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Psaumes 102
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :
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Prière du malheureux, lorsqu’il est accablé et qu’il répand sa plainte devant Yahweh.
Yahweh écoute ma prière, et que mon cri arrive jusqu’à toi.
Ne me cache pas ton visage, au jour de ma détresse ; incline vers moi ton oreille, quand je crie, hâte-toi de m’exaucer.
Car mes jours s’évanouissent comme en fumée, et mes os sont embrasés comme par un feu.
Frappé comme l’herbe, mon cœur se dessèche ; j’oublie même de manger mon pain.
À force de crier et de gémir, mes os s’attachent à ma chair.
Je ressemble au pélican du désert, je suis devenu comme le hibou des ruines.
Je passe les nuits sans sommeil, comme l’oiseau solitaire sur le toit.
Tout le jour mes adversaires m’outragent, mes ennemis furieux jurent ma ruine.
Je mange la cendre comme du pain, et je mêle mes larmes à mon breuvage,
à cause de ta colère et de ton indignation, car tu m’as soulevé et jeté au loin.
Mes jours sont comme l’ombre qui s’allonge, et je me dessèche comme l’herbe.
Mais toi, Yahweh, tu es assis sur un trône éternel, et ta mémoire vit d’âge en âge.
Tu te lèveras, tu auras pitié de Sion, car le temps de lui faire grâce, le moment fixé est venu.
Car tes serviteurs en chérissent les pierres, ils s’attendrissent sur sa poussière.
Alors les nations révéreront le nom de Yahweh, et tous les rois de la terre ta majesté,
parce que Yahweh a rebâti Sion ; il s’est montré dans sa gloire.
Il s’est tourné vers la prière du misérable, il n’a pas dédaigné sa supplication.
Que cela soit écrit pour la génération future, et que le peuple qui sera créé célèbre Yahweh,
parce qu’il a regardé de sa sainte hauteur, parce que Yahweh a regardé des cieux sur la terre,
pour écouter les gémissements des captifs, pour délivrer ceux qui sont voués à la mort,
afin qu’ils publient dans Sion le nom de Yahweh, et sa louange dans Jérusalem,
quand s’assembleront tous les peuples, et les royaumes pour servir Yahweh.
Il a brisé ma force sur le chemin, il a abrégé mes jours.
Je dis : Mon Dieu, ne m’enlève pas au milieu de mes jours, toi, dont les années durent d’âge en âge.
Au commencement tu as fondé la terre, et les cieux sont l’ouvrage de tes mains.
Ils périront, mais toi, tu subsistes. Tu les changeras comme un manteau, et ils seront changés :
mais toi, tu restes le même, et tes années n’ont point de fin.
Les fils de tes serviteurs habiteront leur pays, et leur postérité sera stable devant toi.
Commentaire (versets 1 à 22) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 1 à 22 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
« Ce psaume, l’un des plus beaux de David, est le cantique des miséricordes du Seigneur. Elles n’ont jamais été célébrées d’un ton plus sublime, et jamais le sublime n’a été plus touchant. » (LA HARPE.) ― La suite des pensées est la suivante : ― Versets 1 à 5 : Exhortation à louer et remercier Dieu à cause des bienfaits personnels que nous en avons reçus ; ― Versets 6 à 9 : à cause du soin qu’il prend des opprimés comme il l’a fait pour les Hébreux au temps de Moïse ; ― Versets 10 à 14 : à cause du pardon qu’il accorde aux pécheurs ; ― Versets 15 à 18 : à cause de sa bonté qui s’étend d’âge en âge et n’est pas passagère comme notre vie. ― Versets 19 à 22 : Que le ciel et la terre louent donc le Seigneur ! Dans ce verset, nous avons cru devoir nous conformer à la ponctuation du texte hébreu et des Septante, parce qu’elle présente un sens plus conforme au contexte que celle de la Vulgate.