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Ecclésiastique 30

Celui qui aime son fils le châtie souvent, afin qu’il en reçoive de la joie quand il sera grand, et qu’il n’aille pas mendier aux portes des autres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans son dernier temps ; c’est-à-dire dans la dernière partie de sa vie, plus tard. Comparer à Proverbes, 13, 24 ; 23, 13.

Celui qui instruit son fils y trouvera sa joie, et il se glorifiera en lui parmi ses proches.

Celui qui enseigne son fils rendra son ennemi jaloux de son bonheur, et il se glorifiera en lui par ses amis.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 6, 7.

Le père est mort, et il ne semble pas mort, parce qu’il a laissé après lui un autre lui-même.

Il a vu son fils pendant sa vie, et il a mis sa joie en lui : il ne s’est point affligé à la mort, et il n’a point rougi devant ses ennemis ;

Car il a laissé à sa maison un fils qui la défendra contre ceux qui la haïssent, et qui rendra à ses amis la reconnaissance qu’il leur doit.

Le père bandera ses propres plaies par le soin qu’il a de l’âme de ses enfants, et ses entrailles seront émues à chaque parole.

Le cheval indompté devient intraitable, et l’enfant abandonné à sa volonté devient insolent.

Flattez votre fils, et il vous causera de grandes frayeurs ; jouez avec lui, et il vous attristera.

Ne vous amusez point à rire avec lui, de peur que vous n’en ayez de la douleur, et qu’à la fin vous n’en grinciez les dents.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ne deviennent immobiles ou insensibles ; selon le grec, ne claquent. Par hébraïsme, le futur de la Vulgate obstupescent est mis pour le subjonctif obstupescant.

Ne le rendez point maître de lui-même dans sa jeunesse, et ne négligez point ce qu’il fait et ce qu’il pense.

Courbez-lui le cou pendant qu’il est jeune, et châtiez-le de verges pendant qu’il est enfant, de peur qu’il ne s’endurcisse, qu’il ne veuille plus vous obéir, et que votre âme ne soit percée de douleur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 7, 25.

Instruisez votre fils, travaillez à le former, de peur qu’il ne vous déshonore par sa vie honteuse.

Un pauvre qui est sain, et qui à des forces, vaut mieux qu’un riche languissant et affligé de maladies.

La sainteté de la justice est la santé de l’âme, elle vaut mieux que tout l’or et l’argent ; et un corps qui a de la vigueur vaut mieux que des biens immenses.

Il n’y a point de richesses plus grandes que celles de la santé du corps, ni de plaisir égal à la joie du cœur.

La mort vaut mieux qu’une vie amère, et le repos éternel qu’une langueur qui ne finit point.

Des biens cachés dans une bouche fermée sont comme un grand festin autour d’un sépulcre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les apprêts, etc. ; allusion à l’ancienne coutume de mettre des viandes sur les tombeaux. Comparer à Ecclésiastique, 7, 37.

Que sert l'oblation à l’idole, puisqu’elle n’en peut manger, ni en sentir l’odeur ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Daniel, 14, 6.

Tel est celui que Dieu rejette, qui porte la peine de son iniquité ;

Qui voit en vain de ses yeux, et qui gémit comme un eunuque qui embrasse une vierge, et qui soupire.

N’abandonnez point votre âme à la tristesse, et ne vous affligez point vous-même dans vos pensées.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 12, 25 ; 15, 13 ; 17, 22.

La joie du cœur est la vie de l’homme, et un trésor inépuisable de sainteté ; la joie de l’homme rend sa vie plus longue.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’exultation, etc. ; une grande joie rend la vie d’un homme plus longue.

Ayez pitié de votre âme en vous rendant agréable à Dieu, et retenez vos mauvais désirs : réunissez votre cœur dans la sainteté de Dieu, et bannissez loin de vous la tristesse.

Car la tristesse en a tué plusieurs, et elle n’est utile à rien.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Corinthiens, 7, 10.

L’envie et la colère abrègent les jours, et l’inquiétude fait venir la vieillesse avant le temps.

Le cœur bon et serein est dans un festin continuel ; car on lui prépare avec soin les meilleures viandes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Bon ; c’est-à-dire gai, joyeux, content.