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Matthieu 25
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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« Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, s’en allèrent au-devant de l’époux.
Il y en avait cinq qui étaient folles, et cinq qui étaient sages.
Les cinq folles, ayant pris leurs lampes, ne prirent pas d’huile avec elles ;
mais les sages prirent de l’huile dans leurs vases avec leurs lampes.
Comme l’époux tardait à venir, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri s’éleva : Voici l’époux qui vient, allez au-devant de lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au milieu de la nuit. Voir Matthieu, 14, 25.
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.
Et les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.
Les sages répondirent : De crainte qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.
Mais, pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La porte fut fermée. Les vierges folles n’arrivent que lorsque le cortège qui a accompagné la mariée à la maison de son époux est déjà entré dans la salle de noces et que la porte en est fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous.
Il leur répondit : En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas.
« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 13, 33.
« Car il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs et leur remit ses biens.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 19, 12.
À l’un il donna cinq talents, à un autre deux, à un autre un, selon la capacité de chacun, et il partit aussitôt.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Chez les Hébreux, le talent valait environ 4414 francs (en 1900).
Celui qui avait reçu cinq talents, s’en étant allé, les fit valoir, et en gagna cinq autres.
De la même manière, celui qui en avait reçu deux, en gagna deux autres.
Mais celui qui n’en avait reçu qu’un, s’en alla creuser la terre, et y cacha l’argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs étant revenu, leur fit rendre compte.
Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha et lui en présenta cinq autres, en disant : Seigneur, vous m’aviez remis cinq talents ; en voici de plus cinq autres que j’ai gagnés.
Son maître lui dit : C’est bien, serviteur bon et fidèle ; parce que tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître.
Celui qui avait reçu deux talents, vint aussi, et dit : Seigneur, vous m’aviez remis deux talents, en voici deux autres que j’ai gagnés.
Son maître lui dit : C’est bien, serviteur bon et fidèle, parce que tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître.
S’approchant à son tour, celui qui n’avait reçu qu’un talent, dit : Seigneur, je savais que vous êtes un homme dur, qui moissonnez où vous n’avez pas semé, et recueillez où vous n’avez pas vanné.
J’ai eu peur, et j’ai été cacher votre talent dans la terre ; le voici, je vous rends ce qui est à vous.
Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je recueille où je n’ai pas vanné ;
il te fallait donc porter mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui m’appartient avec un intérêt.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il fallait donc, etc. Par cette comparaison, Jésus-Christ veut nous montrer que nous ne devons rien négliger pour faire valoir les grâces que nous avons reçues de Dieu, soit pour notre perfection, soit pour le salut de nos frères.
Ôtez-lui ce talent, et donnez-le à celui qui en a dix.
Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 13, 12 ; Marc, 4, 25 ; Luc, 8, 18 ; 19, 26.
Et ce serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres extérieures : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans les ténèbres extérieures. Comparer à Matthieu, 8, 12.
« Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
Et, toutes les nations étant rassemblées devant lui, il séparera les uns d’avec les autres, comme le pasteur sépare les brebis d’avec les boucs.
Et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui sont à sa droite : Venez, les bénis de mon Père : prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès l’origine du monde.
Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 58, 7 ; Ezéchiel, 18, vv. 7, 16.
nu, et vous m’avez vêtu ; malade, et vous m’avez visité ; en prison, et vous êtes venus à moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 7, 39.
Les justes lui répondront : Seigneur, quand vous avons-nous vu avoir faim, et vous avons-nous donné à manger ; avoir soif, et vous avons-nous donné à boire ?
Quand vous avons-nous vu étranger, et vous avons-nous recueilli ; nu, et vous avons-nous vêtu ?
Quand vous avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous venus à vous ?
Et le Roi leur répondra : En vérité, je vous le dis, toutes les fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.
S’adressant ensuite à ceux qui seront à sa gauche, il dira : Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel, qui a été préparé pour le diable et ses anges.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 6, 9 ; Matthieu, 7, 23 ; Luc, 13, 27.
Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.
Alors eux aussi lui diront : Seigneur, quand vous avons-nous vu avoir faim ou soif, ou être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne vous avons-nous pas assisté ?
Et il leur répondra : En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.
Et ceux-ci s’en iront à l’éternel supplice, et les justes à la vie éternelle. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Daniel, 12, 2 ; Jean, 5, 29.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La cérémonie principale du mariage chez les Juifs consistait à conduire la fiancée de sa propre maison dans la maison de son futur époux. Elle avait lieu le soir, quand il était déjà nuit, ce qui obligeait d’emporter des lampes pour éclairer la marche. La fiancée richement habillée et entourée de ses compagnes, les dix vierges dont il est ici question, attendait la venue de l’époux et de ses amis (voir Matthieu, 9, 15) qui venaient la chercher et la conduisaient dans la maison qui devait être désormais la sienne. ― Les mots de l’épouse ne se lisent pas dans le grec. De fait les compagnes vont attendre seulement l’époux.