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Matthieu 10
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna pouvoir sur les esprits impurs, afin de les chasser et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Or voici les noms des douze Apôtres : le premier est Simon, appelé Pierre, puis André son frère ; Jacques fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée et Thaddée ;
Simon le Zélé, et Judas Iscariote, qui le trahit.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Judas Iscariote, c’est-à-dire de Carioth, ville de la tribu de Juda (voir Josué, 15, 25).
Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné ses instructions : « N’allez point, leur dit-il, vers les Gentils, et n’entrez point dans les villes des Samaritains ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les Samaritains, ainsi nommés parce qu’ils habitaient la Samarie, étaient les descendants des étrangers transportés dans ce pays après la ruine du royaume d’Israël, et les ennemis invétérés des Juifs. Voir 4 Rois, chapitre 17.
allez plutôt aux brebis perdues de la maison d’Israël.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 13, 46.
Partout, sur votre chemin, annoncez que le royaume des cieux est proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons : vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
Ne prenez ni or, ni argent, ni aucune monnaie dans vos ceintures,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 6, 8 ; Luc, 9, 3 ; 10, 4. ― On portait autrefois la bourse suspendue à la ceinture ; on mettait aussi l’argent dans la ceinture elle-même, qui était creuse et large, comme le sont encore la plupart de celle des Orientaux.
ni sac pour la route, ni deux tuniques, ni chaussure, ni bâton ; car l’ouvrier mérite sa nourriture.
En quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous qui y est digne, et demeurez chez lui jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez-la [en disant : Paix à cette maison].
Et si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle ne l’est pas, que votre paix revienne à vous.
Si l’on refuse de vous recevoir et d’écouter votre parole, sortez de cette maison ou de cette ville en secouant la poussière de vos pieds.
Je vous le dis en vérité, il y aura moins de rigueur, au jour du jugement, pour la terre de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sodome avait été détruite, de même que Gomorrhe, à cause de ses crimes, par la vengeance divine (voir Genèse, 19, 24), qui fit pleuvoir sur elles une pluie de soufre et de feu.
Voyez, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 10, 3.
Tenez-vous en garde contre les hommes ; car ils vous livreront à leurs tribunaux, et vous flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez menés à cause de moi devant les gouverneurs et les rois, pour me rendre témoignage devant eux et devant les Gentils.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En témoignage pour eux et pour les nations ; c’est-à-dire pour servir de témoignage et de preuve irrécusable du soin que Dieu a pris de leur faire annoncer la doctrine du salut, et de l’opiniâtreté avec laquelle ils l’ont refusée.
Lorsqu’on vous livrera, ne pensez ni à la manière dont vous parlerez, ni à ce que vous devrez dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même.
Car ce n’est pas vous qui parlerez ; mais c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant, et les enfants s’élèveront contre leurs parents et les feront mourir.
Vous serez en haine à tous à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé.
Lorsqu’on vous poursuivra dans une ville, fuyez dans une autre. En vérité, je vous le dis, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël, que le Fils de l’homme sera venu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 8, 39, Luc, 9, 27. ― Jusqu’à ce que vienne le Fils de l’homme… Voir Matthieu, note 16.28 et Jean, note 21.22.
Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 6, 40 ; Jean, 13, 16 ; 15, 20.
Il suffit au disciple d’être comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le père de famille Béelzébub, combien plus ceux de sa maison ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Béelzébub était le nom d’une idole des Philistins. Les Juifs donnaient ce nom au démon, parce que les faux dieux sont des démons.
Ne les craignez donc point. Car il n’y a rien de caché qui ne se découvre, rien de secret qui ne finisse par être connu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 4, 22 ; Luc, 8, 17 ; 12, 2.
Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le au grand jour, et ce qui vous est dit à l’oreille, publiez-le sur les toits.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sur les toits. Les toits des maisons orientales sont en forme de terrasse. Voir Marc, note 2.4.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut perdre l’âme et le corps dans la géhenne.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans la géhenne. Voir Matthieu, note 5.22.
Deux passereaux ne se vendent-ils pas un as ? Et il n’en tombe pas un sur la terre, sans la permission de votre Père.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 2 Rois, 14, 11 ; Actes des Apôtres, 27, 34. ― Un as. Comparer à Matthieu, 5, 26. ― Sans votre Père ; c’est-à-dire sans la volonté, sans l’ordre de votre Père. Le Sauveur veut faire entendre ici à ses apôtres qu’ils sont sous la protection spéciale du Père céleste, et que, par conséquent, ils n’ont rien à craindre de la part des hommes.
Les cheveux mêmes de votre tête sont tous comptés.
Ne craignez donc point : vous êtes de plus de prix que beaucoup de passereaux.
Celui donc qui m’aura confessé devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 8, 38 ; Luc, 9, 26 ; 12, 8 ; 2 Timothée, 2, 12.
et celui qui m’aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je suis venu apporter, non la paix, mais le glaive.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 12, 51. ― L’Evangile est ce glaive qui sépare un fils de son père, quand ce père veut persister dans son infidélité, etc. Et le verset suivant n’est que l’explication de celui-ci.
Je suis venu mettre en lutte le fils avec son père, la fille avec sa mère, et la belle-fille avec sa belle-mère.
On aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Michée, 7, 5.
Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n’est pas digne de moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 14, 26.
Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 16, 24 ; Marc, 8, 34 ; Luc, 14, 27.
Celui qui sauvera sa vie, la perdra ; et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la sauvera.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 16, 25 ; Luc, 9, 24 ; 17, 33 ; Jean, 12, 25. ― Celui qui sauvera sa vie (Qui invenit animam suam) ; c’est-à-dire qui tient beaucoup à sa vie, qui tient par-dessus tout à la conserver. Le mot vie (âme en grec et en latin), désigne la vie passagère du corps et la vie éternelle de l’âme. Notre-Seigneur joue ici et dans les passages parallèles sur ces deux sens. Dans l’Ecriture, le mot âme (anima), ou substance spirituelle, se prend en effet aussi pour la vie et les biens de ce monde, et pour la personne même, le soi.
Celui qui vous reçoit, me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 10, 16 ; Jean, 13, 20.
Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète, recevra une récompense de prophète ; et celui qui reçoit un juste en qualité de juste, recevra une récompense de juste.
Et quiconque donnera seulement un verre d’eau fraîche à l’un de ces petits parce qu’il est de mes disciples, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 9, 40.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Marc, 3, 13 ; Luc, 6, 13 ; 9, 1.