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Psaumes 44
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Au maître de chant. Des fils de Coré. Cantique.
Ô Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, nos pères nous ont raconté l’œuvre que tu as accomplie de leur temps, aux jours anciens.
De ta main tu as chassé des nations pour les établir, tu as frappé des peuples pour les étendre.
Commentaire (versets 2 à 3) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 2 à 3 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Exorde : enthousiasme du prophète produit par l’excellence du sujet qui l’inspire : la beauté du roi Messie. La grâce est répandue, etc. Saint Luc dit dans son Evangile (voir Luc, 4, 22) que tous admiraient les paroles de grâce qui sortaient de la bouche de Jésus-Christ. ― C’est pourquoi le Seigneur vous a béni, etc. Jésus-Christ dans son humanité a été comblé de bénédictions et de grâces ; et la première qu’il a reçue, qui est celle de sa prédestination à la gloire d’être uni hypostatiquement à la divinité, il l’a reçue gratuitement, c’est-à-dire indépendamment de tout mérite de sa part et par la pure faveur de Dieu ; mais il a reçu les autres grâces, et la gloire infinie dont il jouit dans le ciel, en considération de ses mérites personnels, et pour récompense de ses humiliations, de son obéissance, de sa passion et de sa mort.
Car ce n’est point avec leur épée qu’ils ont conquis le pays, ce n’est point leur bras qui leur a donné la victoire ; mais c’est ta droite, c’est ton bras, c’est la lumière de ta face, parce que tu les aimais.
C’est toi qui es mon roi, ô Dieu : ordonne le salut de Jacob !
Commentaire (versets 4 à 5) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 4 à 5 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Le roi Messie, prodige de beauté, est aussi un héros, un prodige de force. Le Psalmiste le dépeint comme l’ayant sous les yeux.
Par toi nous renverserons nos ennemis, en ton nom nous écraserons nos adversaires.
Car ce n’est pas en mon arc que j’ai confiance ce n’est pas mon épée qui me sauvera.
Mais c’est toi qui nous délivres de nos ennemis, et qui confonds ceux qui nous haïssent.
Commentaire (versets 6 à 8) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 6 à 8 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Ce héros est Dieu, un dominateur divin. Qui participent, etc. ; c’est-à-dire les autres rois. L’onction que Jésus-Christ a reçu est bien supérieure à celle de tous les rois ordinaires, puisque c’est Dieu qui l’a oint de l’Esprit Saint et de sa vertu, selon le témoignage de l’apôtre saint Pierre (voir Actes des Apôtres, 10, 38) et celui du Sauveur lui-même qui s’est appliqué (voir Luc, 4, 18), ces paroles du prophète Isaïe : « L’esprit du Seigneur est sur moi ; c’est pourquoi il m’a consacré par son onction (voir Isaïe, 61, 1). »
En Dieu nous nous glorifions chaque jour, et nous célébrons ton nom à jamais. — Séla.
Cependant tu nous repousses et nous couvres de honte ; tu ne sors plus avec nos armées.
Commentaire (versets 9 à 10) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 9 à 10 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Après avoir dépeint le Messie, époux de l’Eglise, le Psalmiste nous dépeint l’Eglise, épouse du Messie : elle est brillante de l’or d’Ophir, etc.
Tu nous fais reculer devant l’ennemi, et ceux qui nous haïssent nous dépouillent.
Tu nous livres comme des brebis destinées à la boucherie, tu nous disperses parmi les nations ;
tu vends ton peuple à vil prix, tu ne l’estimes pas à une grande valeur.
Commentaire (versets 11 à 13) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 11 à 13 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Discours à la reine, afin qu’elle se donne tout entière au Messie. Votre visage. Voir Psaumes, 41, 6. ― Tyr, capitale de la Phénicie, célèbre par son commerce et ses richesses.
Tu fais de nous un objet d’opprobre pour nos voisins, de moquerie et de risée pour ceux qui nous entourent.
Tu nous rends la fable des nations, et un sujet de hochements de tête parmi les peuples.
Ma honte est toujours devant mes yeux, et la confusion couvre mon visage,
Commentaire (versets 14 à 16) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 14 à 16 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Description de la beauté de la reine ou de l’Eglise. Le temple du roi ; c’est-à-dire son palais.
à la voix de celui qui m’insulte et m’outrage, à la vue de l’ennemi et de celui qui respire la vengeance.
Tout cela nous arrive sans que nous t’ayons oublié, sans que nous ayons été infidèles à ton alliance.
Commentaire (versets 17 à 18) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 17 à 18 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Propagation et gloire de l’Eglise. Dans toute la suite ; littéralement Dans toute génération et génération. Voir sur ce genre de répétition et sur l’accusatif generationem de la Vulgate au lieu de l’ablatif, la fin des Observations préliminaires, 1°.
Notre cœur ne s’est point détourné en arrière, nos pas ne se sont pas écartés de ton sentier,
pour que tu nous écrases dans la retraite des chacals, et que tu nous couvres de l’ombre de la mort.
Si nous avions oublié le nom de notre Dieu, et tendu les mains vers un dieu étranger,
Dieu ne l’aurait-il pas aperçu, lui qui connaît les secrets du cœur ?
Mais c’est à cause de toi qu’on nous égorge tous les jours, qu’on nous traite comme des brebis destinées à la boucherie.
Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ? Réveille-toi, et ne nous repousse pas à jamais !
Pourquoi caches-tu ta face, oublies-tu notre misère et notre oppression ?
Car notre âme est affaissée jusqu’à la poussière, notre corps est attaché à la terre.
Lève-toi pour nous secourir, délivre-nous à cause de ta bonté !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le titre hébreu porte : « Au chef de chœur. Sur (l’air) des lis ou (sur un instrument en forme de lis). Des enfants de Coré. Poème didactique ; (chant) d’amour. » ― Ce psaume est appliqué par beaucoup de commentateurs au mariage de Salomon avec la fille du pharaon. On peut le regarder plus justement comme un chant purement prophétique, qui, comme le Cantique des cantiques, célèbre l’union de Notre-Seigneur avec son Eglise. Il est certainement messianique. Voir Hébreux, 1, 8-9 ; Psaumes, 44, 7 ; Isaïe, 9, 6-7 ; Psaumes, 44, vv. 5, 12. Le Targumiste paraphrase ainsi le verset 3 : « Ta beauté, ô roi Messie, est supérieure à celle des enfants des hommes. »