J’ai parlé de paix, et je te l’ai souhaitée, à cause de mes frères et de mes proches.

J’ai cherché à te procurer toutes sortes de biens, à cause de la maison du Seigneur, notre Dieu.

Commentaire (versets 6 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 6 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Vœux pour la félicité de Jérusalem. A cause de la maison, etc. ; en considération du temple du Seigneur et de l’arche d’alliance que tu as le bonheur de posséder. ― J’ai cherché à te procurer toutes sortes de biens. ― La Jérusalem terrestre est la figure de la Jérusalem céleste, aussi les sentiments exprimés dans ce psaume conviennent-ils parfaitement au chrétien qui aspire au ciel. « Je me suis réjoui, etc. verset 1. Il est donc vrai que nous irons à la maison du Seigneur… Que les enfants du siècle se livrent à la fureur de leurs passions. Pour nous, enfants de lumières, hommes de désirs, nous demeurerons immobiles sur le seuil de la porte du Temple de Jérusalem ; nous n’aurons de conversation et de commerce que dans le ciel ; notre cœur sera tout entier là où est notre véritable trésor… Car là sont montées les tribus, les tribus du Seigneur. Que leur sort est désirable ! Nous sommes au vestibule, et ils ont pénétré jusqu’au Saint des Saints ; nous craignons et ils sont dans l’assurance ; nous combattons et ils triomphent ; nous souffrons et ils sont enivrés d’un torrent de voluptés ; nous croyons et ils voient ; nous espérons et ils possèdent ; nous gémissons et ils louent ; nous prions et ils louent. ― Pour y louer le nom du Seigneur. Voilà la seule ambition qui nous soit permise. Tout ce qui n’est pas la céleste Jérusalem est indigne de nous ; ne souhaitons, ne demandons que les biens et la paix qu’elle renferme. ― Demandez ce qui importe à la paix de Jérusalem. Ne songeons qu’au ciel, ne cherchons que le ciel, n’amassons que pour le ciel ; ne vivons que dans le ciel. ― A cause de la maison du Seigneur notre Dieu, j’ai cherché des biens pour toi. » (L’abbé POULLE.)