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Ecclésiastique 47

Après cela le prophète Nathan s’éleva au temps de David.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Rois, 12, 1.

David a été tiré d’entre les enfants d’Israël comme la graisse de l’hostie, que l’on sépare de la chair.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et comme la graisse, etc. Comme la graisse, qui était la meilleure partie de la chair des victimes, s’en séparait pour être offert au Seigneur, ainsi David fut tiré du milieu des enfants d’Israël, comme étant ce qu’il y avait de meilleur parmi eux, et chéri particulièrement de Dieu.

Il s’est joué dans sa jeunesse avec les lions comme avec des agneaux, et il a traité les ours comme il aurait fait les petits des brebis.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 17, 34.

N’est-ce pas lui qui tua le géant, et qui fit cesser l’opprobre du peuple ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 17, 49. ― Le géant Goliath.

Sa main, en jetant une pierre de sa fronde, terrassa l’insolence de Goliath ;

Car il invoqua le Seigneur tout-puissant, qui donna à sa main la force de renverser un homme redoutable dans la guerre, et de relever la puissance de son peuple.

Aussi on lui donna l’honneur d’avoir tué dix mille hommes ; il mêla ses louanges aux bénédictions du Seigneur, et lui offrit une couronne de gloire ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 18, 7.

Car il renversa ceux qui attaquaient Israël de toutes parts, il extermina les Philistins ses ennemis, comme il paraît encore aujourd’hui ; et il abattit pour jamais toute leur puissance.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jusqu’à ce jour. David défit les Philistins dans plusieurs combats, et abattit tellement leur puissance qu’ils ne purent de très longtemps se relever.

Dans toutes ses œuvres il a rendu ses actions de grâces au Saint, et il a béni le Très-Haut par des paroles pleines de sa gloire.

Il a loué le Seigneur de tout son cœur ; il a aimé le Dieu qui l’avait créé, et qui lui avait donné le pouvoir qu’il avait sur ses ennemis :

Il a établi des chantres pour être devant l’autel, et il a accompagné leurs chants de doux concerts de musique.

Il a rendu les fêtes plus pompeuses, et il a orné les jours sacrés jusqu’à la fin de sa vie, afin qu’Israël louât le saint nom du Seigneur, et que dès le matin il rendît gloire à sa sainteté.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Afin qu’on louât, qu’on rehaussât ; littéralement qu’ils louassent, qu’ils rehaussassent ; le sujet de ces verbes pluriels, ce sont les ministres du temple. Ces mots et les suivants, jusqu’à la fin du verset, sont l’explication de la première partie.

Le Seigneur l’a purifié de ses péchés, et il a relevé sa puissance pour jamais ; il lui a assuré le royaume par son alliance, et un trône de gloire dans Israël.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Rois, 12, 13.

Après lui s’éleva son fils rempli de sagesse, et le Seigneur détruisit par lui toute la puissance de ses ennemis.

Salomon régna dans un temps de paix, et Dieu lui soumit tous ceux qui le combattaient, afin qu’il élevât une maison au nom du Seigneur, et qu’il lui préparât un sanctuaire éternel. Comment avez-vous été instruit dans votre jeunesse ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 3, 1. ― Une maison en son nom ; un temple au nom du Seigneur.

Vous avez été rempli de sagesse comme un fleuve, et toute la terre a été découverte à votre âme.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 4, 31. ― A découvert la terre ; les mystères, les secrets de la terre. C’est probablement une allusion aux recherches de Salomon sur les plantes, les métaux, les animaux, etc. Voir 3 Rois, 4, verset 29 et suivants.

Vous avez renfermé des énigmes dans une multitude de paraboles. Votre nom s’est rendu célèbre jusqu’aux îles les plus reculées, et vous avez été aimé dans votre règne de paix.

Toute la terre a admiré vos cantiques, vos proverbes, vos paraboles, et l’interprétation que vous avez donnée aux choses obscures ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vos interprétations ; celles entre autres des énigmes qui lui furent proposées par la reine de Saba (voir 3 Rois, 10, verset 1 et suivants), et par Hiram, roi de Tyr (Josèphe, Antiq., livre VIII, chapitre II).

Elle en a glorifié le nom du Seigneur Dieu, qui s’appelle le Dieu d’Israël.

Vous avez fait des amas d’or comme on en fait d’airain, et d’argent comme on en ferait de plomb ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 10, 27.

Et après cela vous vous êtes prostitué aux femmes, vous avez asservi votre corps,

Vous avez imprimé une tache dans votre gloire, vous avez profané votre race pour attirer la colère sur vos enfants, et la punition sur votre folie,

En formant un schisme dans le royaume, et faisant sortir d’Éphraïm une domination rebelle et opiniâtre.

Commentaire (versets 22 à 23) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 22 à 23 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Sur les infinitifs inducere, incitari, imperare, voir Ecclésiastique, 45, 29. Voir 3 Rois, 12, 16.

Mais Dieu n’oubliera point sa miséricorde ; il ne détruira point, et n’anéantira point ses ouvrages ; il ne retranchera point par la racine la postérité de son élu, et il n’exterminera point la race de celui qui l’a aimé.

Il a laissé quelques restes à Jacob, et à David quelques rejetons de sa race.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il a laissé, etc. ; c’est-à-dire que Dieu a donné à Jacob un prince dans la personne de Jéroboam, roi des dix tribus, et à David un rejeton pour régner dans Juda.

Salomon a fini sa vie, et s’en est allé avec ses pères.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A pris fin, etc. ; est mort comme ses pères.

Et il a laissé son fils Roboam après lui, qui a été un exemple de folie parmi son peuple,

Un homme sans jugement et sans prudence, qui par son mauvais conseil détourna de lui son peuple ;

Commentaire (versets 27 à 28) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 27 à 28 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

La folie ; c’est-à-dire le plus fou, le plus insensé. En hébreu, on exprime souvent le superlatif en mettant le nom abstrait au lieu du concret. On dit aussi en français : C’est la vertu, le vice même, pour très vertueux, très vicieux. Voir sur Roboam, 3 Rois, chapitre 12.

Et Jéroboam, fils de Nabat, qui a fait pécher Israël, qui a ouvert à Éphraïm le chemin de l’iniquité : les péchés ensuite ont inondé parmi eux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 12, 28. ― Ephraïm ; est mis ici pour le royaume d’Israël dont il formait la principale partie.

Ils les ont fait enfin chasser de leur terre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils les ont, etc. Ce sont ces péchés, en effet, qui ont été la cause de la captivité d’Assyrie (voir 4 Rois, 17, 6-7).

Ils ont cherché toutes les manières de faire le mal, jusqu’à ce que la vengeance est venue fondre sur eux, et qu’elle a mis fin à tous leurs péchés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La vengeance ; c’est le vrai sens du mot defensio, expliqué par le texte grec, et par plusieurs passages de la Vulgate elle-même. D’ailleurs, comme nous l’avons déjà remarqué, dans la basse latinité on a dit defensor pour ultor.