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Ecclésiastique 26

Le mari d’une femme qui est bonne est heureux ; car le nombre de ses années se multipliera au double.

La femme forte est la joie de son mari, et elle lui fera passer en paix toutes les années de sa vie.

La femme vertueuse est un excellent partage, c’est le partage de ceux qui craignent Dieu, et elle sera donnée à un homme pour ses bonnes actions :

Qu’ils soient riches ou pauvres, ils auront le cœur content, et la joie sera en tout temps sur leurs visages.

Mon cœur a appréhendé trois choses, et à la quatrième mon visage a pâli de peur :

La haine injuste de toute une ville, l’émotion séditieuse d’un peuple,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La délation d’une cité ; lorsqu’une cité tout entière accuse calomnieusement quelqu’un devant les juges. ― Le rassemblement séditieux.

Et la calomnie inventée faussement, sont trois choses plus insupportables que la mort ;

Mais la femme jalouse est la douleur et l’affliction du cœur.

La langue de la femme jalouse est perçante, et elle se plaint sans cesse à tous ceux qu’elle rencontre.

La méchante femme est comme le joug où on lie les bœufs pour leur faire tirer la charrue ; celui qui la tient avec lui est comme un homme qui prend un scorpion.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un joug, etc. Les anciens n’attachaient pas le joug sur la tête ou aux cornes des bœufs, mais sur leur cou ; lorsqu’il n’était pas bien attaché, il remuait, vacillait. ― Un scorpion. Le scorpion a l’extrémité de sa queue armée d’un dard dont la piqûre envenimée est mortelle en Orient.

La femme sujette au vin sera un sujet de colère et de honte à son mari ; et son infamie ne sera point cachée.

La prostitution de la femme se reconnaîtra à son regard altier, et à l’audace de ses paupières.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La fornication, etc. Voir Isaïe, 3, 16 ; 2 Pierre, 2, 14.

Redoublez votre vigilance à l’égard de la fille qui ne détourne point les yeux, de peur qu’elle ne se perde elle-même si elle en trouve l’occasion.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 42, 11.

Veillez sur celle qui a l’impudence dans les yeux, et ne vous étonnez pas si elle vous néglige.

Elle ouvrira sa bouche à la fontaine comme un voyageur pressé de la soif, elle boira de toutes les eaux qui seront près d’elle, elle s’assiéra sur tous les morceaux de bois qu’elle rencontrera, et elle ouvrira son carquois à toutes les flèches jusqu’à ce qu’elle se perde.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Poteau ; ou pieu. On doit entendre par là les pieux auxquels on attachait les tentes.

L’agrément d’une femme soigneuse sera la joie de son mari, et elle répandra une vigueur jusque dans ses os.

La bonne conduite de la femme est un don de Dieu.

Une femme de bon sens est amie du silence ; rien n’est comparable à une âme bien instruite.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Quant à ; est nécessairement sous-entendu, parce que l’expression la femme sensée et silencieuse est un véritable nominatif absolu. Voir ce qui en a été dit, au 1° au milieu des Observations préliminaires des Psaumes. Faute d’avoir compris ou rappelé cet hébraïsme, les traducteurs français on faussé le sens du verset.

La femme sainte et pleine de pudeur est une grâce qui surpasse toute grâce.

Tout le poids de l’or n’est rien au prix d’une âme vraiment chaste.

Comme le soleil s’élevant dans le ciel, qui est le trône de Dieu, ainsi le visage d’une femme vertueuse est l’ornement de sa maison.

L’agrément du visage dans un âge mûr est comme la lampe qui luit sur le chandelier saint.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le chandelier saint ; le candélabre à sept branches du temple.

La femme posée demeure ferme sur ses pieds, comme des colonnes d’or sur des bases d’argent.’

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le sens est que la femme vertueuse demeure ferme et inébranlable comme des colonnes d’or sur des bases d’argent.

Les commandements de Dieu sont dans le cœur de la femme sainte comme un fondement éternel sur la pierre ferme.

Deux choses ont attristé mon cœur, et la troisième m’a donné de la colère :

Un homme de guerre qui périt par la pauvreté ; un homme sage qui est dans le mépris ;

Et celui qui passe de la justice au péché : Dieu réserve ce dernier au tranchant de l’épée.

Deux choses m’ont paru difficiles et dangereuses : celui qui trafique évitera difficilement les fautes, et celui qui vend du vin ne s’exemptera pas des péchés de la langue.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des péchés des lèvres ; c’est-à-dire des mensonges.