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Psaumes 86
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :
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Prière de David. Prête l’oreille, Yahweh, exauce-moi, car je suis malheureux et indigent.
Garde mon âme, car je suis pieux ; sauve ton serviteur, ô mon Dieu ; il met sa confiance en toi.
Aie pitié de moi, Seigneur, car je crie vers toi tout le jour.
Réjouis l’âme de ton serviteur, car vers toi, Seigneur, j’élève mon âme.
Car tu es bon, Seigneur, et clément, et plein de compassion pour tous ceux qui t’invoquent.
Yahweh, prête l’oreille à ma prière, sois attentif à la voix de mes supplications.
Je t’invoque au jour de ma détresse, et tu m’exauceras.
Nul ne t’égale parmi les dieux, Seigneur, rien ne ressemble à tes œuvres.
Toutes les nations que tu as faites viendront se prosterner devant toi, Seigneur, et rendre gloire à ton nom.
Car tu es grand et tu opères des prodiges ; toi seul, tu es Dieu.
Enseigne-moi tes voies Yahweh ; je veux marcher dans ta fidélité ; attache mon cœur à la crainte de ton nom.
Je te louerai de tout mon cœur, Seigneur, mon Dieu ; et je glorifierai ton nom à jamais.
Car ta bonté est grande envers moi, tu as tiré mon âme du fond du schéol.
Ô Dieu, des orgueilleux se sont élevés contre moi, une troupe d’hommes violents en veulent à ma vie, sans tenir aucun compte de toi.
Mais toi, Seigneur, tu es un Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité.
Tourne vers moi tes regards et aie pitié de moi ; donne ta force à ton serviteur, et sauve le fils de ta servante.
Signale ta bonté envers moi : que mes ennemis le voient et soient confondus ! Car c’est toi, Yahweh, qui m’assistes et me consoles.
Commentaire (versets 1 à 7) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 1 à 7 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Eusèbe dit avec raison que ce psaume est très obscur. Plusieurs critiques pensent qu’il fut composé à la suite de la ruine de l’armée de Sennachérib. Voir Psaume 45 ; 47 et 75. ― L’auteur y annonce la conversion des Gentils. ― En voici la traduction sur l’hébreu où il est plus clair : Ceux qui habitaient en toi ; littéralement l’habitation en toi ; c’est un hébraïsme en vertu duquel le substantif se met très souvent au lieu de l’adjectif. ― L’Eglise applique ce psaume à la très Sainte Vierge. M. Olier, dans ses mémoires inédits, donne un bel exemple des applications que l’on peut faire des chants sacrés aux offices liturgiques, par la manière dont il commente le Fundamenta ejus, entendu de la Mère de Dieu ; « Les fondements, ou autrement les premiers sentiments et les prémices de la vie de la très Sainte Vierge sont élevés par-dessus les plus hautes montagnes de l’Eglise, c’est-à-dire par-dessus les âmes les plus parfaites et les plus éminentes de l’Eglise…, d’où vient que Dieu aime plus ces entrées, ou autrement ces portes, que les tabernacles de Jacob. Les entrées de la très Sainte Vierge sont deux, l’une cachée et inconnue, qui est sa sainte Conception ; l’autre est plus évidente, et c’est sa Nativité… Gloriosa dicta sunt de te, civitas Dei. O Sainte Vierge, vraie demeure de Dieu…, on ne peut exprimer la gloire et la grandeur de votre âme… Memor ero Rahab et Babylonis scientium me. Ecce alienigenæ et Tyrus et populus Aethiopium, hi fuerunt illic. A ce moment de ma Conception et de ma naissance, j’offrais toute l’Eglise à Dieu ; je présentais avec moi toute l’étendue des nations qui devaient servir à son honneur et à sa gloire. Et sa bonté a exaucé mes vœux et mon offrande… Numquid Sion dicet : Homo et homo natus est in ea, et ipse fundavit eam Altissimus ? A voir cette magnificence et sainteté de l’âme de Marie, est-il pas bien aisé de voir que Dieu l’a préparée pour naître d’elle son Fils unique Jésus-Christ, qui est le Fils de l’homme, et avec lui aussi toute l’étendue de son Eglise ? Homo et homo natus est in ea… Dieu remplira le cœur de tous les hommes d’honneurs et de ressentiments pour sa personne… C’est une joie commune et universelle de tous les fidèles chrétiens. » Oraison sur la Nativité de la Sainte Vierge, 8 septembre 1 641.