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Psaumes 59
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :
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Au maître de chant. Ne détruis pas ! Hymne de David. Lorsque Saül envoya garder sa maison pour le mettre à mort.
Délivre-moi de mes ennemis, ô mon Dieu, protège-moi contre mes adversaires.
Délivre-moi de ceux qui commettent l’iniquité, et sauve-moi des hommes de sang.
Car voici qu’ils sont aux aguets pour m’ôter la vie ; des hommes violents complotent contre moi ; sans que je sois coupable, sans que j’aie péché, Yahweh
malgré mon innocence ils accourent et s’embusquent. Éveille-toi, viens au-devant de moi et regarde.
Toi, Yahweh, Dieu des armées, Dieu d’Israël, lève-toi pour châtier toutes les nations, sois sans pitié pour ces traîtres et ces malfaiteurs ! — Séla.
Ils reviennent le soir, ils grondent comme le chien, ils font le tour de la ville.
Commentaire (versets 3 à 7) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 3 à 7 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Plaintes et prière d’Israël opprimé par les Iduméens.
Voici que leur bouche vomit l’injure, il y a des glaives sur leurs lèvres : « Qui est-ce qui entend ? » disent-ils.
Et toi, Yahweh, tu te ris d’eux, tu te moques de toutes les nations !
Ma force, c’est vers toi que je regarderai, car Dieu est ma forteresse.
Commentaire (versets 8 à 10) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 8 à 10 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Discours de Dieu annonçant la défaite de tous les ennemis de son peuple. Moab, etc. Quelquefois, dit D. Calmet, on jetait les sorts au fond d’un vase plein d’eau. Le sort qui venait le dernier était le meilleur. Moab est le bon lot qui m’est venu, et qui a été tiré du fond du vase. Selon d’autres interprètes, le Psalmiste qualifie ainsi Moab, parce que c’était une province fertile et abondante. Le texte hébreu porte : Moab est le vase où je me lave ; ce qui marque l’assujettissement et l’avilissement des Moabites. Mais les Septante et Symmaque ont lu comme la Vulgate. ― Mes pas ; littéralement ma chaussure. ― Des étrangers ; c’est-à-dire les Philistins qui avaient émigré dans la Palestine, et dont le pays est expressément nommé ici dans le texte hébreu. ― Moab, désigne le pays à l’est de la mer Morte, habité par les descendants de Loth. ― L’Idumée, au sud de la Palestine, était très forte, à cause de ses montagnes.
Le Dieu qui m’est propice viendra au-devant de moi ; Dieu me fera contempler mes ennemis.
Ne les tue pas, de peur que mon peuple n’oublie ; fais-les errer par ta puissance et renverse-les, ô Seigneur, notre bouclier.
Leur bouche pèche à chaque parole de leurs lèvres ; qu’ils soient pris dans leur propre orgueil, à cause des malédictions et des mensonges qu’ils profèrent !
Détruis-les dans ta fureur, détruis-les, et qu’ils ne soient plus ; qu’ils sachent que Dieu règne sur Jacob, jusqu’aux extrémités de la terre ! — Séla.
Commentaire (versets 11 à 14) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 11 à 14 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Prière pour obtenir la victoire contre les Iduméens.
Ils reviennent le soir ; ils grondent comme le chien, ils font le tour de la ville.
Ils errent çà et là, cherchant leur proie, et ils grognent s’ils ne sont pas rassasiés.
Et moi, je chanterai ta force, et le matin je célébrerai ta bonté ; car tu es ma forteresse, un refuge au jour de mon angoisse.
Ô ma force, je chanterai en ton honneur, car Dieu est ma forteresse, le Dieu qui m’est propice.
Commentaire (versets 1 à 2) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 1 à 2 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Titre hébreu : « Au chef de chœur. Sur [l’air de] schouschan ‘êdouth (le lis du témoignage). Mikthâm. De David. Pour être enseigné (comme l’élégie sur la mort de Saül et de Jonathas, voir 2 Rois, 1, 18). » Les paroles : Lorsqu’il brûla, etc., indiquent d’une manière générale l’époque de la composition du psaume. Il fut fait avant la victoire de la vallée des Salines, à un moment où la Palestine du sud était maltraitée par les Iduméens à qui le roi n’avait pas de troupes suffisantes à opposer. ― Psaumes, 107, 7-14, est la reproduction de Psaumes, 59, 7-15. Les faits historiques mentionnés dans ce titre, et qu’on lit en grande partie dans 2 Rois, 8, 13 ; 10, vv. 16, 19 ; 3 Rois, 11, 15-16 ; 1 Paralipomènes, 18, 12 ; 19, 19, offrent plusieurs difficultés ; on peut les voir exposées et expliquées dans les commentateurs.