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Matthieu 11
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Quand Jésus eut achevé de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
Jean, dans sa prison, ayant entendu parler des œuvres du Christ, envoya deux de ses disciples lui dire :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 7, 18. ― Saint Jean-Baptiste était prisonnier à Machéronte, à l’est de la mer Morte. Voir Matthieu, note 14.3.
« Êtes-vous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Jésus leur répondit : « Allez, rapportez à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez :
Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 35, 5 ; 61, 1.
Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! »
Comme ils s’en allaient, Jésus se mit à parler de Jean à la foule :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 7, 24.
« Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? Qu’êtes-vous donc allés voir ? Un homme vêtu d’habits somptueux ? Mais ceux qui portent des habits somptueux se trouvent dans les maisons des rois.
Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète.
Car c’est celui dont il est écrit : Voici que j’envoie mon messager devant vous, pour vous précéder et vous préparer la voie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Malachie, 3, 1 ; Marc, 1, 2 ; Luc, 7, 27.
En vérité, je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste ; toutefois le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.
Depuis les jours de Jean-Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est emporté de force, et les violents s’en emparent.
Car tous les Prophètes et la Loi ont prophétisé jusqu’à Jean.
Et si vous voulez le comprendre, lui-même est Élie qui doit venir.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La prophétie de Malachie (voir Malachie, 4, 5-6), dont l’objet littéral est l’avènement personnel d’Elie, qui doit précéder le dernier avènement, se trouve aussi vérifiée dans un premier sens moins littéral en la personne de Jean-Baptiste, qui fut suscité dans l’esprit et dans la vertu d’Elie (voir Luc, 1, 17) pour précéder le Messie, au temps de son dernier avènement. Les Juifs, qui confondaient ce double avènement du Messie, attendaient alors Elie même en personne.
Que celui qui a des oreilles entende ! »
« À qui comparerai-je cette génération ? Elle ressemble à des enfants assis dans la place publique, et qui crient à leurs compagnons :
Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez point dansé ; nous avons chanté une lamentation, et vous n’avez point frappé votre poitrine.
Jean est venu ne mangeant ni ne buvant, et ils disent : Il est possédé du démon ;
le Fils de l’homme est venu mangeant et buvant, et ils disent : C’est un homme de bonne chère et un buveur de vin, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la Sagesse a été justifiée par ses enfants. »
Alors Jésus se mit à reprocher aux villes où il avait opéré le plus grand nombre de ses miracles, de n’avoir pas fait pénitence.
« Malheur à toi, Corozaïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous, avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles auraient fait pénitence sous le cilice et la cendre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 10, 13. ― Corozaïn, bourgade de Galilée, qui n’est mentionnée ni dans l’Ancien Testament ni dans Josèphe. Saint Jérôme dit qu’elle était située à deux mille romains de Capharnaüm, sur les bords du lac de Génésareth. Beaucoup la placent aujourd’hui au nord de Capharnaüm dans la plaine. ― Bethsaïde, ville de Galilée, dont le nom signifie maison de pêche, située sur la rive occidentale du lac de Génésareth, non loin de Capharnaüm. Il y avait à l’extrémité septentrionale du lac, à l’est, près du Jourdain, une autre Bethsaïde, qui faisait partie de la Gaulonitide ; elle fut agrandie par Philippe le tétrarque et reçut le surnom de Julias, en l’honneur de Julie, fille de l’empereur Auguste. D’après plusieurs interprètes, la Bethsaïde dont il est question dans saint Luc, 9, 10, et aussi dans saint Marc, 8, 22, est Bethsaïde-Julias ; dans tous les autres passages du Nouveau Testament où Bethsaïde est nommée, il faut entendre celle de Galilée. ― Tyr et Sidon. Voir Marc, 3, 8.
Oui, je vous le dis, il y aura, au jour du jugement, moins de rigueur pour Tyr et pour Sidon, que pour vous.
Et toi, Capharnaüm, qui t’élèves jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusqu’aux enfers ; car si les miracles qui ont été faits dans tes murs, avaient été faits dans Sodome, elle serait restée debout jusqu’à ce jour.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Capharnaüm. Voir Matthieu, 8, 5.
Oui, je te le dis, il y aura, au jour du jugement, moins de rigueur pour le pays de Sodome que pour toi. »
En ce même temps, Jésus dit encore : « Je vous bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que vous avez caché ces choses aux sages et aux prudents, et les avez révélées aux petits.
Oui, Père, je vous bénis de ce qu’il vous a plu ainsi.
Toutes choses m’ont été données par mon Père ; personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, et personne ne connaît le Père, si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils a voulu le révéler.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 6, 46 ; 7, 28 ; 8, 19 ; 10, 15.
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai.
Prenez sur vous mon joug, et recevez mes leçons, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jérémie, 6, 16.
Car mon joug est doux et mon fardeau léger. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Jean, 5, 3.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Par les villes des douze apôtres, on peut entendre celles de la Galilée, où les apôtres étaient tous ou presque tous nés.