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Psaumes 58

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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Au maître de chant. Ne détruis pas. Hymne de David.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Titre hébreu : « Au chef de chœur. [Sur l’air de] ‘al thaschkheth (ne perds pas). Mikthâm. » Saül, avant de donner l’ordre de garder la maison de David et de le tuer le matin, cherchait à s’en débarrasser secrètement. Les valets de la cour, race vénale et malveillante pour le vainqueur de Goliath, étaient prêts à seconder les desseins du roi. David avait remarqué dans Gabaa une certaine agitation, le va-et-vient qui en était résulté le soir, quand ces scélérats parcouraient la ville pour le rencontrer et le frapper. De là les angoisses de David, la répétition de la description des versets 7 et 15, sa joie quand arrive le matin et sa reconnaissance envers Dieu. Le psaume est composé avec beaucoup d’art. Il renferme deux parties, des versets 2 à 10 et 11 à 18. La 1re partie peint le trouble et l’inquiétude de David, la 2e ses angoisses calmées, sa colère et ses espérances.

Est-ce donc en restant muets que vous rendez la justice ? Est-ce selon le droit que vous jugez, fils des hommes ?

Non : au fond du cœur vous tramez vos desseins iniques, dans le pays vous vendez au poids la violence de vos mains.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De sang ; littéralement de sangs. Voir Psaumes, 5, 7.

Les méchants sont pervertis dès le sein maternel, dès leur naissance, les fourbes se sont égarés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mon âme ; c’est-à-dire moi. Voir Psaumes, 7, 2.

Leur venin est semblable au venin du serpent, de la vipère sourde qui ferme ses oreilles,

et n’entend pas la voix de l’enchanteur, du charmeur habile dans son art.

Ô Dieu brise leurs dents dans leur bouche ; Yahweh, arrache les mâchoires des lionceaux !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Refrain. ― Ils reviendront vers le soir, et ils seront affamés comme des chiens et ils tourneront autour de la ville. Tous ces traits sont topiques et très caractéristiques. « Dans toutes les villes de la Palestine et de la Syrie, on rencontre les chiens par bandes, par petits groupes, en famille. Ce sont des chiens-loups, au poil jaune, au museau de renard, à l’air rusé, mais faux et méchant. Le jour ils sont muets, étendus, au repos et dorment dans les rues [qui leur servent de domiciles, car ils n’ont point de maîtres]. Mais après le coucher du soleil, ils s’éveillent [affamés] et se mettent en campagne. Alors ce sont, toute la nuit, des jappements, des hurlements épouvantables, des cris sauvages de rage, de fureur ; ils parcourent les rues, se jettent sur tout ce qui peut être pour eux un aliment, et se disputent avec férocité les moindres détritus. » (E. GUIBOUT, Jérusalem, 1 889, p. 188).

Qu’ils se dissipent comme le torrent qui s’écoule ! S’ils ajustent des flèches, qu’elles s’émoussent !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils parleront dans leur bouche ; ils murmureront. ― En disant : c’est le vrai sens de la particule hébraïque, rendue dans la Vulgate par puisque (quoniam).

Qu’ils soient comme la limace qui va en se fondant ! Comme l’avorton d’une femme, qu’ils ne voient point le soleil !

Avant que vos chaudières sentent l’épine, verte ou enflammée, l’ouragan l’emportera.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour vous ; c’est-à-dire pour vous louer, pour vous célébrer. ― Refrain terminant la première partie du psaume.

Le juste sera dans la joie, à la vue de la vengeance, il baignera ses pieds dans le sang des méchants.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sa miséricorde ; est pour votre miséricorde. Après une interpellation, les hébreux employaient assez souvent la troisième personne au lieu de la seconde.

Et l’on dira : « Oui, il y a une récompense pour le juste ; oui, il y a un Dieu qui juge sur la terre ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce verset est très diversement expliqué ; nous avons choisi l’interprétation qui nous a paru la plus conforme au contexte. Ainsi, le Psalmiste veut dire : Ne les frappez point d’une mort prompte ; mais faites-leur porter longtemps le poids de votre colère, afin que mon peuple n’oublie jamais les effets de votre vengeance, et qu’il apprenne à vous craindre et à mettre en vous son espérance.