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Psaumes 108
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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Cantique. Psaume de David.
Mon cœur est affermi, ô Dieu, je chanterai et ferai retentir de joyeux instruments. Debout, ma gloire !
Éveillez-vous, ma lyre et ma harpe ! Que j’éveille l’aurore !
Je te louerai parmi les peuples, Yahweh, je te chanterai parmi les nations.
Car ta bonté s’élève au-dessus des cieux, et ta fidélité jusqu’aux nues.
Élève-toi au-dessus des cieux, ô Dieu ; que ta gloire brille sur toute la terre !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sur lui. Ce singulier que le Psalmiste emploie dans ce verset et dans les suivants, jusqu’au 19e inclusivement, signifie chacun d’eux, c’est-à-dire chacun de ses ennemis, qu’il met dans tout le reste du psaume au pluriel. Ce changement de nombre, dans des récits semblables, n’est pas sans exemple chez les écrivains sacrés. Cependant, selon d’habiles interprètes, David désigne spécialement par ce singulier le principal de ses adversaires, que les uns prétendent être Doëg, l’Iduméen, qui était à la cour de Saül (voir 1 Rois, 21, 7), et les autres, Achitophel, le Gilonite, und es conseillers de David, lequel prit part à la conjuration d’Absalom (voir 2 Rois, 15, vv. 12, 31). ― Quant aux malédictions et aux imprécations qui suivent, voir la fin des Observations préliminaires.
Afin que tes bien-aimés soient délivrés, sauve par ta droite et exauce-moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Que sa prière même, etc. ; c’est-à-dire que sa défense même, et les prières qu’il pourra adresser à ses juges, ne servent qu’à les irriter davantage contre lui, et ne le rendent que plus coupable à leurs yeux, parce qu’elles manqueront des qualités qui pourraient les rendre efficaces et méritoires.
Dieu a parlé dans sa sainteté : « Je tressaillirai de joie ! J’aurai Sichem en partage, je mesurerai la vallée de Succoth.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qu’un autre reçoive son épiscopat. Saint Pierre cite ces paroles dans Actes des Apôtres, 1, 20, et les applique à Judas Iscariote. Le mot grec épiscopat, conservé ici, signifie, comme le mot hébreu original, surveillance, charge, fonction. Doëg, dont parle le Psalmiste, était chargé de la garde des troupeaux de Saül. Il est la figure de Judas, qui trahit son maître, comme Doëg trahit David.
Galaad est à moi, à moi Manassé ; Ephraïm est l’armure de ma tête, et Judas mon sceptre.
Moab est le bassin où je me lave ; sur Edom je jette ma sandale ; sur la terre des Philistins je pousse des cris de joie. »
Qui me mènera à la ville forte ! Qui me conduira à Edom ?
N’est-ce pas toi, ô Dieu, qui nous avais rejetés, ô Dieu qui ne sortais plus avec nos armées ?
Prête-nous ton secours contre l’oppresseur ! Le secours de l’homme n’est que vanité.
Avec Dieu nous accomplirons des exploits ; il écrasera nos ennemis.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ce psaume, comme le 68e, demande à Dieu de châtier sévèrement les ennemis de David, ou de Jésus-Christ dont David est la figure. Celui contre qui s’élève ici le Psalmiste est sans doute Doëg, la figure de Judas Iscariote, voir Actes des Apôtres, 1, 20 ; Jean, 17, 12. ― Dans les versets 2 à 5 et 26 à 31, l’auteur parle de ses ennemis au pluriel, dans les autres au singulier, parce qu’il appelle les vengeances de Dieu contre tous les ennemis de son peuple, en même temps que contre son ennemi personnel. ― Versets 2 à 5 : Mal qu’ont fait au Psalmiste les méchants, en retour de ses bienfaits. ― Versets 6 à 10 : Que Dieu donc accable le traître de maux dans sa famille ; ― versets 11 à 15 : dans sa fortune, sa postérité et sa mémoire ; ― Versets 16 à 20 : à cause de ses iniquités. ― Versets 21 à 25 : Que le Seigneur au contraire ait pitié du Psalmiste affligé et malade ; ― Versets 26 à 31 : qu’il le délivre de ses ennemis, et il recevra ses remerciements.