Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Psaumes 47 Psaumes 48 sur 150 chapitres Psaumes 49 →

Psaumes 48

Pour la fin, aux enfants de Coré, Psaume.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce psaume commence par une sorte de préambule versets 2 à 5, et comprend deux strophes égales, versets 6 à 12 et 14 à 20, terminées chacune par un refrain, versets 13 et 21. ― C’est un de ceux qui contiennent des passages explicites sur la croyance à une autre vie. Il rappelle les Proverbes, surtout dans son introduction.

PEUPLES, écoutez tous ceci : soyez attentifs, vous tous qui habitez l’univers ;

soit que vous soyez d’une basse ou d’une illustre naissance, soit que vous soyez riches ou pauvres.

Ma bouche proférera des paroles de sagesse, et la méditation de mon cœur des paroles de prudence.

Je rendrai moi-même mon oreille attentive à l’intelligence de la parabole ; je découvrirai sur la harpe ce que j’ai à proposer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 77, 2 ; Matthieu, 13, 35. ― J’inclinerai, etc. Je serai attentif à ce que l’Esprit divin me suggérera, et je ferai connaître, au son du psaltérion, le sujet de mon chant, lequel m’aura été inspiré.

Quel sujet aurai-je de craindre au jour mauvais ? Ce sera si je me trouve enveloppé dans l’iniquité de ma voie.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je craindrai, nous a paru le complément le plus simple et le plus naturel de l’ellipse qui se trouve dans l’hébreu et les Septante, aussi bien que dans la Vulgate. ― L’iniquité de ma voie ; littéralement de mon talon ; c’est-à-dire de mes pas, de ma marche ; au figuré, de ma conduite. Ainsi, le sens est : Je n’aurai à craindre que si je marche dans une mauvaise voie.

Que ceux qui se confient dans leur force, et qui se glorifient dans l’abondance de leurs richesses, entendent ceci :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qu’ils craignent. Voir la note précédente.

Le frère ne rachète point son frère : l’homme étranger le rachètera-t-il ? Il ne pourra pas pour soi-même rien donner à Dieu qui l’apaise ;

ni un prix qui soit capable de racheter son âme. Il sera éternellement dans le travail et la peine ;

et il vivra néanmoins jusqu’à la fin. Il ne verra point lui-même la mort,

lorsqu’il verra les sages mourir. Cependant l’insensé et le fou ne laisseront pas de périr ; et ils abandonneront leurs richesses à des étrangers ;

Commentaire (versets 9 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 9 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Ces versets, en partie si obscurs et par là même si diversement interprétés, s’expliqueraient assez bien, ce semble, si on supposait simplement une interrogation dans le texte, de cette manière : L’homme, pendant sa vie, sera toujours livré au travail et à la peine ; mais vivra-t-il éternellement ? Ne verra-t-il pas la mort pour lui-même, quand il verra les sages mourir ?

et leurs sépulcres seront leurs maisons jusqu’à la consommation des siècles : telles seront leurs demeures dans la suite de toutes les races ; quoiqu’ils aient voulu se rendre immortels en donnant leurs noms à leurs terres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour toujours (in æternum) ; c’est-à-dire jusqu’à la fin du monde. ― Tabernacles ; demeures, habitations. ― Chaque génération ; littéralement génération et génération. Voir milieu des Observations préliminaires. ― Quoiqu’ils aient donné, etc. ; pour se rendre célèbres, immortels.

L’homme, tandis qu’il était en honneur, ne l’a point compris : il a été comparé aux bêtes qui n’ont aucune raison ; et il leur est devenu semblable.

Cette voie par laquelle ils marchent, leur est une occasion de scandale et de chute ; et ils ne laisseront pas néanmoins de s’en vanter et de s’y complaire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Leurs discours ; littéralement leur bouche. Par un genre de métonymie très usité en hébreu, le mot bouche signifie aussi parole, discours, qui sort de la bouche.

Ils ont été à la fin placés dans l’enfer comme des brebis : la mort les dévorera. Et les justes auront l’empire sur eux au matin ; et tout l’appui sur lequel ils se confiaient sera détruit dans l’enfer, après qu’ils auront été dépouillés de leur gloire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les paîtra ; sera leur pasteur. C’est le sens de l’hébreu et des Septante ; il est d’ailleurs très conforme au contexte. ― Dès le matin ; sans délai, promptement. ― Après leur gloire ; après qu’ils auront été dépouillés de leur gloire.

Mais Dieu rachètera et délivrera mon âme de la puissance de l’enfer, lorsqu’il m’aura pris en sa protection.

Ne craignez donc point en voyant un homme devenu riche, et sa maison comblée de gloire ;

parce que, lorsqu’il sera mort, il n’emportera point tous ses biens, et que sa gloire ne descendra point avec lui.

Car son âme recevra la bénédiction pendant sa vie : il vous louera quand vous lui ferez du bien.

Mais il entrera dans le lieu de la demeure de tous ses pères ; et durant toute l’éternité il ne verra plus la lumière.

L’homme, tandis qu’il était en honneur, ne l’a point compris : il a été comparé aux bêtes qui n’ont aucune raison ; et il leur est devenu semblable.