Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Ecclésiastique 17
Dieu a créé l’homme de la terre, et l’a formé à son image.
Il l’a fait rentrer ensuite dans la terre d’où il l’avait pris, et l’a revêtu de force selon sa nature.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et il l’a revêtu, etc. Ces paroles trouvent leur explication dans les versets suivants.
Il lui a marqué le temps et le nombre de ses jours, et lui a donné pouvoir sur tout ce qui est sur la terre.
Il l’a fait craindre de toute chair, et lui a donné l’empire sur les bêtes et sur les oiseaux.
Il lui a créé de sa substance un aide semblable à lui ; il leur a donné le discernement, une langue, des yeux, des oreilles, un esprit pour penser, et les a remplis de la lumière de l’intelligence.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 2, 18.
Il a créé dans eux la science de l’esprit, il a rempli leur cœur de sens, et leur a fait voir les biens et les maux.
Il a fait luire son œil sur leurs cœurs, pour leur faire voir la grandeur de ses œuvres,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Pour leur montrer ; ou afin de le leur montrer ; le texte dit simplement : Leur montrer (ostendere illis) ; c’est un hébraïsme qui a passé dans la Vulgate aussi bien que dans les Septante.
Afin qu’ils relevassent par leurs louanges la sainteté de son nom ; qu’ils le glorifiassent de ses merveilles, et qu’ils publiassent la magnificence de ses ouvrages.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Nom saint ; littéralement nom de sanctification ou de sainteté, qui est la signification première du terme hébreu, que représente probablement ici sanctification. ― Pour se glorifier (littéralement se glorifier. Voir sur cet infinitif la note précédente), etc. Les hommes, comme le remarque judicieusement Ménochius, peuvent se glorifier vis-à-vis des fidèles et des infidèles à cause des bienfaits divins qu’ils ont reçus. Comparer au verset 27.
Il a prescrit encore le règlement de leur conduite, et les a rendus les dépositaires de la loi de vie.
Il a fait avec eux une alliance éternelle, et leur a appris les ordonnances de sa justice.
Ils ont vu de leurs yeux les merveilles de sa gloire, et il les a honorés jusqu’à leur faire entendre sa voix : Ayez soin, leur a-t-il dit, de fuir toute sorte d’iniquité.
Et il a ordonné à chacun d’eux d’avoir soin de son prochain.
Leurs voies lui sont toujours présentes, et elles n’ont jamais été cachées à ses yeux.
Il a établi un prince pour gouverner chaque peuple ;
Mais Israël a été visiblement le partage de Dieu même.
Commentaire (versets 14 à 15) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 14 à 15 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
L’auteur fait visiblement allusion à un passage du Deutéronome (voir Deutéronome, 32, 8-9), où il est parlé de la division des peuples, et des Israélites en particulier, comme ayant été choisis de Dieu pour être la part de son héritage.
Toutes leurs œuvres ont paru aussi clairement devant lui que le soleil ; et ses yeux se sont appliqués sans cesse à considérer leurs voies.
Les lois qui leur ont été prescrites n’ont point été obscurcies par leurs offenses, et Dieu a vu toutes leurs iniquités.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ses alliances, etc. ; c’est-à-dire que les promesses que Dieu a faites aux Israélites n’ont pas été annulées par leurs iniquités : quoiqu’il les ait parfaitement connues, il a maintenu fidèlement son alliance avec eux. Comparer à Romains, 3, 3-4.
L’aumône de l’homme est devant Dieu comme un sceau, et il conservera le bienfait de l’homme comme la prunelle de l’œil.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 29, 15. ― Comme un sceau pour lui. Le sceau a toujours été considéré chez les Hébreux comme une chose précieuse et chère. Comparer à Deutéronome, 32, 34 ; Cantique, 8, 6. On sait d’ailleurs que les Orientaux veillent avec le plus grand soin sur leurs sceaux, à cause de l’abus qu’on pourrait en faire, s’ils venaient à tomber en des mains étrangères. ― Ce verset, selon que le dit le traducteur espagnol Scio, doit être considéré comme une parenthèse ; autrement, en effet, le précédent paraît incomplet, et le suivant devient inexplicable.
Dieu s’élévera enfin, il rendra à chacun la récompense qu’il aura méritée, et il précipitera les méchants jusqu’au fond de la terre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 25, 35. ― Il s’élèvera, rendra, fera. Le sujet de ces verbes est Dieu, nommé au verset 17. ― Il leur rendra rétribution ; littéralement Il lui rétribuera rétribution ; c’est-à-dire qu’il leur donnera avec une exactitude rigoureuse ce qu’ils ont mérité. Voir sur cet hébraïsme le 2° à la fin des Observations préliminaires des Psaumes. ― Leurs, les ; pronoms qui se rapportent aux hommes iniques mentionnées au verset 17. ― Les parties inférieures de la terre ; expression qui désigne très probablement les enfers.
Mais il donne aux pénitents un retour dans la voie de la justice. Il affermit ceux qui sont tentés de perdre la patience, et il leur destine la vérité pour partage.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il a ouvert ; littéralement il a donné ou posé, mis, établi, vraie signification du terme hébreu que la Vulgate traduit ordinairement par donner. ― Il a fermement soutenu ; littéralement Il a affermi de soutenir. Voir sur cet hébraïsme le 2° à la fin des Observations préliminaires des Psaumes.
Convertissez-vous au Seigneur, quittez vos péchés ;
Offrez-lui vos prières, et éloignez-vous de plus en plus de ce qui vous est un sujet de chute.
Retournez au Seigneur ; détournez-vous de l’injustice, et ayez en horreur ce que Dieu déteste ;
Connaissez la justice et les jugements de Dieu ; demeurez ferme dans l’état où il vous a mis, et dans l’invocation du Dieu très-haut.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De prier le Très-Haut ; littéralement de la prière du Très-Haut ; génitif qui, dans la version latine, est, comme le précédent destination (propositionis), régi par le mot sort.
Allez prendre part au siècle saint. avec ceux qui vivent et qui rendent gloire à Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 6, 6 ; Isaïe, 38, 19.
Ne demeurez point dans l’erreur des méchants ; louez Dieu avant la mort : la louange n’est plus pour les morts, parce qu’ils sont comme s’ils n’étaient plus.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Lorsqu’elle vient, etc. ; c’est-à-dire que l’homme mort, étant comme s’il n’était pas, ne peut plus louer Dieu d’une manière méritoire et utile ; et personne ne pourra le louer dans la vie future, à moins qu’il ne l’ait fait, pendant sa vie, dans celle-ci. Comparer à Psaumes, 6, 6 ; Isaïe, 38, 18-19 ; Baruch, 2, 17.
Louez Dieu tant que vous vivez, louez-le pendant que vous jouissez de la vie et de la santé ; louez Dieu, et glorifiez-vous dans ses miséricordes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et tu te glorifieras dans ses miséricordes. Voir le verset 8.
Combien est grande la miséricorde du Seigneur, et le pardon qu’il accorde à ceux qui se convertissent à lui !
Car tout ne se peut pas trouver dans les hommes, parce que les enfants des hommes ne sont pas immortels, et qu’ils mettent leur plaisir dans la vanité et dans la malice.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le fils de l’homme ; hébraïsme pour l’homme. ― La vanité de la malice ; c’est-à-dire une vaine malice.
Qu’y a-t-il de plus lumineux que le soleil ? et néanmoins il souffre des défaillances. Qu’y a-t-il de plus corrompu que ce que pense la chair et le sang ? et cette malignité sera punie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ce qu’a imaginé, etc. ; c’est-à-dire les pensées, les inventions de la chair et du sang.
Le soleil contemple ce qu’il y a de plus élevé au haut des cieux ; mais tous les hommes ne sont que terre et que cendre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Lui-même ; le soleil. ― L’armée du ciel élevé ; ce sont les divers astres ; littéralement la vertu de la hauteur du ciel. Comme nous l’avons déjà remarqué, le mot armée, dans l’Ecriture, s’exprime souvent par vertu (virtus).
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 1, 27 ; 5, 1.