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Matthieu 17

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et les conduisit à l’écart sur une haute montagne.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Marc, 9, 1 ; Luc, 9, 28. ― Sur une haute montagne. On croit communément que c’est le Thabor dans la Galilée. ― C’est l’opinion qui a été soutenue par Eusèbe et saint Jérôme. Elle est néanmoins aujourd’hui très contestée, parce que le Sauveur était précédemment fort loin du Thabor, à Césarée de Philippe (voir Matthieu, 16, 13) et qu’après la transfiguration, les Evangélistes parlent de son retour en Galilée (voir Matthieu, 17, 21 ; Marc, 9, 29), sans mentionner aucun voyage dans l’intervalle. On pense donc que la montagne de la Transfiguration était située plus au nord, et à l’est du Jourdain, mais sans pouvoir la déterminer d’une manière précise.

Et il fut transfiguré devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Et voilà que Moïse et Élie leur apparurent conversant avec lui.

Prenant la parole, Pierre dit à Jésus : « Seigneur, il nous est bon d’être ici ; si vous le voulez, faisons-y trois tentes, une pour vous, une pour Moïse et une pour Élie. »

Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit, et du sein de la nuée une voix se fit entendre, disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toutes mes complaisances : écoutez-le. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 3, 17 ; 2 Pierre, 1, 17.

En entendant cette voix, les disciples tombèrent la face contre terre, et furent saisis d’une grande frayeur.

Mais Jésus, s’approchant, les toucha et leur dit : « Levez-vous, ne craignez point. »

Alors, levant les yeux, ils ne virent plus que Jésus seul.

Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit ce commandement : « Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. »

Ses disciples l’interrogèrent alors, et lui dirent : « Pourquoi donc les Scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne auparavant ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Marc, 9, 10. ― Le prophète Malachie dit, en effet, qu’Elie doit venir avant le grand et épouvantable jour du Seigneur. Comparer à ce que nous avons dit un peu plus haut à Matthieu, note 11.14.

Il leur répondit : « Élie doit venir, en effet, et rétablir toutes choses.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Malachie, 4, 5.

Mais je vous le dis, Élie est déjà venu ; ils ne l’ont pas connu, et ils l’ont traité comme ils ont voulu : ils feront souffrir de même le Fils de l’homme. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 11, 14 ; 14, 10.

Les disciples comprirent alors qu’il leur avait parlé de Jean-Baptiste.

Jésus étant retourné vers le peuple, un homme s’approcha, et, tombant à genoux devant lui, il lui dit : « Seigneur, ayez pitié de mon fils qui est lunatique et qui souffre cruellement ; il tombe souvent dans le feu et souvent dans l’eau.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Marc, 9, 16 ; Luc, 9, 38.

Je l’ai présenté à vos disciples, et ils n’ont pas su le guérir. »

Jésus répondit : « Ô race incrédule et perverse, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi ici. »

Et Jésus commanda au démon avec menace, et le démon sortit de l’enfant, qui fut guéri à l’heure même.

Alors les disciples vinrent trouver Jésus en particulier, et lui dirent : « Pourquoi n’avons-nous pas pu le chasser ? »

Jésus leur dit : « À cause de votre manque de foi. En vérité, je vous le dis, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Passe d’ici là, et elle y passera, et rien ne vous sera impossible.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 17, 6. ― Un grain de sénevé. Voir Matthieu, 13, 31.

Mais ce genre de démon n’est chassé que par le jeûne et la prière. »

Comme ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit : « Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 20, 18 ; Marc, 9, 30 ; Luc, 9, 44.

et ils le mettront à mort, et il ressuscitera le troisième jour. » Et ils en furent vivement attristés.

Lorsqu’ils furent de retour à Capharnaüm, ceux qui recueillaient les didrachmes s’approchèrent de Pierre et lui dirent : « Votre Maître ne paie-t-il pas les didrachmes ? » —

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le didrachme ou double drachme valait environ quatre-vingt-un centimes. ― « Ce didrachme était la contribution d’un demi-sicle, ou de deux drachmes, que les familles juives étaient habituées à payer pour l’entretien du Temple. Vespasien le fit percevoir plus tard pour le Capitole. Les collecteurs s’adressent à saint Pierre, soit par respect pour le Sauveur, soit pour engager le disciple à s’acquitter à la place du maître. La réponse du Sauveur suppose clairement sa divinité. Pour ne pas scandaliser ceux qui l’ignorent, il consent à payer ; mais fait observer qu’il n’est pas soumis à l’impôt, et il révèle par un miracle cet acte de condescendance. Le statère avait la valeur d’un tétradrachme, trois francs environ, et par conséquent suffisait pour deux personnes. » (BACUEZ.) ― Capharnaüm, voir Matthieu, 4, 13.

« Oui, » dit Pierre. Et comme ils entraient dans la maison, Jésus le prévenant, lui dit : « Que t’en semble, Simon ? De qui les rois de la terre perçoivent-ils des tributs ou le cens ? De leurs fils, ou des étrangers ? »

Pierre répondit : « Des étrangers. — Les fils, lui dit Jésus, en sont donc exempts.

Mais pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l’hameçon, tire le premier poisson qui montera ; puis, ouvrant sa bouche, tu y trouveras un statère.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le statère valait quatre drachmes.

Prends-le et donne-le-leur pour moi et pour toi. »