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Psaumes 132
Cantique des degrés, de David. HA ! que c’est une chose bonne et agréable que les frères soient unis ensemble !
C’est comme le parfum excellent qui fut répandu sur la tête d’Aaron, et qui descendit sur les deux côtés de sa barbe, et jusque sur le bord de son vêtement :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un parfum, une tête, une barbe. Ces mots n’étant pas précédés de l’article déterminatif dans le grec, version sur laquelle a été traduite notre Vulgate, et donnant d’ailleurs un meilleur sens, nous avons dû y conformer notre traduction.
c’est comme la rosée du mont Hermon, qui descend sur la montagne de Sion.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et celle ; mot évidemment sous-entendus ; car le Psalmiste ne pouvait nullement ignorer que la rosée qui descendait du mont Hermon, situé au-delà du Jourdain, ne pouvait tomber sur la montagne de Sion, située en deçà de ce fleuve, et à plus de cinquante lieues d’Hermon. D’ailleurs ce genre d’ellipse n’est pas rare dans les écrivains sacrés. ― « Cet hymne national, destiné à être chanté pendant les réjouissances publiques, ainsi que le prouvent les deux derniers versets, s’arrondit avec une grâce parfaite, dit Herder. De l’image de l’huile précieuse qui coule de la tête du grand prêtre sur toute sa personne, le poète passe à celle de la rosée qui descend de la plus haute des montagnes, puis il s’arrête sur le tableau de la prospérité de Sion. N’est-ce pas là la véritable marche de l’ode ? Le grand prêtre Aaron lui-même n’est-il pas l’image d’un frère gracieux et paisible, que son frère oint de tout l’éclat d’Israël avec la bienveillance de Dieu ? »
Car c’est là que le Seigneur a ordonné que fût la bénédiction et la vie jusque dans l’éternité.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le Psalmiste chante l’union fraternelle des Israélites, quand ils se réunissent pour les grandes cérémonies religieuses. Le grand-prêtre, fils d’Aaron, qui leur apparaît alors, avec ses ornements éclatants et tout couvert de parfums, les ravit d’admiration ; la rosée qui tombe sur l’Hermon les charme ; non moins admirable, non moins charmante, est la réunion des frères.