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Job 10

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Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 42 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Mon âme est lasse de la vie ; je donnerai libre cours à ma plainte, je parlerai dans l’amertume de mon cœur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je lâcherai ma propre parole, etc. Comparer à Job, 7, 11.

Je dis à Dieu : Ne me condamne point ; apprends-moi sur quoi tu me prends à partie.

Trouves-tu du plaisir à opprimer, à repousser l’œuvre de tes mains, à faire luire ta faveur sur le conseil des méchants ?

As-tu des yeux de chair, ou bien vois-tu comme voient les hommes ?

Tes jours sont-ils comme les jours de l’homme, ou bien tes années comme les années d’un mortel,

pour que tu recherches mon iniquité, pour que tu poursuives mon péché,

quand tu sais que je ne suis pas coupable, et que nul ne peut me délivrer de ta main ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et que vous sachiez au moyen d’informations, d’examen et de recherches.

Tes mains m’ont formé et façonné, tout entier, et tu voudrais me détruire !

Souviens-toi que tu m’as pétri comme l’argile : et tu me ramènerais à la poussière !

Ne m’as-tu pas coulé comme le lait, et coagulé comme le fromage ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les anciens croyaient que le fœtus se formait dans le sein maternel à la manière du lait qui se caille et s’épaissit. Job pouvait d’autant mieux conformer son langage à cette opinion, qu’aujourd’hui même la génération de l’homme est un mystère incompréhensible.

Tu m’as revêtu de peau et de chair, tu m’as tissé d’os et de nerfs.

Avec la vie, tu m’as accordé ta faveur, et ta providence a gardé mon âme.

Et pourtant, voilà ce que tu cachais dans ton cœur : Je vois bien ce que tu méditais.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Quoique vous cachiez, etc. ; c’est-à-dire quoique par la manière dont vous me traitez aujourd’hui, vous semblez avoir oublié que je suis votre ouvrage, votre créature, comblée autrefois de vos bontés, je suis certain que vous n’êtes pas changé, et que vous ne m’avez pas rejeté.

Si je pèche, tu m’observes, tu ne me pardonnes pas mon iniquité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pourquoi voulez-vous aujourd’hui rappeler le souvenir de mes fautes passées ?

Suis-je coupable, malheur à moi ! Suis-je innocent, je n’ose lever la tête, rassasié de honte, et voyant ma misère.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Si j’ai été impie, etc. Injuste ou juste, je n’ai pas lieu de me plaindre, ni de vous accuser d’injustice. J’adore la profondeur de vos desseins. Comparer à Job, 9, vv. 15, 17, 21, 30, 31.

Si je me relève, tu me poursuis comme un lion, tu recommences à me tourmenter étrangement,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme la lionne ; c’est-à-dire comme on prend la lionne à la chasse. ― Vous me tourmenterez de nouveau ; littéralement et par hébraïsme : revenus, vous me tourmenterez.

tu m’opposes de nouveaux témoins ; tu redoubles de fureur contre moi, des troupes de rechange viennent m’assaillir.

Pourquoi m’as-tu tiré du sein de ma mère ? Je serais mort, et aucun œil ne m’aurait vu.

Je serais comme si je n’eusse jamais été, du sein maternel j’aurais été porté au sépulcre.

Mes jours ne sont-ils pas bien courts ? Qu’il me laisse ! Qu’il se retire et que je respire un instant,

avant que je m’en aille, pour ne plus revenir, dans la région des ténèbres et de l’ombre de la mort,

morne et sombre région, où règnent l’ombre de la mort et le chaos, où la clarté est pareille aux ténèbres.