Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Job 5 Job 6 sur 42 chapitres Job 7 →

Job 6

Écouter Job en entier

Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 42 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Alors Job prit la parole et dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

IIe discours de Job ; Ire réponse à Eliphaz, chapitres 6 et 7. Le discours d’Eliphaz a surpris et affligé Job qui trouve, au lieu d’un consolateur, un accusateur : 1° Il justifie l’amertume de ses plaintes par la grandeur de ses maux ; ils sont tels qu’en face de la mort qui approche, il n’a d’autre consolation que de n’avoir pas renié Dieu, chapitre 6, versets 2 à 10. ― 2° Reproches indirects à ses amis qui ne l’ont pas consolé et ont trahi ses espérances, versets 11 à 20. ― 3° Reproches directs : ils ne lui ont donné que de vaines paroles, versets 21 à 30. ― 4° Misère de l’homme en général et de Job en particulier : tableau destiné à les apitoyer sur son sort, chapitre 7, versets 1 à 10. ― 5° Prière à Dieu : Pourquoi le frappe-t-il si cruellement ? Pourquoi, s’il a péché, ne lui pardonne-t-il pas ? Versets 11 à 21.

Oh ! S’il était possible de peser mon affliction, et de mettre toutes ensemble mes calamités dans la balance !…

Elles seraient plus pesantes que le sable de la mer : voilà pourquoi mes paroles vont jusqu’à la folie.

Car les flèches du Tout-Puissant me transpercent, et mon âme en boit le venin ; les terreurs de Dieu sont rangées en bataille contre moi.

Est-ce que l’onagre rugit auprès de l’herbe tendre ? Est-ce que le bœuf mugit devant sa pâture ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un onagre, âne sauvage.

Comment se nourrir d’un mets fade et sans sel, ou bien trouver du goût au jus d’une herbe insipide ?

Ce que mon âme se refuse à toucher, c’est là mon pain, tout couvert de souillures.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mon âme, hébraïsme pour ma personne, moi.

Qui me donnera que mon vœu s’accomplisse, et que Dieu réalise mon attente !

Que Dieu daigne me briser, qu’il laisse aller sa main et qu’il tranche mes jours !

Et qu’il me reste du moins cette consolation, que j’en tressaille dans les maux dont il m’accable : de n’avoir jamais transgressé les commandements du Saint !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Saint ; par excellence, Dieu.

Quelle est ma force, pour que j’attende ? Quelle est la durée de mes jours, pour que j’aie patience ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Quelle est ma fin ? c’est-à-dire quelle sera la fin de ma vie, pour que je puisse conserver ma patience jusque-là ?

Ma force est-elle la force des pierres, et ma chair est-elle d’airain ?

Ne suis-je pas dénué de tout secours, et tout espoir de salut ne m’est-il pas enlevé ?

Le malheureux a droit à la pitié de son ami, eût-il même abandonné la crainte du Tout-Puissant.

Mes frères ont été perfides comme le torrent, comme l’eau des torrents qui s’écoulent.

Les glaçons en troublent le cours, la neige disparaît dans leurs flots.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En me fuyant, mes amis croient éviter un mal ; mais, par une juste punition de leur inhumanité, ils tomberont dans un autre bien plus grand.

Au temps de la sécheresse, ils s’évanouissent ; aux premières chaleurs, leur lit est desséché.

Dans des sentiers divers leurs eaux se perdent, elles s’évaporent dans les airs, et ils tarissent.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sont cachés (comparer à Job, 3, 23) ; selon d’autres, détournés, tortueux.

Les caravanes de Théma comptaient sur eux ; les voyageurs de Saba espéraient en eux ;

ils sont frustrés dans leur attente ; arrivés sur leurs bords, ils restent confondus.

Ainsi vous me manquez à cette heure ; à la vue de l’infortune, vous fuyez épouvantés.

Vous ai-je dit : « Donnez-moi quelque chose, faites-moi part de vos biens,

délivrez-moi de la main de l’ennemi, arrachez-moi de la main des brigands ? »

Instruisez-moi, et je vous écouterai en silence ; faites-moi voir en quoi j’ai failli.

Qu’elles ont de force les paroles équitables ! Mais sur quoi tombe votre blâme ?

Voulez-vous donc censurer des mots ? Les discours échappés au désespoir sont la proie du vent.

Ah ! Vous jetez le filet sur un orphelin, vous creusez un piège à votre ami !

Maintenant, daignez vous retourner vers moi, et vous verrez si je vous mens en face.

Revenez, ne soyez pas injustes ; revenez, et mon innocence apparaîtra.

Y a-t-il de l’iniquité sur ma langue, ou bien mon palais ne sait-il pas discerner le mal ?