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Job 23

Écouter Job en entier

Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 42 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Alors Job prit la parole et dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

VIIIe discours de Job : IIIe réponse à Eliphaz, chapitres 23 et 24. ― Malgré la vivacité des attaques d’Eliphaz, Job reste maintenant calme. ― 1° Il réitère d’abord son souhait de se justifier devant Dieu. Ses plaintes sont regardées comme une révolte contre lui ; cependant il lui permettrait, lui, de s’exprimer librement en sa présence. Mais Job voit bien qu’il n’obtiendra pas la faveur d’être admis devant lui, chapitre 23, versets 2 à 9. ― 2° Quoi qu’il en soit, il est certain d’avoir observé les commandements de Dieu. Pourquoi donc Dieu le châtie-t-il ? Il l’ignore, versets 10 à 17. ― 3° Mais qui peut comprendre pourquoi tant d’innocents souffrent dans le monde, chapitre 24, versets 1 à 12, et ― 4° pourquoi, au contraire, les méchants ne sont pas punis comme ils le méritent et vient heureux jusqu’à leur mort ? Versets 13 à 25.

Oui, aujourd’hui ma plainte est amère, et pourtant ma main retient mes soupirs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’amertume ; c’est-à-dire de tristesse, de douleur. ― La violence ; littéralement la main, c’est-à-dire la force, la puissance.

Oh ! Qui me donnera de savoir où le trouver, d’arriver jusqu’à son trône !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que je sache trouver Dieu ; littéralement et par hébraïsme : Que je sache et que je trouve.

Je plaiderais ma cause devant lui, et je remplirais ma bouche d’arguments.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je remplirai, etc., pour repousser les fausses accusations dirigées contre moi.

Je saurais les raisons qu’il peut m’opposer, je verrais ce qu’il peut avoir à me dire.

M’opposerait-il la grandeur de sa puissance ? Ne jetterait-il pas au moins les yeux sur moi ?

Alors l’innocent discuterait avec lui, et je m’en irais absous pour toujours par mon juge.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’équité ; c’est-à-dire la justice ordinaire qui punit le crime et récompense la vertu. Comparer à Job, 19, 6. ― Et ma cause obtiendra ; littéralement et par hébraïsme : Et que ma cause obtienne.

Mais si je vais à l’orient, il n’y est pas ; à l’occident, je ne l’aperçois pas.

Est-il occupé au septentrion, je ne le vois pas ; se cache-t-il au midi, je ne puis le découvrir.

Commentaire (versets 8 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 8 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Ces deux versets sont la réponse à ce qui a été dit au 3e : Qui m’accordera, etc. A gauche…, à droite. La gauche, c’est le nord ; la droite, c’est le sud, parce que les Orientaux déterminaient les quatre points cardinaux en regardant l’est en face.

Cependant il connaît les sentiers où je marche ; qu’il m’examine, je sortirai pur comme l’or.

Mon pied a toujours foulé ses traces ; je me suis tenu dans sa voie sans dévier.

Je ne me suis pas écarté des préceptes de ses lèvres ; j’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche.

Mais il a une pensée : qui l’en fera revenir ? Ce qu’il désire, il l’exécute.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Son âme. Nous avons déjà remarqué qu’en hébreu comme en arabe le mot âme se prend souvent pour personne, individu.

Il accomplira donc ce qu’il a décrété à mon sujet, et de pareils desseins, il en a beaucoup.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un grand nombre de moyens semblables de m’affliger, sans que rien puisse s’y opposer.

Voilà pourquoi je me trouble en sa présence ; quand j’y pense, j’ai peur de lui.

Dieu fait fondre mon cœur ; le Tout-Puissant me remplit d’effroi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A amolli mon cœur ; lui a ôté toute sa force.

Car ce ne sont pas les ténèbres qui me consument, ni l’obscurité dont ma face est voilée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Car je n’ai pas péri, quoique j’aie été éprouvé par beaucoup de maux. Les ténèbres signifient souvent dans l’Ecriture, les maux, les calamités. ― L’obscurité n’a pas couvert ma face, au point que je ne voie pas tous les malheurs qui m’accablent.