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Job 24

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Pourquoi n’y a-t-il pas de temps réservés par le Tout-Puissant, et ceux qui le servent ne voient-ils pas son jour ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ceux qui le connaissent ; ses fidèles serviteurs eux-mêmes ignorent ses jours ; c’est-à-dire les jours où il doit rendre à chacun selon ses œuvres.

On voit des hommes qui déplacent les bornes, qui font paître le troupeau qu’ils ont volé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Transporter les bornes était chez les anciens un très grand crime. Ils regardaient les limites comme des choses sacrées et inviolables. ― Les ont fait paître dans leur propres pâturages, comme s’ils avaient été maîtres des troupeaux.

Ils poussent devant eux l’âne de l’orphelin, et retiennent en gage le bœuf de la veuve.

Ils forcent les pauvres à se détourner du chemin ; tous les humbles du pays sont réduits à se cacher.

Comme l’onagre dans la solitude, ils sortent pour leur travail, dès le matin, cherchant leur nourriture. Le désert leur fournit la subsistance de leurs enfants ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour leur ouvrage, qui est de piller et de voler.

ils coupent les épis dans les champs, ils maraudent dans la vigne de leur oppresseur.

Nus, ils passent la nuit, faute de vêtements, sans couverture contre le froid.

La pluie des montagnes les pénètre ; à défaut d’abri, ils se blottissent contre le rocher.

Ils arrachent l’orphelin à la mamelle, ils prennent des gages sur les pauvres.

Ceux-ci, tout nus, sans vêtements, portent, affamés, les gerbes du maître ;

Ils expriment l’huile dans ses celliers ; ils foulent la vendange, et ils ont soif.

Du sein des villes s’élèvent les gémissements des hommes, et l’âme des blessés crie ; et Dieu ne prend pas garde à ces forfaits !

D’autres sont parmi les ennemis de la lumière, ils n’en connaissent pas les voies, ils ne se tiennent pas dans ses sentiers.

L’assassin se lève au point du jour ; il tue le pauvre et l’indigent, il rôde la nuit comme un voleur.

L’œil de l’adultère épie le crépuscule ; « Personne ne me voit, » dit-il, et il jette un voile sur son visage.

La nuit, d’autres forcent les maisons, le jour, ils se tiennent cachés ils ne connaissent pas la lumière.

Pour eux, le matin est comme l’ombre de la mort, car les horreurs de la nuit leur sont familières.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Si tout d’un coup, etc. Si l’aurore les surprend au milieu de leurs vols, ils en sont effrayés, comme on est effrayé naturellement, quand on se trouve subitement enveloppé d’une obscurité profonde.

Ah ! l’impie glisse comme un corps léger sur la face des eaux, il n’a sur la terre qu’une part maudite, il ne se dirige pas sur le chemin des vignes !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il est plus léger, etc. Il est mis pour chacun d’eux. Cette sorte de changement de nombre a lieu très souvent en hébreu. Ainsi, dès que l’aurore paraît, il s’enfuit plus rapidement que l’eau qui s’écoule ; ou bien, selon d’autres, si rapidement qu’il semble qu’il pourrait marcher sur la surface de l’eau. ― Par le chemin des vignes. Les vignes sont ordinairement plantées dans les lieux d’un bel aspect.

Comme la sécheresse et la chaleur absorbent l’eau des neiges, ainsi le schéol engloutit les pécheurs !

Ah ! Le sein maternel l’oublie, les vers en font leurs délices ; on ne se souvient plus de lui, et l’iniquité est brisée comme un arbre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que la miséricorde l’oublie. Le texte original porte : que le sein qui l’a porté l’oublie.

Il dévorait la femme stérile et sans enfants, il ne faisait pas de bien à la veuve !…

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il a nourri, etc. L’hébreu peut signifier : Il a brisé ; sens qui a été donné dans la version chaldaïque. Les Septante ont rendu par : Il n’a pas fait de bien à la stérile.

Mais Dieu par sa force ébranle les puissants, il se lève, et ils ne comptent plus sur la vie ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il ne croira pas, etc. Il ne se tiendra pas assuré de sa vie, il craindra continuellement pour ses jours.

il leur donne la sécurité et la confiance, et ses yeux veillent sur leurs voies.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Apocalypse, 2, 21.

Ils se sont élevés, et en un instant ils ne sont plus ; ils tombent, ils sont moissonnés comme tous les hommes ; ils sont coupés comme la tête des épis.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils se sont. Job reprend le nombre pluriel qu’il avait abandonné depuis le verset 18.

S’il n’en est pas ainsi, qui me convaincra de mensonge ? Qui réduira mes paroles à néant ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mettre, etc., c’est-à-dire les accuser, pour les faire condamner.