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Psaumes 39

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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Au maître de chant, à Idithun. Chant de David.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par. Voir le titre du Psaume 15 (Hébreu : 16). ― Psaume prophétique : saint Paul, voir Hébreux, 10, 5-10, place dans la bouche de Notre-Seigneur venant dans le monde les versets 7 à 9. David le composa peut-être dans les derniers temps de la persécution de Saül. Ce psaume est construit très irrégulièrement, et il a plutôt le caractère d’une simple prière que celui d’un poème lyrique.

Je disais : « Je veillerai sur mes voies, de peur de pécher par la langue ; je mettrai un frein à ma bouche, tant que le méchant sera devant moi. »

Et je suis resté muet, dans le silence ; je me suis tu, quoique privé de tout bien. Mais ma douleur s’est irritée,

mon cœur s’est embrasé au-dedans de moi ; dans mes réflexions un feu s’est allumé, et la parole est venue sur ma langue.

Commentaire (versets 2 à 4) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 2 à 4 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Chant d’actions de grâces envers Dieu qui a retiré David du bourbier, c’est-à-dire du danger.

Fais-moi connaître, Yahweh, quel est le terme de ma vie ; quelle est la mesure de mes jours ; que je sache combien je suis périssable.

Tu as donné à mes jours la largeur de la main, et ma vie est comme un rien devant toi. Oui, tout homme vivant n’est qu’un souffle. — Séla.

Commentaire (versets 5 à 6) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 5 à 6 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Heureux l’homme qui se confie en Dieu, dont les merveilles sont sans nombre ! Et dans vos pensées, etc. Personne n’a des pensées aussi profondes et aussi élevées que les vôtres. Or, le mot pensées comprend aussi les desseins et les jugements. ― J’ai annoncé, etc. ; c’est-à-dire, suivant l’explication de Symmaque et de saint Jérôme, lorsque j’ai voulu annoncer ces pensées et en parler, elles se sont trouvées en trop grand nombre pour pouvoir être racontées. ― Elles ont été multipliées (vos pensées) ; le verbe en latin est au masculin : multiplicati, parce que l’auteur de la Vulgate l’a fait concorder, non pas avec le latin cogitationes, qui est du féminin, mais avec le grec dialogismoï, qui est du masculin, et dont cogitationes est la traduction. Ce genre d’anomalie se trouve encore dans le livre de la Sagesse, 1, 7, où le neutre hoc quod concorde, non avec le latin spiritus, qui est du masculin, mais avec le grec pneuma, qui signifie aussi esprit, mais qui est du genre neutre.

Oui, l’homme passe comme une ombre ; oui, c’est en vain qu’il s’agite ; il amasse, et il ignore qui recueillera.

Maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ? Mon espérance est en toi.

Délivre-moi de toutes mes transgressions ; ne me rends pas l’opprobre de l’insensé.

Commentaire (versets 7 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 7 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Comment remercier Dieu de ses bienfaits ? Par des sacrifices ? Non, par l’obéissance. Votre loi étant à l’accusatif dans le grec et dans le latin, est nécessairement un complément du verbe j’accomplirais (facerem), aussi bien que votre volonté (voluntatem tuam), qui précède. ― Qui est ne présente nullement une addition arbitraire ; c’est une expression qui se sous-entend dans les auteurs sacrés. Ainsi, la traduction ordinaire, qui fait des mots votre volonté le sujet d’une phrase nominale, forme un vrai contresens.

Je me tais, je n’ouvre plus la bouche, car c’est toi qui agis.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

-18 Le Psalmiste a manifesté à tous les bontés du Seigneur (versets 10 et 11), mais il a besoin de nouvelles grâces, (verset 2) et il demande : 1° le pardon de ses péchés (verset 13), 2° le triomphe sur ses ennemis (versets 14 à 16) et 3° la joie et le salut pour lui et pour les justes (versets 17 et 18).

Détourne de moi tes coups ; sous la rigueur de ta main, je succombe !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Votre vérité ; c’est-à-dire votre fidélité à exécuter vos promesses. ― Votre salut ; le salut que vous accordez, qui vient de vous. ― A un conseil nombreux (a consilio multo) ; les Septante lisent rassemblement, réunion, qui a la même signification que conseil ; et l’hébreu assemblée, comme au verset 10.

Quand tu châties l’homme, en le punissant de son iniquité, tu détruis, comme fait la teigne, ce qu’il a de plus cher. Oui, tout homme n’est qu’un souffle. — Séla.

Écoute ma prière, Yahweh, prête l’oreille à mes cris, ne sois pas insensible à mes larmes ! Car je suis un étranger chez toi, un voyageur, comme tous mes pères.

Détourne de moi le regard et laisse-moi respirer, avant que je m’en aille et que je ne sois plus !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 69, 2.