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Psaumes 94
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Dieu des vengeances, Yahweh, Dieu des vengeances, parais !
Lève-toi, juge de la terre, rends aux superbes selon leurs œuvres !
Jusques à quand les méchants, Yahweh, jusques à quand les méchants triompheront-ils ?
Ils se répandent en discours arrogants, ils se glorifient, tous ces artisans d’iniquité.
Yahweh, ils écrasent ton peuple, ils oppriment ton héritage,
ils égorgent la veuve et l’étranger, ils massacrent les orphelins.
Et ils disent : « Yahweh ne regarde pas, le Dieu de Jacob ne fait pas attention. »
Comprenez-donc, stupides enfants du peuple ! Insensés, quand aurez-vous l’intelligence ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Hébreux, 3, 7 ; 4, 7.
Celui qui a planté l’oreille n’entendrait-il pas ? Celui qui a formé l’œil ne verrait-il pas ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans l’irritation ; c’est-à-dire dans le lieu de l’irritation, Raphidim, où les Israélites murmurèrent, du temps de Moïse, parce qu’ils manquaient d’eau (voir Exode, 17, verset 1 et suivants) ; ou bien, selon d’autres, l’endroit du désert de Pharan, où ils se révoltèrent, quand on leur annonça ce qu’étaient les Chananéens et le pays de Chanaan (voir Nombres, 14, verset 2 et suivants) ; ou bien encore Cadès, où le manque d’eau excita une nouvelle sédition parmi eux (voir Nombres, 21, verset 1 et suivants). Voir sur ce verset et les suivants Hébreux, 3, 7-19 ; 4, 1-11.
Celui qui châtie les nations ne punirait-il pas ? Celui qui donne à l’homme l’intelligence ne reconnaîtrait-il pas ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 14, 34.
Yahweh connaît les pensées des hommes, il sait qu’elles sont vaines.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Hébreux, 4, 3. ― S’ils entreront ; pour ils n’entreront pas. Dans les formules de serment, les Hébreux employaient la particule si, quand ils juraient qu’ils ne feraient pas une chose, et ils y ajoutaient la négation, lorsqu’ils juraient qu’ils la feraient. Cette manière de s’exprimer vient de ce qu’ils omettaient, par euphémisme, l’imprécation qui suit les jurements ; par exemple : Je veux qu’il m’arrive tel mal, tel malheur, si, etc. ― Dans mon repos ; c’est-à-dire dans le pays, où je devais leur donner la paix et le repos, la terre promise.
Heureux l’homme que tu instruis, Yahweh, et à qui tu donnes l’enseignement de ta loi,
pour l’apaiser aux jours du malheur, jusqu’à ce que la fosse soit creusée pour le méchant.
Car Yahweh ne rejettera pas son peuple, il n’abandonnera pas son héritage ;
mais le jugement redeviendra conforme à la justice, et tous les hommes au cœur droit y applaudiront.
Qui se lèvera pour moi contre les méchants ? Qui me soutiendra contre ceux qui font le mal ?
Si Yahweh n’était pas mon secours, mon âme habiterait bientôt le séjour du silence.
Quand je dis : « Mon pied chancelle, » ta bonté, Yahweh, me soutient.
Quand les angoisses s’agitent en foule dans ma pensée, tes consolations réjouissent mon âme.
A-t-il rien de commun avec toi le tribunal de perdition, qui fait le mal dans les formes légales ?
Ils s’empressent contre la vie du juste, et ils condamnent le sang innocent.
Mais Yahweh est ma forteresse, mon Dieu est le rocher où je m’abrite.
Il fera retomber sur eux leur iniquité, il les exterminera par leur propre malice, il les exterminera, Yahweh, notre Dieu !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Présence ; littéralement face, mot qui, en hébreu, se met souvent pour personne. D’où le sens est : Hâtons-nous, sans nous laisser prévenir, de nous présenter devant lui pour célébrer ses louanges.