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Matthieu 18

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

En ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Marc, 9, 33 ; Luc, 9, 46.

Jésus, faisant venir un petit enfant, le plaça au milieu d’eux

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 19, 14.

et leur dit : « Je vous le dis, en vérité, si vous ne vous changez de façon à devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 14, 20.

Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant, est le plus grand dans le royaume des cieux.

Et celui qui reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il reçoit.

Mais celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attachât au cou la meule qu’un âne tourne, et qu’on le précipitât au fond de la mer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Marc, 9, 41 ; Luc, 17, 2. ― De moulin ; littéralement, d’âne ; qu’un âne tourne. ― Dans chaque maison, on faisait moudre chaque jour la quantité de blé nécessaire pour l’usage de la famille ; il y avait par conséquent dans chaque maison un moulin à bras ou à âne, tourné dans le premier cas par une ou deux personnes. Le moulin à âne était plus grand, mais composé comme le moulin à bras de deux meules de pierres superposées, l’inférieure étant immobile et la supérieure mobile. Le grain était écrasé entre les deux meules.

« Malheur au monde à cause des scandales ! Il est nécessaire qu’il arrive des scandales ; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !

Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi : il vaut mieux pour toi entrer dans la vie mutilé ou boiteux, que d’être jeté, ayant deux pieds ou deux mains, dans le feu éternel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 5, 30 ; Marc, 9, 42. ― Dans la vie, c’est-à-dire dans la vie éternelle.

Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi : il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul œil, que d’être jeté, ayant deux yeux, dans la géhenne du feu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans la géhenne, voir Matthieu, 5, 22.

« Prenez garde de mépriser aucun de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans le ciel voient sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 33, 8.

(Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.)

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 19, 10.

« Que vous en semble ? Si un homme a cent brebis, et qu’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas dans la montagne les quatre-vingt-dix-neuf autres, pour aller chercher celle qui s’est égarée ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 15, 4.

Et s’il a le bonheur de la trouver, je vous le dis en vérité, il a plus de joie pour elle que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

De même c’est la volonté de votre Père qui est dans les cieux, qu’il ne se perde pas un seul de ces petits.

« Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le entre toi et lui seul ; s’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, 19, 17 ; Ecclésiastique, 19, 13 ; Luc, 17, 3 ; Jacques, 5, 19.

S’il ne t’écoute pas, prends avec toi encore une ou deux personnes, afin que toute cause se décide sur la parole de deux ou trois témoins.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 19, 15 ; Jean, 8, 17 ; 2 Corinthiens, 13, 1 ; Hébreux, 10, 28.

S’il ne les écoute pas, dis-le à l’Église ; et s’il n’écoute pas non plus l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 5, 11 ; 2 Thessaloniciens, 3, 14. ― A l’Eglise, c’est-à-dire aux chefs, aux pasteurs de l’Eglise.

En vérité, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 20, 23.

« Je vous le dis encore, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre, quelque chose qu’ils demandent, ils l’obtiendront de mon Père qui est dans les cieux.

Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. »

Alors Pierre s’approchant de lui : « Seigneur, dit-il, si mon frère pèche contre moi, combien de fois lui pardonnerai-je ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 17, 4.

Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois.

« C’est pourquoi le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Le règlement des comptes étant commencé, on lui amena un homme qui lui devait dix mille talents.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Quand il ne s’agirait ici que du petit talent des Egyptiens, des Arabes et des Juifs, ce serait toujours une somme prodigieuse pour un particulier. Le Sauveur a voulu nous faire comprendre par là que nos dettes envers Dieu sont incalculables. ― Le talent d’argent valant 8500 francs, dix mille talents font 85 000 000 de francs (en 1900). On peu supposer, du reste, que le débiteur de la parabole est un des principaux officiers du roi, un fermier ou un administrateur des revenus royaux. Dans une parabole juive, qui a quelque ressemblance avec la parabole évangélique, il s’agit du tribut que doit payer toute une ville et dont le roi la libère, sur sa demande.

Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’on le vendît, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu’il avait pour acquitter sa dette.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Suivant l’ancien droit des Hébreux et de plusieurs autres peuples, un créancier pouvait vendre ou réduire en esclavage ses débiteurs insolvables. ― Dans diverses contrées de l’Orient, par exemple en Perse, aujourd’hui encore, la disgrâce royale entraîne la confiscation des biens, la perte des esclaves et quelquefois celle de la femme et des enfants du condamné.

Le serviteur, se jetant à ses pieds, le conjurait en disant : Aie patience envers moi, et je te paierai tout.

Touché de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette.

Le serviteur, à peine sorti, rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Le saisissant à la gorge, il l’étouffait en disant : Paie ce que tu dois.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le denier, pièce d’argent des Romains, valait environ 0.80 centime (en 1900).

Son compagnon, se jetant à ses pieds, le conjurait en disant : Aie patience envers moi, et je te paierai tout.

Mais lui, sans vouloir l’entendre, s’en alla et le fit mettre en prison jusqu’à ce qu’il payât sa dette.

Ce que voyant, les autres serviteurs en furent tout contristés, et ils vinrent raconter à leur maître ce qui s’était passé.

Alors le maître l’appela et lui dit : Serviteur méchant, je t’avais remis toute ta dette, parce que tu m’en avais supplié.

Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ?

Et son maître irrité le livra aux exécuteurs, jusqu’à ce qu’il eût payé toute sa dette.

Ainsi vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne à son frère du fond de son cœur. »