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Matthieu 9
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Jésus étant donc monté dans la barque, repassa le lac et vint dans sa ville.
Et voilà qu’on lui présenta un paralytique, étendu sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Mon fils, aie confiance, tes péchés te sont remis. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 2, 3 ; Luc, 5, 18.
Aussitôt quelques Scribes dirent en eux-mêmes : « Cet homme blasphème. »
Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi pensez-vous le mal dans vos cœurs ?
Lequel est le plus aisé de dire : Tes péchés te sont remis ; ou de dire : Lève-toi et marche ?
Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de remettre les péchés : Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison. »
Et il se leva, et s’en alla dans sa maison.
La multitude voyant ce prodige fut saisie de crainte, et rendit gloire à Dieu, qui avait donné une telle puissance aux hommes.
Étant parti de là, Jésus vit un homme, nommé Matthieu, assis au bureau de péage, et il lui dit : « Suis-moi. » Celui-ci se leva, et le suivit.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 2, 14 ; Luc, 5, 27.
Or il arriva que Jésus étant à table dans la maison de Matthieu, un grand nombre de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Ce que voyant, les Pharisiens dirent à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, entendant cela, leur dit : « Ce ne sont point les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades.
Allez apprendre ce que signifie cette parole : Je veux la miséricorde et non le sacrifice. Car je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Osée, 6, 6 ; Matthieu, 12, 7 ; 1 Timothée, 1, 15.
Alors les disciples de Jean vinrent le trouver, et lui dirent : « Pourquoi, tandis que les Pharisiens et nous, nous jeûnons souvent, vos disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 2, 18 ; Luc, 5, 33.
Jésus leur répondit : « Les amis de l’époux peuvent-ils s’attrister pendant que l’époux est avec eux ? Mais viendront des jours où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les fils de l’époux, pour les amis et les compagnons de l’époux ; hébraïsme. ― Les amis de l’époux étaient chargés de faire tous les préparatifs des noces et prenaient part ensuite aux fêtes du mariage qui duraient ordinairement sept jours.
Personne ne met une pièce d’étoffe neuve à un vieux vêtement ; car elle emporte quelque chose du vêtement, et la déchirure en est pire.
On ne met pas non plus du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, les outres se rompent, le vin se répand et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et tous les deux se conservent. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des outres. Les Orientaux se servent d’outres de peau de chèvre, de chameau ou d’âne pour conserver le vin et les autres liquides.
Comme il leur parlait ainsi, un chef de la synagogue entra, et se prosternant devant lui, il lui dit : « Ma fille vient de mourir ; mais venez, imposez votre main sur elle, et elle vivra. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 5, 22 ; Luc, 8, 41. ― Un chef de synagogue ; c’est ainsi que cet homme est qualifié dans saint Marc et dans saint Luc. ― Son nom était Jaïre.
Jésus se leva et le suivit avec ses disciples.
Et voilà qu’une femme, affligée d’un flux de sang depuis douze années, s’approcha par derrière et toucha la houppe de son manteau.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 5, 25 ; Luc, 8, 43. ― Selon la loi, les Hébreux étaient obligés de porter des franges aux quatre coins de leurs manteaux (voir Nombres, 15, 38 ; Deutéronome, 22, 12).
Car elle disait en elle-même : « Si je touche seulement son manteau, je serai guérie. »
Jésus se retourna, et la voyant, il lui dit : « Ayez confiance, ma fille, votre foi vous a guérie. » Et cette femme fut guérie à l’heure même.
Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef de la synagogue, voyant les joueurs de flûte et une foule qui faisait grand bruit, il leur dit :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les joueurs de flûte et la foule. Les pleureuses et les joueurs de flûte étaient un accompagnement ordinaire des funérailles. Voir Jérémie, 9, 17.
« Retirez-vous ; car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort » ; et ils se riaient de lui.
Lorsqu’on eut fait sortir cette foule, il entra, prit la main de la jeune fille, et elle se leva.
Et le bruit s’en répandit dans tout le pays.
Comme Jésus poursuivait sa route, deux aveugles se mirent à le suivre, en disant à haute voix : « Fils de David, ayez pitié de nous. »
Lorsqu’il fut entré dans la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je puisse faire cela ? » Ils lui dirent : « Oui, Seigneur. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cela ; c’est-à-dire ce que vous me demandez.
Alors il toucha leurs yeux en disant : « Qu’il vous soit fait selon votre foi. »
Aussitôt leurs yeux furent ouverts, et Jésus leur dit d’un ton sévère : « Prenez garde que personne ne le sache. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jésus-Christ fait cette défense pour nous donner l’exemple de l’humilité. Nous ne devons pas aimer qu’on publie nos vertus et nos bienfaits : à Dieu seul appartient l’honneur et la gloire.
Mais, s’en étant allés, ils publièrent ses louanges dans tout le pays.
Après leur départ, on lui présenta un homme muet, possédé du démon.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 12, 22 ; Luc, 11, 14.
Le démon ayant été chassé, le muet parla, et la multitude, saisie d’admiration, disait : « Jamais rien de semblable ne s’est vu en Israël. »
Mais les Pharisiens disaient : « C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Par le prince des démons ; c’est-à-dire par la puissance du prince des démons, comme si Jésus-Christ avait eu des intelligences avec Satan.
Et Jésus parcourait toutes les villes et les bourgades, enseignant dans les synagogues, prêchant l’Évangile du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 6, 6.
Or, en voyant cette multitude d’hommes, il fut ému de compassion pour eux, parce qu’ils étaient harassés et abattus, comme des brebis sans pasteur.
Alors il dit à ses disciples : « La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 10, 2.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans sa ville. Capharnaüm, où il habitait alors ordinairement.