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Matthieu 19
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Jésus ayant achevé ces discours, quitta la Galilée, et vint aux frontières de la Judée, au delà du Jourdain.
Une grande multitude le suivit, et là il guérit les malades.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et il les guérit ; c’est-à-dire qu’il guérit en ce lieu tous les malades qu’on lui présenta.
Alors les Pharisiens l’abordèrent pour le tenter ; ils lui dirent : « Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour quelque motif que ce soit ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 10, 2.
Il leur répondit : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, les fit homme et femme, et qu’il dit :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 1, 27. ― L’homme, c’est-à-dire la créature humaine. Ainsi ce mot doit s’entendre non d’un individu, mais de l’espèce ; c’est pourquoi il est considéré ici comme un pluriel dans la Vulgate : Il les fit mâle et femelle, et dans l’hébreu même, d’où Jésus-Christ a emprunté sa citation.
À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront les deux une seule chair. —
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 2, 24 ; 1 Corinthiens, 6, 16 ; Ephésiens, 5, 31.
Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. »
« Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce et de renvoyer la femme ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C’est dans le Deutéronome (voir Deutéronome, 24, 1), que Moïse a ordonné à tout homme qui répudiait sa femme de lui donner un acte de répudiation.
Il leur répondit : « C’est à cause de la dureté de vos cœurs que Moïse vous a permis de répudier vos femmes : au commencement, il n’en fut pas ainsi.
Mais je vous le dis, celui qui renvoie sa femme, si ce n’est pour impudicité, et en épouse une autre, commet un adultère ; et celui qui épouse une femme renvoyée, se rend adultère. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 5, 32 ; Marc, 10, 11 ; Luc, 16, 18 ; 1 Corinthiens, 7, 10. ― Jésus-Christ permet à un mari, en cas d’adultère, de se séparer de sa femme, mais non pas d’en épouser une autre du vivant de sa première.
Ses disciples lui dirent : « Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il vaut mieux ne pas se marier. »
Il leur dit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela a été donné.
Car il y a des eunuques qui le sont de naissance, dès le sein de leur mère ; il y a aussi des eunuques qui le sont devenus par la main des hommes ; et il y en a qui se sont faits eunuques eux-mêmes à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre, comprenne ! »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il y en a qui se sont rendus, etc. Ce sont ceux qui ont renoncé pour toujours aux plaisirs des sens, pour servir avec une plus grande liberté de cœur Dieu et la justice, et mériter ainsi le bonheur éternel.
Alors on lui présenta de petits enfants pour qu’il leur imposât les mains et priât pour eux. Et comme les disciples reprenaient ces gens,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 10, 13 ; Luc, 18, 15.
Jésus leur dit : « Laissez ces petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 18, 3. ― Car à de tels, etc. Cette traduction nous a paru la seule qui pût rendre fidèlement la concision énergique du texte. Bossuet d’ailleurs traduit : A de tels appartient le royaume de Dieu.
Et, leur ayant imposé les mains, il continua sa route.
Et voici qu’un jeune homme, l’abordant, lui dit : « Bon Maître, quel bien dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 10, 17 ; Luc, 18, 18. ― Quelqu’un ; c’est-à-dire un jeune homme, comme portent les versets 20 et 22.
Jésus lui répondit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Dieu seul est bon. Que si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. »
— « Lesquels ? » dit-il. Jésus répondit : « Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d’adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne rendras point de faux témoignage.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 20, 13-16.
Honore ton père et ta mère, et aime ton prochain comme toi-même. »
Le jeune homme lui dit : « J’ai observé tous ces commandements depuis mon enfance ; que me manque-t-il encore ? »
Jésus lui dit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; puis viens et suis-moi. »
Lorsqu’il eut entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla triste ; car il avait de grands biens.
Et Jésus dit à ses disciples : « Je vous le dis en vérité, difficilement un riche entrera dans le royaume des cieux.
Je vous le dis encore une fois, il est plus aisé qu’un chameau passe par le trou d’une aiguille, qu’il ne l’est à un riche d’entrer dans le royaume des cieux. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C’était un proverbe usité chez les Juifs pour marquer une chose naturellement impossible. Les Arabes en ont un semblable.
En entendant ces paroles, les disciples étaient fort étonnés, et ils dirent : « Qui peut donc être sauvé ? »
Jésus les regarda et leur dit : « Cela est impossible aux hommes ; mais tout est possible à Dieu. »
Alors Pierre, prenant la parole : « Voici, dit-il, que nous avons tout quitté pour vous suivre ; qu’avons-nous donc à attendre ? »
Jésus leur répondit : « Je vous le dis en vérité, lorsque, au jour du renouvellement, le Fils de l’homme sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez aussi sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.
Et quiconque aura quitté des maisons, ou des frères, ou des sœurs, ou un père, ou une mère, ou une femme, ou des enfants, ou des champs à cause de mon nom, il recevra le centuple et possédera la vie éternelle. »
« Et plusieurs qui sont les premiers seront les derniers, et plusieurs qui sont les derniers seront les premiers. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 20, 16 ; Marc, 10, 31 ; Luc, 13, 30.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 10, 1.