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Psaumes 50

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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Psaume d’Asaph. Dieu, Elohim, Yahweh parle et convoque la terre, du lever du soleil à son couchant.

De Sion, beauté parfaite, Dieu resplendit.

Commentaire (versets 1 à 2) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 2 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Ce psaume est le plus beau de touts les actes de contrition. Jamais pécheur n’a senti plus vivement et exprimé plus fortement le besoin d’obtenir la rémission de ses péchés. Il renferme quatre strophes. Chacune d’elles commence par une invocation à Dieu, unique dispensateur de la grâce. La 1re strophe (versets 3 à 6) contient la confession du crime, la 2e (versets 7 à 10) demande que la souillure soit lavée, la 3e (versets 11 à 15) que l’âme soit renouvelée et créée, la 4e (versets 16 à 19) promet la reconnaissance et un sacrifice de louanges. Il y a peu de pages de la Bible qui renferment autant de vérités dogmatiques en si peu de lignes. Le péché souille l’âme, c’est une offense directe faite à Dieu. Seul, Dieu, l’unique dispensateur de la grâce, peut l’effacer. L’hysope, plante dont la tige servait d’aspersoir, n’est mentionnée qu’à ce titre poétique. Le pardon est obtenu seulement par la contrition. « La volupté avait séduit David, mais il en attaque le principe par le remède que Dieu a spécialement préparé pour ce désordre. Il devient le type de la mortification, il mange un pain qui est pour lui comme de la cendre… L’orgueil l’avait subjugué, mais il brise son joug par l’aveu de son crime. Et quel aveu ! Ce n’est pas une confession particulière, c’est une confession à tout son peuple, aux générations futures, à tous les lieux, à tous les siècles. Il ne la murmure pas à voix basse, il ne la parle pas, il la chante pour la faire retentir plus loin dans la mémoire des hommes. Quelle admirable énergie de langage ! quelle puissance et quelle vérité de sentiments !… Comme sa voix, après avoir rugi les gémissements de son cœur, soupire une douleur plus calme ; puis se relève, se dilate !… Ce sublime testament de pénitence, il l’avait légué à toutes les âmes qui passent sur cette terre, aux pécheurs repentants pour leur inspirer la confiance, aux criminels endurcis pour les attendrir, aux justes pour les édifier. Les âmes ont répondu à son appel. » (Mgr GERBET.) ― Le psaume 50 est le quatrième des psaumes pénitentiaux.

Il vient, notre Dieu, et il ne se taira point ; devant lui est un feu dévorant, autour de lui se déchaîne la tempête.

Il appelle les cieux en haut, et la terre, pour juger son peuple :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Encore plus ; le sens de l’hébreu est un grand nombre de fois, beaucoup.

« Rassemblez-moi mes fidèles, qui ont fait alliance avec moi sur le sacrifice. »

Et les cieux proclament sa justice, car c’est Dieu qui va juger. — Séla.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 3, 4. ― J’ai péché contre vous seul. Plusieurs l’expliquent ainsi : Vous êtes le seul témoin de mon crime ; ce qui n’est pas exact. Nathan, à la vérité, dit à David : Tu as agi secrètement ; mais il ajoute : Cependant, parce que tu as fait blasphémer les ennemis du Seigneur, etc. (Voir 2 Rois, 12, vv. 12, 14). Or, ces dernières paroles du prophète prouvent clairement que non seulement les Israélites étaient informés du crime de David, mais que les étrangers eux-mêmes en avait eu connaissance. Il veut mieux dire avec les Pères de l’Eglise et beaucoup de commentateurs que David, en qualité de roi, ne reconnaissait aucune autorité supérieure à la sienne, et qu’ainsi il n’était responsable qu’à Dieu seul de sa conduite.

« Écoute, mon peuple, et je parlerai ; Israël, et je te reprendrai : je suis Elohim, ton Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Iniquités, péchés ; l’hébreu porte le singulier iniquité, péché ; c’est-à-dire le péché originel.

Ce n’est pas pour tes sacrifices que je te blâme ; tes holocaustes sont constamment devant moi.

je ne prendrai point un taureau dans ta maison, ni des boucs dans tes bergeries.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, chapitre 14, Nombres, chapitre 19. ― Avec de l’hysope. Voir Exode, note 12.23

Car à moi sont tous les animaux des forêts, toutes les bêtes des montagnes par milliers ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Humiliés ; brisés par la douleur.

je connais tous les oiseaux des montagnes, et ce qui se meut dans les champs est sous ma main.

Si j’avais faim, je ne te le dirai pas, car le monde est à moi, et tout ce qu’il renferme.

Est-ce que je mange la chair des taureaux ? Est-ce que je bois le sang des boucs ?

Offre en sacrifice à Dieu l’action de grâces, et acquitte tes vœux envers le Très-Haut.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La joie de votre salut ; la joie que procure le salut qui vient de vous. C’est comme si David disait : Rendez-moi la joie en me sauvant. ― Votre esprit souverain. C’est aussi le sens des Septante ; l’hébreu dit esprit spontané, généreux.

Et invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras. »

Mais au méchant Dieu dit : « Quoi donc ! tu énumères mes préceptes, et tu as mon alliance à la bouche,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’un sang versé ; littéralement de sangs. Voir Psaumes, 5, 7.

toi qui détestes la discipline, et qui jettes mes paroles derrière toi !

Si tu vois un voleur, tu te plais avec lui, et tu fais cause commune avec les adultères.

Tu abandonnes ta bouche au mal, et ta langue ourdit la fraude.

Tu t’assieds, et tu parles contre ton frère, tu diffames le fils de ta mère.

Voilà ce que tu as fait, et je me suis tu. Tu t’es imaginé que j’étais pareil à toi ; mais je vais te reprendre et tout mettre sous tes yeux. »

Commentaire (versets 20 à 21) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 20 à 21 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Ces deux derniers versets ont été ajoutés après coup, peut-être du temps d’Esdras. Ils sont placés, non plus dans la bouche de David, mais dans celle du peuple.

Prenez-y donc garde, vous qui oubliez Dieu, de peur que je ne déchire, sans que personne délivre.

Celui qui offre en sacrifice l’action de grâces m’honore, et à celui qui dispose sa voie je ferai voir le salut de Dieu.