Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Ecclésiastique 29
Celui qui fait miséricorde prête à intérêt à son prochain ; et celui qui a la main ouverte pour donner garde le précepte.
Prêtez à votre prochain au temps de sa nécessité ; mais vous aussi, rendez au temps préfix ce qu’il vous aura prêté.
Tenez votre parole, et agissez avec lui fidèlement ; et vous trouverez toujours ce qui vous sera nécessaire.
Plusieurs ont regardé ce qu’ils empruntaient comme s’ils l’avoient trouvé, et ont fait de la peine à ceux qui les avoient secourus.
Ils baisent la main de celui qui leur prête son argent jusqu’à ce qu’ils l’aient reçu, et ils lui font des promesses avec des paroles humbles et soumises ;
Mais quand il faut rendre ils demandent du temps, ils font des discours pleins de chagrin et de murmure, et ils prennent prétexte que le temps est mauvais.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il. Ce singulier, qui se répète dans les versets suivants, est mis pour chacun d’eux, hébraïsme, que nous avons déjà fait remarquer.
S’ils peuvent payer ce qu’ils doivent, ils s’en défendent d’abord, et après cela ils en rendent à peine la moitié, et veulent que l’on considère ce peu comme un gain que l’on fait :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Comme une chose trouvée ; c’est-à-dire comme lui étant acquise, comme lui appartenant.
Que s’ils n’ont pas de quoi rendre, ils font perdre l’argent à leur créancier, et se font de lui un ennemi gratuitement.
Ils le paient en injures et en outrages, et lui rendent le mal pour la grâce et le bien qu’il leur a fait.
Plusieurs évitent de prêter, non par dureté, mais par la crainte qu’ils ont qu’on ne se fasse point scrupule de les tromper.
Néanmoins usez de bonté et de patience envers le misérable, et ne le faites pas languir pour la grâce qu’il vous demande.
Assistez le pauvre à cause du commandement, et ne le laissez pas aller les mains vides parce qu’il n’a rien.
Perdez votre argent pour votre frère et pour votre ami, et ne le cachez point sous une pierre pour votre perte.
Dispensez votre trésor selon que le Très-Haut vous le commande, et il vous vaudra mieux que tout l’or du monde.
Renfermez l’aumône dans le sein du pauvre, et elle priera pour vous afin de vous délivrer de tout mal.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Tobie, 4, 11 ; Ecclésiastique, 17, 18. ― Et te préservera ; ces mots sont incontestablement sous-entendus, car de tout mal (ab omni malo) ne saurait être le complément du verbe priera (exorabit). Voir au 2° à la fin des Observations préliminaires des Psaumes, ce qui a été dit sur ce genre de construction appelé, en termes de grammaire hébraïque, construction prégnante.
Elle sera une arme plus forte pour combattre votre ennemi que le bouclier et la lance du plus vaillant homme.
Elle sera une arme plus forte pour combattre votre ennemi que le bouclier et la lance du plus vaillant homme.
Elle sera une arme plus forte pour combattre votre ennemi que le bouclier et la lance du plus vaillant homme.
L’homme de bien répond pour son prochain ; mais celui qui a perdu toute honte abandonne son ami.
N’oubliez jamais la grâce que vous fait celui qui répond pour vous ; car il a exposé son âme pour vous assister.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Son âme ; c’est-à-dire sa vie. Il y a des cautionnements pour de l’argent et une dette, mais il y en a aussi qui regardent la personne, et où il y va de la vie. C’est de ce dernier cautionnement qu’il s’agit ici. Comparer à 3 Rois, 20, 39.
Le pécheur et l’impur fuit celui qui a répondu pour lui.
Le pécheur s’attribue le bien de son répondant ; et ayant le cœur ingrat il abandonne son libérateur.
Un homme répond pour son prochain, et celui-ci venant ensuite à perdre la honte l’abandonne.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’abandonnera ; en le laissant payer pour lui.
L’engagement à répondre mal à propos en a perdu plusieurs qui réussissaient dans leurs affaires, et les a rendus semblables à un vaisseau agité des flots.
C’est ce qui a banni en divers lieux des hommes puissants, qui sont devenus errants et vagabonds dans les pays étrangers.
Le pécheur qui viole le commandement du Seigneur s’engagera à répondre indiscrètement pour un autre ; et celui qui cherche à entreprendre beaucoup d’affaires sera exposé à la rigueur des jugements.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les jugements ; les procès.
Assistez votre prochain selon le pouvoir que vous en aurez ; mais prenez garde de ne pas tomber vous-même.
Les principales choses pour la vie de l’homme sont l’eau, le pain, le vêtement, et une maison qui couvre ce que la pudeur veut être caché.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le commencement ; le principal. Comparer à Ecclésiastique, 39, 31.
Ce que mange le pauvre sous quelques ais qui le couvrent vaut mieux qu’un festin magnifique dans une maison étrangère à celui qui n’a point de retraite.
Contentez-vous de peu comme de beaucoup, et vous éviterez les reproches qu’on souffre dans une maison étrangère.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qu’un très petit, etc. ; c’est-à-dire si pour vivre tu te contentes de très peu, tu ne seras pas obligé d’aller chercher ton existence dans une maison étrangère, et par conséquent de t’y entendre traiter d’étranger.
C’est une vie malheureuse d’aller de maison en maison : partout où un homme sera comme hôte il n’agira point avec confiance, et il n’osera ouvrir la bouche.
Il traitera les autres, il donnera à boire et à manger à des ingrats, et après cela même il entendra des discours durs et désagréables :
Allez, hôte ; couvrez la table, et préparez à manger aux autres de ce que vous avez.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Donne-le, etc. ; sers les autres à table.
Retirez-vous pour faire place à mes amis, à qui je dois rendre honneur : j’ai besoin nécessairement de ma maison pour y recevoir mon frère.
Ces deux choses sont pénibles à un homme qui a du sens : les reproches de celui qui nous a logé chez lui, et les insultes d’un créancier.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Prête à intérêt (fæneratur) ; parce que Dieu le lui rend avec usure. Comparer à Proverbes, 19, 17. ― Prévaut par la main (prævalet manu) ; c’est-à-dire donne à pleines mains, largement. ― Garde les commandements. La charité est en effet le premier des préceptes qui regardent le prochain.