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Ecclésiastique 7
Ne faites point le mal, et le mal ne vous surprendra point.
Retirez-vous de l’injuste, et le péché se retirera de vous.
Mon fils, ne semez point les maux, dans les sillons de l’injustice, et vous n’en recueillerez pas sept fois autant.
Ne demandez point au Seigneur la charge de conduire les autres, ni au roi une chaire d’honneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le gouvernement ; la charge de conduire les autres, de leur commander.
Ne vous justifiez pas devant Dieu, parce que c’est lui qui connaît le fond du cœur ; et n’affectez point de paraître sage devant le roi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Job, 9, vv. 2, 20 ; Psaumes, 142, 2 ; Ecclésiaste, 7, 17 ; Luc, 18, 11.
Ne cherchez point à devenir juge, si vous n’avez assez de force pour rompre tous les efforts de l’iniquité, de peur que vous ne soyez intimidé par la considération des hommes puissants, et que vous ne mettiez votre intégrité au hasard de se corrompre.
N’offensez point toute la multitude d’une ville, et ne vous jetez point dans la foule ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Du peuple ; lorsqu’il est dans le trouble et l’irritation.
Ne serrez point deux fois le nœud du péché, car un seul que vous commettrez ne demeurera pas impuni.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 12, 7. ― N’ajoute pas, etc. ; littéralement : Ne lie pas des doubles péchés.
Que votre cœur ne se laisse point aller à l’abattement :
Ne négligez point de prier, et de faire l’aumône.
Ne dites point : Dieu regardera favorablement le grand nombre des dons que je fais, et lorsque j’offrirai mes présents au Dieu très-haut, il les recevra.
Ne vous moquez point d’un homme dont l’âme est dans l’amertume ; car il y a un Dieu qui voit tout, et c’est lui qui élève et qui humilie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Rois, 2, 7.
Ne travaillez point à inventer des mensonges contre votre frère, et n’en inventez point non plus contre votre ami.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ne sème pas ; ou ne machine, ne fabrique pas ; littéralement ne laboure pas.
Donnez-vous de garde de commettre aucun mensonge ; car l’accoutumance de mentir n’est pas bonne.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Garde-toi absolument ; littéralement mentir un mensonge. Voir, pour ce genre de locution, le 2° à la fin des Observations préliminaires des Psaumes. ― Aucun ; littéralement non tout. Voir le 3° à la fin des Observations préliminaires des Psaumes.
Ne vous répandez point en de grands discours dans l’assemblée des anciens, et ne répétez point la parole dans vos prières.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et ne réitère ; ne multiplie pas. Il semble que Jésus-Christ fait allusion à ce passage dans Matthieu, 6, 7.
Ne fuyez point les ouvrages laborieux, ni le travail de la campagne qui a été créé par le Très-Haut.
Ne vous mettez point au nombre des gens déréglés.
Souvenez-vous que la colère ne tardera pas longtemps à venir.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La colère ; c’est-à-dire la vengeance, le châtiment du péché.
Humiliez profondément votre esprit, parce que la chair de l’impie sera la pâture du feu et des vers.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le feu et le ver. Comparer à Marc, 9, vv. 42, 47.
Ne violez point la foi que vous devez à votre ami, parce qu’il diffère à vous donner de l’argent, et ne méprisez pas pour de l’or votre frère qui vous aime sincèrement.
Ne vous éloignez point de la femme sensée et vertueuse que vous avez reçue dans la crainte du Seigneur : car la grâce de sa modestie est plus précieuse que l’or.
Ne traitez point mal le serviteur qui travaille fidèlement, ni le mercenaire qui se donne tout entier à vous.
Que le serviteur qui a du sens vous soit cher comme votre âme ; ne lui refusez pas la liberté qu’il mérite, et ne le laissez point tomber dans la pauvreté.
Commentaire (versets 22 à 23) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 22 à 23 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Ame ; mot qui signifie ici, comme en bien d’autres passages, personne individu.
Avez-vous des troupeaux, ayez-en soin ; et s’ils vous sont utiles, qu’ils demeurent toujours chez vous.
Avez-vous des fils, instruisez-les bien, et accoutumez-les au joug dès leur enfance.
Avez-vous des filles, conservez la pureté de leurs corps, et ne vous montrez pas à elles avec un visage gai.
Mariez votre fille, et vous aurez fait une grande affaire ; et donnez-la à un homme de bon sens.
Si vous avez une femme selon votre cœur, ne la quittez point ; et ne vous fiez point à celle qui est mauvaise.
Honorez votre père de tout votre cœur, et n’oubliez point les douleurs de votre mère :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Tobie, 4, 3.
Souvenez-vous que vous ne seriez point né sans eux ; et faites tout pour eux, comme ils ont tout fait pour vous.
Craignez le Seigneur de toute votre âme, et ayez de la vénération pour ses prêtres.
Aimez de toutes vos forces celui qui vous a créé, et n’abandonnez point ses ministres.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ses ministres, etc. Le Seigneur recommande souvent dans la loi de secourir les prêtres et les Lévites qui n’avaient pas eu de part dans la distribution du pays de Chanaan.
Honorez Dieu de toute votre âme, révérez les prêtres, et purifiez-vous par le travail de vos mains.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 12, 18. ― Avec des bras ; c’est-à-dire avec les épaules des victimes, qui appartiennent aux prêtres. Voir Exode, 29, vv. 22, 27 ; Lévitique, 7, vv. 32, 34 ; Nombres, 18, 18.
Donnez-leur leur part des prémices et des hosties d’expiation, comme il vous a été ordonné, et purifiez-vous de vos négligences avec le petit nombre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 2, 3 ; Nombres, 18, 15. ― Hosties d’expiation ; c’étaient les victimes immolées pour le péché et le délit, la loi étant la même pour l’une et l’autre hosties. Voir Lévitique, 7, 1-7. ― Votre négligence ; c’est-à-dire vos péchés d’ignorance et d’inadvertance. ― Avec un petit nombre de victimes ; c’est-à-dire offrez de moindres dons, quand vous ne pouvez en faire de plus considérables.
Offrez au Seigneur les épaules des victimes, et les sacrifices de sanctification, et les prémices des choses saintes :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le don de tes bras ; l’offrande des épaules des hosties. Comparer au verset 33. ― Le sacrifice de sanctification ; vraisemblablement le sacrifice qu’offraient les Nazaréens pour leur sanctification. Voir Nombres, chapitre 6. ― Les prémices des choses saintes (initia sanctorum) ; expression qui doit probablement s’entendre de la dîme des dîmes, que les Lévites devaient donner aux prêtres ; car c’étaient les Lévites qui recevaient immédiatement du peuple toutes les dîmes, dont ils donnaient à leur tour aux prêtres la dixième partie. Voir Nombres, 18, 26-28.
Ouvrez votre main au pauvre, afin que votre sacrifice d’expiation et votre offrande soient entièrement parfaits.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Propitiation ; c’était le même sacrifice que l’expiation. Voir Lévitique, 23, 27-29. ― Bénédiction ; mot qui se prend souvent dans l’Ecriture pour don, largesse, libéralité ; ici il a en particulier le sens de don sacré, offrande sainte.
La libéralité est agréable à tous ceux qui vivent, et n’empêchez pas qu’elle ne s’étende sur les morts.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Que la reconnaissance, etc. ; c’est-à-dire si tu as reçu un bienfait, montre ouvertement, devant tout le monde, ta reconnaissance ; et s’il est mort maintenant celui qui a été ton bienfaiteur, même envers lui sois reconnaissant, en lui rendant les derniers devoirs. Voir Ecclésiastique, 30, 18 ; Tobie, 4, 18 ; Baruch, 6, 26. Des différentes explications qui ont été donnée de ce verset, celle-ci nous a paru la plus simple et la plus naturelle, outre qu’elle est littéralement conforme au texte grec.
Ne manquez pas à consoler ceux qui sont dans la tristesse, et pleurez avec ceux qui pleurent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 12, 15.
Ne soyez point paresseux à visiter les malades ; car c’est ainsi que vous vous affermirez dans la charité.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 25, 36.
Souvenez-vous, dans toutes vos actions, de votre dernière fin, et vous ne pécherez jamais.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Elles ne s’empareront pas de toi ; tu n’en seras pas coupable, et, par conséquent, tu échapperas aux peines qui y sont inévitablement attachés.