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Psaumes 109
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Au maître de chant. Psaume de David. Dieu de ma louange, ne garde pas le silence !
Car la bouche du méchant, la bouche du perfide, s’ouvre contre moi. Ils parlent contre moi avec une langue de mensonge,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sion désigne souvent, dans les prophètes, Jérusalem dont l’enceinte renfermait trois montagnes ou coteaux, Sion, Acra et Moria. ― La verge (virgam) est, selon plusieurs Pères, le sceptre de Jésus-Christ, c’est-à-dire sa croix, selon d’autres, la parole de son Evangile, qui assujettit les nations à la foi ; ou bien, suivant d’autres, la sévérité de son jugement, qui brisera les méchants avec une verge de fer (voir Psaumes, 2, 9). L’empire du Sauveur a commencé dans Sion, ou Jérusalem (voir Isaïe, 2, 3 ; Michée, 4, 2 ; Luc, 24, 47).
ils m’assiègent de paroles haineuses, et ils me font la guerre sans motif.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Principe ; c’est-à-dire, suivant la plupart des Pères, domination, empire, principauté. ― Au jour de votre puissance ; c’est-à-dire de toute éternité, puisque la génération et le règne de Jésus-Christ, comme Dieu, sont éternels. Cependant saint Chrysostome, Théodoret, saint Augustin et saint Athanase entendent par cette expression le jour du jugement, auquel Jésus-Christ exercera son empire, sa sévérité et sa justice, en paraissant au milieu de ses anges et de ses saints (in splendoribus sanctorum). ― Ce passage est très difficile. Le texte hébreu actuel est aussi très obscur, surtout pour les 3e et 4e versets. On peut le traduire ainsi :
En retour de mon affection, ils me combattent, et moi, je ne fais que prier.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 12, 34 ; Hébreux, 5, 6 ; 7, 17. ― « Le passage dans lequel le roi célébré ici nous est représenté en même temps comme prêtre, fournit une des preuves les plus fortes du caractère messianique de ce psaume. » (KOENIG.) (oubli d’une note ?) ― Le Seigneur a juré et il ne s’en repentira point. « Il n’y aura point de changement à cette promesse. » (BOSSUET.) ― Vous êtes prêtres pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédech. « Vous n’avez ni commencement ni fin : ce n’est point un sacerdoce qui vienne de vos ancêtres, ni qui doive passer à vos descendants. Votre sacerdoce ne passe point en d’autres mains : il y aura sous vous des sacrificateurs et des prêtres ; mais qui seront vos vicaires et non point vos successeurs. » (BOSSUET.)
Ils me rendent le mal pour le bien, et la haine pour l’amour.
Mets-le au pouvoir d’un méchant, et que l’accusateur se tienne à sa droite !
Quand on le jugera, qu’il sorte coupable, et que sa prière soit réputée péché !
Que ses jours soient abrégés, et qu’un autre prenne sa charge !
Que ses enfants deviennent orphelins, que son épouse soit veuve !
Que ses enfants soient vagabonds et mendiants, cherchant leur pain loin de leurs maisons en ruines !
Que le créancier s’empare de tout ce qui est à lui, et que les étrangers pillent ce qu’il a gagné par son travail !
Qu’il n’ait personne qui lui garde son affection, que nul n’ait pitié de ses orphelins !
Que ses descendants soient voués à la ruine, et que leur nom soit effacé à la seconde génération !
Que l’iniquité de ses pères reste en souvenir devant Yahweh, et que la faute de leur mère ne soit point effacée !
Qu’elles soient toujours devant Yahweh, et qu’il retranche de la terre leur mémoire !
Parce qu’il ne s’est pas souvenu d’exercer la miséricorde, parce qu’il a persécuté le malheureux et l’indigent, et l’homme au cœur brisé pour le faire mourir.
Il aimait la malédiction : elle tombe sur lui ; il dédaignait la bénédiction : elle s’éloigne de lui.
Il s’est revêtu de la malédiction comme d’un vêtement ; comme l’eau elle entre au-dedans de lui, et comme l’huile elle pénètre dans ses os.
Qu’elle soit pour lui le vêtement qui l’enveloppe, la ceinture qui ne cesse de l’entourer !
Tel soit, de la part de Yahweh le salaire de mes adversaires, et de ceux qui parlent méchamment contre moi.
Et toi, Seigneur Yahweh, prends ma défense à cause de ton nom ; dans ta grande bonté, délivre-moi.
Car je suis malheureux et indigent, et mon cœur est blessé au-dedans de moi.
Je m’en vais comme l’ombre à son déclin, je suis emporté comme la sauterelle.
À force de jeûne mes genoux chancellent, et mon corps est épuisé de maigreur.
Je suis pour eux un objet d’opprobre ; ils me regardent et branlent de la tête.
Secours-moi, Yahweh, mon Dieu ! Sauve-moi dans ta bonté !
Qu’ils sachent que c’est ta main, que c’est toi, Yahweh, qui l’a fait !
Eux, ils maudissent ; mais toi, tu béniras ; ils se lèvent, mais ils seront confondus, et ton serviteur sera dans la joie.
Mes adversaires seront revêtus d’ignominie, ils seront enveloppés de leur honte comme d’un manteau.
Mes lèvres loueront hautement Yahweh ; je le célébrerai au milieu de la multitude ;
car il se tient à la droite du pauvre, pour le sauver de ceux qui le condamnent. Ps. cx (Vulg. cix) : Le Messie, roi et prêtre. — Oracle concernant sa royauté (1) ; commentaire (2, 3). Oracle concernant son sacerdoce (4), commentaire (5-7).
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Mon Seigneur. David n’a pu donner ce titre à aucun simple mortel, parce qu’il n’en reconnaissait aucun au-dessus de lui. Ce n’est donc qu’au Messie, c’est-à-dire l’Homme Dieu qu’il le donne ; Jésus-Christ l’a prouvé aux Juifs de son temps, et saint Paul fait aussi au Sauveur l’application de ce passage du Psalmiste. Voir Matthieu, 22, 42-45 ; 1 Corinthiens, 15, 25 ; Hébreux, 1, 13 ; 10, 13. ― Asseyez-vous, etc. Comme Dieu, le Sauveur a toujours été à la droite de son Père ; comme homme, il n’a commencé à y être qu’après son Ascension. Comme homme, Dieu lui dit de s’asseoir à sa place, comme Dieu et Fils de Dieu, égal au Père, il prend place à sa droite : Audit quasi homo, sed quasi Filius, dit saint Ambroise. C’est la coutume en Orient que les monarques fassent asseoir à leur droite ceux à qui ils confient le gouvernement de leur empire. ― Jusqu’à ce que. Voir, sur le vrai sens de cette expression, Matthieu, 1, 25. ― L’escabeau de vos pieds. Les vainqueurs en Orient, pour humilier les vaincus, les foulaient sous leurs pieds et s’en servaient comme d’un escabeau, ainsi qu’on le voit sur des bas-reliefs assyriens.