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Ecclésiastique 46
Jésus, fils de Navé, a été vaillant dans la guerre, il a succédé à Moïse dans l’esprit de prophétie, il a été grand selon le nom qu’il portait,
Et très-grand pour sauver les élus de Dieu, pour renverser les ennemis qui se levaient contre lui, et pour acquérir à Israël la terre qui était son héritage.
Combien s’est-il acquis de gloire lorsqu’il tenait ses mains toujours élevées, et qu’il lançait ses dards contre les villes !
Qui a subsisté devant sa face ? car le Seigneur lui a amené lui-même ses ennemis.
N’a-t-il pas arrêté le soleil dans le transport de sa colère, lorsqu’un seul jour devint aussi long que deux ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Josué, 10, 12-14.
Il invoqua le Très-Haut et le Tout-Puissant, lorsque ses ennemis l’attaquaient de toutes parts ; et le Dieu grand et saint l’écouta, et fit tomber sur ses ennemis une grêle de grosses pierres.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Par les pierres d’une grosse grêle, qu’il fit tomber sur ses ennemis.
Il fondit avec impétuosité sur les troupes ennemies, et les tailla en pièces à la descente de la vallée,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La descente de Béthoron. Comparer à Josué, 10, 11.
Afin que les nations reconnussent la puissance du Seigneur, et qu’elles apprissent qu’il n’est pas aisé de combattre contre Dieu. Il a toujours suivi le Tout-Puissant ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De près ; littéralement par derrière (a tergo).
Et au temps de Moïse il fit avec Caleb, fils de Jéphoné, une action de miséricorde en demeurant ferme contre les ennemis, en empêchant le peuple de pécher, et en étouffant le murmure que la malice avait excité.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et dans les jours, etc. Voir Nombres, 14, verset 6 et suivants. ― En demeurant fermes, en détournant, en comprimant ; littéralement demeurer ferme (stare), détourner (prohibere), comprimer (perfringere). Voir, sur ces infinitifs, Ecclésiastique, 45, 29.
Ils furent tous deux choisis de Dieu pour être délivrés du péril de la mort où tombèrent six cent mille hommes, pour faire entrer le peuple dans son héritage, dans cette terre où coulaient des ruisseaux de lait et de miel.
Le Seigneur donna à ce même Caleb une grande force, et son corps demeura dans sa vigueur jusqu’à la vieillesse, et il monta dans un lieu élevé de la terre promise, que sa race conserva toujours comme son héritage,
Afin que tous les enfants d’Israël reconnussent qu’il est bon d’obéir au Dieu saint.
Ensuite sont venus les juges dont l’Écriture a marqué les noms, dont le cœur ne s’est point perverti, qui ne se sont point détournés du Seigneur,
Qui méritent que leur mémoire soit en bénédiction, que leurs os refleurissent dans leurs sépulcres ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En sortant ; ou bien et qu’ils sortent. Une de ces deux expressions est évidemment sous-entendue, et a pour complément les mots de leur lieu (de loco suo) ; c’est-à-dire de leur tombeau. Voir, sur ce genre de construction notre observation, au 2° à la fin des Observations préliminaires des Psaumes. Quant à la figure des os qui doivent refleurir, comparer à Isaïe, 66, 14 ; Ezéchiel, 37, verset 3 et suivants.
Que leur nom demeure éternellement, et qu’il passe dans leurs enfants avec la gloire qui est due aux saints.
Samuel, le prophète du Seigneur, a été aimé du Seigneur son Dieu ; il a institué un gouvernement nouveau, et il a sacré les princes de son peuple.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A renouvelé, etc.; c’est-à-dire a donné une nouvelle forme à l’empire des Hébreux, en sacrant, par l’ordre de Dieu, Saül, et après lui David, rois du peuple d’Israël, qui, auparavant, était gouverné par des juges dont Samuël fut lui-même le dernier.
Il a jugé l’assemblée d’Israël selon la loi du Seigneur, et Dieu a regardé favorablement Jacob ; il a paru un vrai prophète dans sa foi ;
Et il a été reconnu fidèle dans ses paroles, parce qu’il a vu le Dieu de lumière.
Il a invoqué le Seigneur tout-puissant, en lui offrant un agneau sans tache, lorsque ses ennemis l’attaquaient de tous côtés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Rois, 7, 9.
Et le Seigneur tonna du haut du ciel, et fit entendre sa voix avec un grand bruit ;
Il tailla en pièces les princes de Tyr, et les chefs des Philistins :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au lieu des princes de Tyr, le texte original devait porter : les princes des ennemis. Le mot signifiant Tyr et ennemi est le même en hébreu.
Avant la fin de sa vie il prit aussi à témoin le Seigneur et son Christ, en protestant qu’il n’avait jamais pris rien de qui que ce fût, ni argent, ni jusqu’à un cordon de soulier ; et il ne se trouva point d’homme qui pût l’accuser.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De sa vie dans le monde ; ou dans le temps ; littéralement de sa vie et du monde ou du temps ; ce qui est un pur hébraïsme ; car, en hébreu, lorsque deux substantifs sont liés par la particule et, et le second sert quelquefois d’adjectif et en a la signification. Ainsi le sens de ce passage est, de sa vie qui appartient au monde, de sa vie temporelle. ― De son Christ ; de son oint ou sacré ; c’est-à-dire, Saül. Comparer à 1 Rois, 12, 3.
Il dormit ensuite dans le tombeau ; il parla au roi, et lui prédit la fin de sa vie ; et sortant de la terre il haussa la voix pour prophétiser la ruine du peuple, et la peine due à son impiété.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il s’endormit ; il mourut. ― Pas même une chaussure. Comparer à Genèse, 14, 23. ― Et il fit connaître, etc. Après sa mort, Samuel apparut à Saül, et lui annonça qu’il mourrait le lendemain. Comparer à 1 Rois, 28, verset 18 et suivants.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jésus Navé ; c’est-à-dire Jésus, fils de Navé. Les Grecs nomment ainsi Josué, fils de Nun. ― Grand selon son nom. Le mot Jésus signifie en hébreu salut ; mais Josué, selon les différentes formes qu’il a dans cette langue, peut se traduire par sauveur, salut, sauveur donné de Dieu, dont Dieu est le second.