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Psaumes 74
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Cantique d’Asaph. Pourquoi, ô Dieu, nous as-tu rejetés pour toujours ? Pourquoi ta colère est-elle allumée contre le troupeau de ton pâturage ?
Souviens-toi de ton peuple que tu as acquis aux jours anciens, que tu as racheté pour être la tribu de ton héritage ! Souviens-toi de ta montagne de Sion où tu faisais ta résidence,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Refrain.
porte tes pas vers ces ruines irréparables ; l’ennemi a tout ravagé dans le sanctuaire.
Tes adversaires ont rugi au milieu de tes saints parvis ; ils ont établi pour emblèmes leurs emblèmes.
Commentaire (versets 3 à 4) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 3 à 4 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Discours de Dieu : Il rend la justice, quand le moment est venu ; il soutient la terre, quand elle semble ébranlée dans ses fondements.
On les a vus, pareils au bûcheron, qui lève la cognée dans une épaisse forêt.
Et maintenant, toutes les sculptures ensemble ; ils les ont brisées à coups de hache et de marteau.
Ils ont livré au feu ton sanctuaire ; ils ont abattu et profané la demeure de ton nom.
Ils disaient dans leur cœur : « Détruisons-les tous ensemble ! » Ils ont brûlé dans le pays tous les lieux saints.
Nous ne voyons plus nos signes ; il n’y a plus de prophète, et personne parmi nous qui sache jusques à quand…
Commentaire (versets 5 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 5 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
a Le Psalmiste déclare en conséquence au méchant qu’il ne lèvera plus la tête (versets 5 et 6) ; parce que ce n’est pas un monarque de l’orient ou de l’occident, c’est-à-dire un monarque terrestre, qui gouverne, c’est Dieu (versets 7 à 9a). Un calice, etc. Le calice, dans le style des prophètes, marque ordinairement la vengeance et la colère. Les Septante, la Vulgate, les versions syriaque et arabe, semblent reconnaître ici deux calices ; aussi plusieurs interprètes expliquent-ils ainsi ce passage : L’un de ces calices est plein d’un vin pur, net, sans lie : l’autre l’est d’un vin épais, trouble et avec sa lie. Dieu mêle l’un avec l’autre, et tempère le vin pur par un mélange de vin amer et trouble, suivant la nature des fautes des coupables. ― Et il l’a penché ; pour faire boire. b-11 Dieu tient à la main une coupe remplie de breuvage amer, et il la fera boire au méchant jusqu’à la lie ; et Israël glorifiera son Dieu et célébrera la ruine de l’impie.
Jusques à quand, ô Dieu, l’oppresseur insultera-t-il, l’ennemi blasphémera-t-il sans cesse ton nom ?
Pourquoi retires-tu ta main et ta droite ? Tire-la de ton sein et détruis-les !
Pourtant Dieu est mon roi dès les temps anciens, lui qui a opéré tant de délivrances sur la terre.
C’est toi qui as divisé la mer par ta puissance, toi qui as brisé la tête des monstres dans les eaux.
C’est toi qui as écrasé les têtes de Léviathan, et l’as donné en pâture au peuple du désert.
C’est toi qui as fait jaillir la source et le torrent, toi qui as mis à sec les fleuves qui ne tarissent pas.
À toi est le jour, à toi est la nuit ; c’est toi qui as créé la lune et le soleil.
C’est toi qui as fixé toutes les limites de la terre ; l’été et l’hiver, c’est toi qui les as établis.
Souviens-toi : l’ennemi insulte Yahweh, un peuple insensé blasphème ton nom !
Ne livre pas aux bêtes l’âme de ta tourterelle, n’oublie pas pour toujours la vie de tes pauvres.
Prends garde à ton alliance ! car tous les coins du pays sont pleins de repaires de violence.
Que l’opprimé ne s’en retourne pas confus, que le malheureux et le pauvre puissent bénir ton nom !
Lève-toi, ô Dieu, prends en main ta cause ; souviens-toi des outrages que t’adresse chaque jour l’insensé.
N’oublie pas les clameurs de tes adversaires, l’insolence toujours croissante de ceux qui te haïssent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
D’Asaph ou par Asaph. Voir le titre du Psaume 49 (Hébreu : 50). ― Le titre hébreu porte : « Au chef de chœur. [Sur l’air] ‘al thaschkhêth : ne corrompez pas. » ― Théodoret avait trouvé dans quelques manuscrits des Septante l’addition suivante dans le titre : Contre l’Assyrien. On peut en effet rapporter ce psaume au temps d’Ezéchias et y voir un chant prophétique annonçant que Juda sera délivré de l’invasion de Sennachérib, voir 4 Rois, chapitre 19 ; 2 Paralipomènes, chapitre 32 ; Isaïe, chapitre 37.