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Psaumes 79
Pour la fin, pour ceux qui seront changés, Témoignage d’Asaph.
VOUS qui gouvernez Israël, et qui y conduisez Joseph comme une brebis, écoutez-nous. Vous qui êtes assis sur les chérubins, manifestez-vous
devant Éphraïm, Benjamin et Manassé. Excitez et faites paraître votre puissance, et venez pour nous sauver.
Ô Dieu ! convertissez-nous ; montrez-nous votre visage, et nous serons sauvés.
Commentaire (versets 2 à 4) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 2 à 4 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Que le berger d’Israël secoure Ephraïm et Manassé ! Refrain.
Seigneur, Dieu des armées ! jusques à quand vous mettrez-vous en colère, sans vouloir écouter la prière de votre serviteur ?
Jusques à quand nous nourrirez-vous d’un pain de larmes, et nous ferez-vous boire l’eau de nos pleurs avec abondance ?
Vous nous avez mis en butte à la contradiction de nos voisins ; et nos ennemis se sont moqués de nous avec insulte.
Dieu des armées ! convertissez-nous ; montrez-nous votre visage, et nous serons sauvés.
Commentaire (versets 5 à 8) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 5 à 8 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Israël est abreuvé de pleurs et ses ennemis se moquent de lui. Refrain, qui ne diffère de celui du verset 4 que par l’addition du mot des armées à Dieu.
Vous avez transporté votre vigne de l’Égypte ; et après avoir chassé les nations, vous l’avez plantée en leur place.
Vous lui avez servi de guide dans le chemin en marchant devant elle ; vous avez affermi ses racines, et elle a rempli la terre.
Son ombre a couvert les montagnes, et ses branches les cèdres les plus hauts.
Elle a étendu ses pampres jusqu’à la mer, et ses rejetons jusqu’au fleuve.
Commentaire (versets 9 à 12) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 9 à 12 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Dieu avait transplanté Israël comme un cep de vigne dans les montagnes d’Ephraïm où il avait prospéré. La mer Méditerranée, à l’occident. ― Jusqu’au fleuve, l’Euphrate, à l’orient.
Pourquoi avez-vous donc détruit la muraille qui l’environnait ? et pourquoi souffrez-vous que tous ceux qui passent dans le chemin la pillent ?
Le sanglier de la forêt l’a toute ruinée, et la bête sauvage l’a dévorée.
Dieu des armées ! tournez-vous vers nous ; regardez du haut du ciel, et voyez, et visitez de nouveau votre vigne.
Donnez la perfection à celle que votre droite a plantée ; et jetez les yeux sur le fils de l’homme que vous vous êtes attaché.
Commentaire (versets 13 à 16) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 13 à 16 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Pourquoi Dieu laisse-t-il ravager sa plantation ? Sur le fils de l’homme, ne peut être qu’un complément du verbe regardez (respice), exprimé au verset précédent. ― Le fils de l’homme ; c’est Jésus-Christ, qui s’est comparé dans l’Evangile à une vigne (voir Jean, 15, vv. 1, 4-5).
Elle a été toute brûlée par le feu, et toute renversée ; et ses habitants sont sur le point de périr par la sévérité menaçante de votre visage.
Étendez votre main sur l’homme de votre droite, et sur le fils de l’homme que vous vous êtes attaché.
Et nous ne nous éloignerons plus de vous : vous nous donnerez une vie nouvelle ; et nous invoquerons votre nom.
Seigneur, Dieu des armées ! convertissez-nous ; montrez-nous votre visage, et nous serons sauvés.
Commentaire (versets 17 à 20) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 17 à 20 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Puisse Dieu protéger encore Israël ! à l’avenir il lui sera fidèle et invoquera son nom. Refrain, comme aux versets 4 et 8, avec l’addition du mot Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le titre hébreu porte : « Au chef de chœur. ‘El Schoschannîm. ‘Êdouth. Maskîl. « Voir l’explication de ces mots dans la note 20 à la fin du volume. Les Septante ajoutent : « sur l’Assyrien.) ― Le royaume d’Israël (ou d’Ephraïm, descendant de Joseph), demande dans un magnifique langage la protection de Dieu contre les Assyriens qui l’oppriment.