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Psaumes 104
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Mon âme, bénis Yahweh ! Yahweh, mon Dieu, tu es infiniment grand, Tu es revêtu de majesté et de splendeur !
Il s’enveloppe de lumière comme d’un manteau, il déploie les cieux comme une tente.
Dans les eaux du ciel il bâtit sa demeure, des nuées il fait son char, il s’avance sur les ailes du vent,
Des vents il fait ses messagers, des flammes de feu ses serviteurs.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et soyez fortifiés ; hébraïsme, pour et vous serez fortifiés.
Il a affermi la terre sur ses bases : elle est à jamais inébranlable.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Prodiges et jugements sont des compléments du verbe souvenez-vous, quoiqu’ils ne soient pas au génitif, comme ils y sont dans le passage parallèle (voir 1 Paralipomènes, 16, 12), parce que, comme nous l’avons déjà fait observer, dans la Vulgate, les cas se mettent l’un pour l’autre, sans égard pour la concordance latine. La même anomalie se trouve ici dans les Septante. ― Les jugements de sa bouche ; c’est-à-dire exécutés par ses ordres, ou prédits auparavant. Comparer à Genèse, 15, 14 ; Exode, 3, 20.
Tu l’avais enveloppée de l’abîme comme d’un vêtement ; les eaux recouvraient les montagnes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ses serviteurs ; c’est-à-dire les serviteurs du Seigneur. Ainsi portent les Septante, en entendant par serviteurs les descendants d’Abraham; l’hébreu lit son serviteur, en faisant de ce mot un qualificatif d’Abraham. Dans le passage parallèle (voir 1 Paralipomènes, 16, 13), les Septante mettent ses enfants (les enfants du Seigneur), mais l’hébreu met son serviteur. ― Ses élus ; c’est-à-dire les élus du Seigneur, selon l’hébreu et les Septante, ici et dans l’endroit parallèle des Paralipomènes. Quant à la Vulgate, elle est partout amphibologique, les mots servi et electii pouvant être au génitif singulier aussi bien qu’au nominatif vocatif pluriel.
Elles s’enfuirent devant ta menace ; au bruit de ton tonnerre, elles reculèrent épouvantées.
Les montagnes surgirent, les vallées se creusèrent, au lieu que tu leur avais assigné.
Tu poses une limite que les eaux ne franchiront plus : elles ne reviendront plus couvrir la terre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 22, 16. ― Pour l’explication des allusions historiques contenues dans ce psaume, voir les passages auxquels renvoient les notes indiquant les références du texte sacré.
Il envoie les sources dans les vallées ; elles s’écoulent entre les montagnes.
Elles abreuvent tous les animaux des champs, les onagres viennent y étancher leur soif.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Pour cordeau, etc. Voir Psaumes, 77, 54.
Les oiseaux du ciel habitent sur leurs bords, et font résonner leur voix dans le feuillage.
De sa haute demeure il arrose les montagnes ; la terre se rassasie du fruit de tes œuvres.
Il fait croître l’herbe pour les troupeaux, et les plantes pour l’usage de l’homme ; Il tire le pain du sein de la terre,
et le vin qui réjouit le cœur de l’homme ; il lui donne l’huile qui brille sur sa face, et le pain qui affermit son cœur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 2 Rois, 1, 14 ; 1 Paralipomènes, 16, 22.
Les arbres de Yahweh sont pleins de sève, et les cèdres du Liban qu’il a plantés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il brisa, etc. Briser le soutien ou le bâton du pain, signifiait chez les Hébreux ôter tout moyen de subsistance. Voir sur cette locution, Lévitique, 26, 26.
C’est là que les oiseaux font leurs nids, et la cigogne qui habite dans les cyprès.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 37, 36.
Les montagnes élevées sont pour les chamois, les rochers sont l’abri des gerboises.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 39, 20. ― Un fer, etc. Comparer à Luc, 2, 35. ― Vint ; s’accomplît. ― Sa parole, la prédiction qu’il avait faite à l’échanson et au panetier de Pharaon (voir Genèse, 40, 22-23). Cette prédiction, en faisant connaître Joseph pour vrai prophète, fut la cause de sa mise en liberté et de son élévation.
Il a fait la lune pour marquer les temps, et le soleil qui connaît l’heure de son coucher.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La parole du Seigneur s’enflamma ; il reçut alors l’esprit de prophète. La parole de Dieu est souvent comparée dans l’Ecriture à un feu ardent.
Il amène les ténèbres, et il est nuit ; aussitôt se mettent en mouvement toutes les bêtes de la forêt.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 41, 14.
Les lionceaux rugissent après la proie, et demandent à Dieu leur nourriture.
Le soleil se lève : ils se retirent, et se couchent dans leurs tanières.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ses princes, ses vieillards ; c’est-à-dire les princes et les anciens ou sages de sa cour, ses conseillers.
L’homme sort alors pour sa tâche, et pour son travail jusqu’au soir.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 46, 6. ― La terre de Cham ; c’est l’Egypte, ainsi nommée, parce que Cham, fils de Noé, y demeura, et que Mesraïm, second fils de Cham, la peupla. ― Un des noms donnés par les anciens Egyptiens à leur pays est Chemi.
Que tes œuvres sont nombreuses, Yahweh ! Tu les as toutes faites avec sagesse ; La terre est remplie de tes biens.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 1, 7 ; Actes des Apôtres, 7, 17.
Voici la mer, large et vaste : là fourmillent sans nombre des animaux petits et grands ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il changea, etc. Voir, pour le vrai sens de ce verset, Exode, 4, 21.
là se promènent les navires, et le léviathan que tu as formé pour se jouer dans les flots.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 3, 10 ; 4, 29.
Tous attendent de toi que tu leur donnes la nourriture en son temps.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 7, 10. ― L’ordre. Le terme hébreu rendu dans la Vulgate par paroles, et dans les Septante par discours, signifie souvent commandement, ordre. ― Signes ; c’est-à-dire miracles. Le grec répète le pronom ses devant le mot prodiges. ― La terre de Cham. Voir le verset 23.
Tu la leur donnes, et ils la recueillent ; Tu ouvres ta main, et ils se rassasient de tes biens.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 10, 21. ― Et il ne rétracta pas ; littéralement il n’irrita pas, il n’aigrit pas. Le sens le plus simple et le plus naturel de cette seconde partie du verset, tel qu’il se lit dans la Vulgate, est, selon nous, que Dieu accomplit exactement tout ce qu’il avait dit à Moïse au sujet de ses plaies dont il devait frapper Pharaon et l’Egypte.
Tu caches ta face : ils sont dans l’épouvante ; tu leur retire le souffle : ils expirent, et retournent dans leur poussière.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 7, 20.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 8, 6.
Que la gloire de Yahweh subsiste à jamais ! Que Yahweh se réjouisse de ses œuvres !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 8, vv. 16, 24. ― Il vint des myriades de mouches et de moucherons. Parmi ces insectes, il faut ranger surtout les moustiques. Ceux-là seuls qui ont habité l’Orient, l’Egypte et la Palestine peuvent se faire une idée de cette plaie. Un médecin en fait la description suivante : « Le moustique est un animal bien petit, mais bien rusé et bien avide de votre sang… Il bourdonne et vous pique ; il vous enfonce son aiguillon, et s’il y a plusieurs moustiques à la fois qui vous perforent, vous êtes en feu et votre corps est criblé de milliers de boutons, sièges brûlants de démangeaisons intolérables… Les moustiques sont des insectes plus dangereux et plus répandus qu’on ne le croit généralement. Le chancelier du consul général de France à Jérusalem, qui avait résidé à Zanzibar, nous a dit qu’une des régions de cette côte torride est absolument inhabitable par le fait des moustiques ; les ouvriers, pour travailler, sont obligés d’avoir tout le corps enduit d’une épaisse couche de mortier, qu’ils doivent renouveler plusieurs fois par jour ; quant aux chevaux, ânes et mulets, ils endurent de telles souffrances, qu’ils en perdent l’appétit et le sommeil ; ils ne peuvent ni manger ni dormir, ils maigrissent et meurent de consomption, au bout d’un mois de séjour sur cette côte inhospitalière. » E. GUIBOUT, Jérusalem, Le Caire, Damas, 1 889, p. 186.
Il regarde la terre et elle tremble ; il touche les montagnes, et elles fument.
Je veux chanter Yahweh tant que je vivrai, célébrer mon Dieu tant que j’existerai.
Puisse mon cantique lui être agréable ! Moi, je mets ma joie en Yahweh.
Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les méchants ne soient plus ! Mon âme, bénis Yahweh ! Alleluia !
Commentaire (versets 34 à 35) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 34 à 35 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Qui était sans nombre… Elle mangea. Ces verbes, qui, étant au singulier, ne concordent grammaticalement qu’avec le dernier substantif chenille, ont cependant aussi pour sujet le nom précédent sauterelle. Ce genre de construction n’est pas étranger au style de la Bible.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Paralipomènes, 16, 8 ; Isaïe, 12, 4. ― Ce psaume, composé par David, fut chanté à la fête de la translation de l’arche à Jérusalem, voir 1 Paralipomènes, 16, 7. Ce chapitre des Paralipomènes reproduit les quinze premiers versets, voir 1 Paralipomènes, 16, 8-22 ; il les fait suivre sans interruption, de Psaumes, 96, 1 et 106, 47-48. Le Psaume 104 résume l’histoire d’Israël et fait ressortir la Providence de Dieu sur son peuple. Voir Psaumes 77 et 105. ― La versification est régulière, mais ce psaume est sans grande élévation poétique.