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Psaumes 73
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Psaume d’Asaph. Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur pur !
Toutefois j’étais sur le point de fléchir, mon pied a presque glissé.
Car je m’indignais contre les impies, en voyant le bonheur des méchants.
Pour eux, point de douleurs jusqu’à la mort ; leur corps est plein de vigueur.
Ils n’ont point de part au labeur des mortels, ils ne sont point frappés avec le reste des hommes.
Aussi l’orgueil est la parure de leur cou, et la violence, la robe précieuse qui les couvre.
L’iniquité sort de leurs entrailles, les pensées de leur cœur se font jour.
Ils raillent, ils parlent iniquité et violence, ils profèrent des discours hautains.
Ils dirigent leur bouche contre le ciel même, et leur langue s’exerce sur la terre.
C’est pourquoi mon peuple se tourne de leur côté, il avale l’eau à grands traits.
Ils disent : « Comment Dieu saurait-il ?
Commentaire (versets 10 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 10 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Jusqu’à quand durera cet abandon du Seigneur ?
Tels sont les méchants : toujours heureux, ils accroissent leurs richesses.
C’est donc en vain que j’ai gardé mon cœur pur, que j’ai lavé mes mains dans l’innocence ;
tout le jour je suis frappé, chaque matin mon châtiment est là. »
Commentaire (versets 12 à 14) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 12 à 14 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Ce n’est pas la puissance qui manque à Dieu ; il a séparé la mer de la terre ferme, il brise la tête du crocodile. La tête du dragon, de Léviathan, le crocodile, emblème du roi d’Egypte. ― Le roi d’Egypte est devenu la proie de l’Ethiopie.
Si j’avais dit : « Je veux parler comme eux », j’aurai trahi la race de tes enfants.
J’ai réfléchi pour comprendre ces choses, la difficulté a été grande à mes yeux,
jusqu’à ce que j’aie pénétré dans le sanctuaire de Dieu, et pris garde à leur sort final.
Commentaire (versets 15 à 17) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 15 à 17 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Dieu est le créateur des rivières, du jour, des astres, des saisons. Toutes les limites ; c’est-à-dire toute l’étendue.
Oui, tu les places sur des voies glissantes ; tu les fais tomber, et ils ne sont plus que ruines.
Eh quoi ! En un instant les voilà détruits ! Ils sont anéantis, ils disparaissent dans des catastrophes !
Comme on fait d’un songe au réveil, Seigneur, à ton réveil, tu repousses leur image.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ces hommes avilis sur la terre, dont parle le Psalmiste, sont probablement les Chaldéens ou les Iduméens et les Samaritains. ― Ont été comblés ; etc. ; c’est-à-dire se sont emparés injustement des maisons des Hébreux pendant leur captivité.
Lorsque mon cœur s’aigrissait, et que je me sentais profondément ému,
j’étais stupide et sans intelligence, j’étais comme une brute devant toi.
Mais je serai à jamais avec toi : tu m’as saisi la main droite,
par ton conseil tu me conduiras, et tu me recevras ensuite dans la gloire.
Quel autre que toi ai-je au ciel ? Avec toi, je ne désire rien sur la terre.
Ma chair et mon cœur se consument : le rocher de mon cœur et mon partage, c’est Dieu à jamais.
Voici que ceux qui s’éloignent de toi périssent ; tu extermines tous ceux qui te sont infidèles.
Pour moi, être uni à Dieu, c’est mon bonheur ; dans le Seigneur Yahweh je mets ma confiance, afin de raconter toutes tes œuvres.
Commentaire (versets 4 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 4 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Peinture des dévastations commises dans le temple par les ennemis des Juifs qui sont les ennemis de Dieu (versets 4 à 6) ; ils ont fait cesser tout culte et il n’ya plus de miracles, plus de prophètes pour consoler Israël (versets 7 à 9). Nos signes ; les prodiges qui nous ont été promis dans la loi et dont une partie a été opérée en faveur de nos pères. ― Il n’y a point de prophète. C’est la plainte des Juifs captifs à Babylone, dans leur désespoir ; plainte au fond exagérée, puisque Daniel était à Babylone. Il est vrai qu’il y prophétisa peu, et que ses principales prophéties lui furent révélées à Suse (voir Daniel, chapitres 7 à 11). Quant aux signes ou prodiges, s’ils ne virent pas à Babylone ces grands coups d’éclat, comme on en avait vu anciennement en Egypte et dans le désert, ils furent cependant témoins de la délivrance miraculeuse de Daniel et de ses compagnons, de la fournaise ardente (voir Daniel, 3, verset 20 et suivants) ; et de celle de Daniel, de la fosse aux lions (voir Daniel, 14, verset 30 et suivants) ; de la justification miraculeuse de la chaste Suzanne (voir Daniel, 13, verset 45 et suivants) ; de la métamorphose de Nabuchodonosor (voir Daniel, 4, verset 13 et suivants) ; enfin des derniers moments de Balthasar, roi des Chaldéens (voir Daniel, 5, verset 22 et suivants).