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Psaumes 55
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Au maître de chant, avec instruments à cordes. Cantique de David.
Ô Dieu, prête l’oreille à ma prière, ne te dérobe pas à mes supplications.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un homme ; selon les uns, Saül ; selon les autres, Achis, roi de Geth, chez qui David s’était réfugié, pour se soustraire aux persécutions de Saül ; mais par qui il fut chassé comme épileptique, parce qu’il avait contrefait l’insensé, dès qu’il eut su qu’on l’avait dénoncé à ce prince comme étant le plus grand ennemi des Philistins. Voir 1 Rois, chapitre 21.
Écoute-moi et réponds-moi ! J’erre çà et là, plaintif et gémissant,
devant les menaces de l’ennemi, devant l’oppression du méchant ! Car ils font tomber sur moi le malheur, et ils me poursuivent avec colère.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dès la hauteur du jour ; c’est-à-dire en plein jour, lorsque mes ennemis pourront me découvrir et m’attaquer plus facilement. C’est l’explication la plus simple et la plus naturelle.
Mon cœur tremble au dedans de moi, et sur moi fondent les terreurs de la mort.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Mes discours, comme portent les Septante et la Vulgate, signifient les discours qui m’ont été adressés, que Dieu m’a fait entendre. Le texte hébreu lit sa parole. Saint Jérôme et saint Augustin expliquent cette expression par : Les promesses touchant ma délivrance. ― La chair ; littéralement une chair ; c’est-à-dire selon le style de l’Ecriture, un mortel, un homme. Comparer aux versets 2 et 11. ― Ce verset forme un refrain.
La crainte et l’épouvante m’assaillent, et le frisson m’enveloppe.
Et je dis : Oh ! si j’avais les ailes de la colombe, je m’envolerais et m’établirais en repos ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Près de moi. C’est le vrai sens des Septante et de la Vulgate : ils se posteront, ils se tiendront ; ce qui suit autorise parfaitement cette interprétation. ― Mes pas ; littéralement mon talon. Voir Psaumes, 48, 6.
voici que je fuirais bien loin, et je demeurerais au désert ; — Séla.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Vous briserez des peuples. Le mot peuples n’étant affecté de l’article déterminatif, ni dans l’hébreu, dans le grec, ne saurait être légitimement rapporté aux ennemis particuliers de David. La phrase exprime une sentence générale.
je me hâterais de chercher un asile, loin du vent impétueux, loin de l’ouragan.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le sens de ce verset paraît être : Je vous ai exposé tous mes maux ; vous avez vu mes larmes, et vous en avez été touché, comme vous me l’aviez promis.
Réduis-les à néant, Seigneur, divise leurs langues ! car je vois dans la ville la violence et la discorde.
Jour et nuit ils font le tour de ses remparts ; l’iniquité et la vexation sont au milieu d’elle,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En Dieu, etc. ; c’est-à-dire une parole que Dieu me fera entendre, un discours qu’il m’adressera selon l’objet de mes louanges. Ceci est une espèce de refrain. Comparer au verset 5.
la perversité est dans son sein, l’oppression et l’astuce ne quittent point ses places.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je vous dois ; littéralement, selon l’hébreu sur moi sont ; c’est-à-dire sont à ma charge ; c’est aussi le vrai sens de la traduction en moi sont du grec et de la Vulgate.
Car ce n’est pas un ennemi qui m’outrage : je le supporterais ; ce n’est pas un adversaire qui s’élève contre moi : je me cacherais devant lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La lumière des vivants ; c’est-à-dire cette vie. Plusieurs Pères l’entendent de Jésus-Christ, la lumière du monde ; d’autres, du bonheur du ciel, opposé aux ténèbres de cette vie.
Mais toi, tu étais un autre moi-même, mon confident et mon ami.
Nous vivions ensemble dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu.
Que la mort les surprenne, qu’ils descendent vivants au schéol ! Car la méchanceté est dans leur demeure, au milieu d’eux.
Pour moi, je crie vers Dieu, et Yahweh me sauvera.
Le soir, le matin, au milieu du jour, je me plains, je gémis, et il entendra ma voix.
Il délivrera en paix mon âme du combat qui m’est livré, car ils sont nombreux ceux qui me font la guerre.
Dieu entendra, et il les humiliera, lui qui siège éternellement sur son trône. — Séla. Car il n’y a point en eux de changement, et ils n’ont pas la crainte de Dieu.
il porte la main sur ceux qui étaient en paix avec lui, il viole son alliance.
De sa bouche sortent des paroles douces comme le lait, et la guerre est dans son cœur. Ses discours sont plus onctueux que l’huile, mais ce sont des épées nues.
Remets ton sort à Yahweh, et il te soutiendra ; il ne laissera pas à jamais chanceler le juste.
Et toi, ô Dieu, tu les feras descendre dans la fosse de perdition ; les hommes de sang et de ruse ne verront pas la moitié de leurs jours. Pour moi, je mets en toi ma confiance.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Par David. Voir le Psaume 15 (Hébreu : 16). ― Ce fait avec tout ce qui s’y rattache est raconté dans 1 Rois, chapitre 21 et suivants. ― Le titre en hébreu signifie : « Au chef de chœur, [sur l’air de] la colombe muette (ou des térébinthes) du lointain (?) (premières paroles d’un chant connu). De David. Mikthâm. Quand les Philistins (les Allophyles le tenaient dans Geth. »