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Job 42

Écouter Job en entier

Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 42 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Job répondit à Yahweh et dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Réponse de Job, versets 1 à 6. ― La seconde réponse de Job à Dieu est courte, mais complète, versets 1 à 6. Il savait que Dieu était grand et que sa conduite est incompréhensible, mais il ne le sentait pas assez ; il confesse qu’il a eu tort de vouloir se mesurer présomptueusement avec Dieu et il le prie de lui pardonner. La discussion se termine donc comme cela devait être, par la victoire complète de Dieu, victoire avouée et acceptée de l’homme qui ne peut en remporter lui-même d’autre que celle-là : reconnaître son néant en présence de son créateur.

Je sais que tu peux tout, et que pour toi aucun dessein n’est trop difficile.

« Quel est celui qui obscurcit le plan divin, sans savoir ? » Oui, j’ai parlé sans intelligence de merveilles qui me dépassent et que j’ignore.

« Écoute-moi, je vais parler ; je t’interrogerai, réponds-moi. »

Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu.

C’est pourquoi je me condamne et me repens, sur la poussière et sur la cendre.

Après que Yahweh eut adressé ces paroles à Job, il dit à Éliphaz de Théman : « Ma colère est allumée contre toi et contre tes deux amis, parce que vous n’avez pas parlé de moi selon la vérité, comme l’a fait mon serviteur Job.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ve partie : Epilogue, versets 7 à 16. ― L’épreuve de Job est maintenant finie. Il a déjoué, sans le savoir, le plan de Satan : ― 1° Dieu proclame son innocence devant ses amis, et leur injustice n’est pardonnée que par son intercession, versets 7 à 9. ― 2° Job lui-même est récompensé : il saura que l’épreuve bien supportée devient une source de bonheur ; il reçoit le double des biens qu’il avait perdus, versets 10 à 15. ― 3° Il en jouit 140 ans et meurt plein de jours, verset 16.

Maintenant, prenez sept jeunes taureaux et sept béliers ; puis venez trouver mon serviteur Job, et offrez pour vous un holocauste. Job, mon serviteur, priera pour vous, et c’est par égard pour lui que je ne vous traiterai point selon votre folie ; car vous n’avez pas parlé de moi selon la vérité, comme l’a fait mon serviteur Job. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce passage condamne formellement les hérétiques, qui s’élèvent contre l’intercession des saints reconnue par l’Eglise catholique, et qui prétendent qu’elle déroge à l’unique médiateur qui est Jésus-Christ. Car on voit ici Job établi de Dieu même, intercesseur, et en quelque sorte médiateur entre ses amis et Dieu irrité contre eux. On ne conçoit pas comment l’invocation ou l’intercession des saints, que l’Eglise catholique nous enseigne, déroge davantage à la médiation de Jésus-Christ. ― J’accueillerai sa face ; hébraïsme pour : Je l’accueillerai, je l’écouterai favorablement.

Éliphaz de Théman, Baldad de Suhé et Sophar de Naaman allèrent donc et firent comme Yahweh leur avait dit ; et Yahweh eut égard à la prière de Job.

Yahweh rétablit Job dans son premier état, pendant que Job intercédait pour ses amis, et Yahweh rendit à Job le double de tous ses biens.

Ses frères, ses sœurs et ses anciens amis vinrent tous le visiter et mangèrent avec lui dans sa maison. Ils le plaignirent et le consolèrent de tous les malheurs que Yahweh avait fait venir sur lui ; et ils lui firent don chacun d’une késita et d’un anneau d’or.

Et Yahweh bénit les derniers temps de Job plus encore que les premiers, et il posséda quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses.

Commentaire (versets 10 à 12) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 10 à 12 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Job, en priant pour ses amis, selon l’ordre que Dieu lui en a donné, s’humilie lui-même en sa présence, et son humiliation, jointe à cette charité qui le portait à intercéder pour ceux qui l’avaient outragé, lui fit mériter pour récompense une grande augmentation dans tous ses biens. Mais, comme le remarque saint Augustin, (Epist. CXX, chap. X), c’eût été peu de choses pour Job que de recevoir temporellement le double de ce qu’il avait possédé auparavant, pour récompense de cette admirable fermeté avec laquelle il avait souffert une si terrible épreuve de sa vertu. C’est donc principalement la béatitude de l’autre vie que le Saint-Esprit a voulu nous figurer par cette prospérité beaucoup plus grande que la première dont le Seigneur récompensa sa fidélité.

Il eut sept fils et trois filles ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et leur père leur donna, etc. ; c’est-à-dire que Job donna à ses filles leur part dans son héritage comme à ses fils. L’auteur du livre de Job, qui était Hébreu, fait cette remarque, parce que dans sa nation les filles n’héritaient pas, quand elles avaient des frères (voir Nombres, 27, 8). L’usage contraire était établi dans l’Arabie, nous le voyons confirmé par Mahomet dans le Coran. On voit la même chose parmi les Romains, dans les lois des douze Tables et dans leurs lois civiles.

il nomma la première Jémima, la deuxième Ketsia et la troisième Kéren-Hapouk.

On ne trouvait pas dans toute la terre d’aussi belles femmes que les filles de Job, et leur père leur donna une part d’héritage parmi leurs frères.

Job vécut après cela cent quarante ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu’à la quatrième génération.

Et Job mourut vieux et rassasié de jours.