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Psaumes 8

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L'enregistrement réunit plusieurs psaumes : la lecture s'arrête à la fin de celui-ci.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Au maître de chant. Sur la Gitthienne. Chant de David.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En hébreu : « Au chef de chœur. Sur le gitthîth, cithare de Geth). » ― Hymne au créateur des astres et de l’homme. « Ce petit poème, sans aucune prétention à quelque artifice de forme, n’a besoin d’aucun commentaire. Il est sublime par sa simplicité même. La grandeur de Dieu révélée par l’univers, œuvre de ses mains, révélée au besoin par la bouche de ses plus faibles créatures, dont la voix est toujours assez puissante pour imposer silence à celle de l’impiété, est mise en regard de la petitesse de l’homme. Et pourtant l’homme est le roi de la création ; ses prérogatives sont telles qu’il est comme Dieu au milieu de son entourage visible. Il n’y a pas d’être sur la terre dont il ne se sente le maître, avec les moyens qui lui sont octroyés. » (Ed. REUSS.) C’est le premier psaume du recueil où le poète ne parle pas en son nom seul, mais au nom de tous : notre Seigneur. Il est plusieurs fois cité dans le Nouveau Testament et appliqué au Messie, l’homme-Dieu, l’homme par excellence. Voir Hébreux, 2, 6-8 ; 1 Corinthiens, 15, 26 ; Ephésiens, 1, 22 ; Matthieu, 21, 16.

Yahweh, notre Seigneur, que ton nom est glorieux sur toute la terre ! Toi qui as revêtu les cieux de ta majesté !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

a Refrain du psaume : Que Dieu est grand dans la création. b-3 Grandeur de Dieu attestée même par les enfants et même par ses ennemis.

Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle tu t’es fondé une force pour confondre tes ennemis, pour imposer silence à l’adversaire et au blasphémateur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vengeur, c’est-à-dire défenseur (defensorem), comme disaient autrefois quelques exemplaires. D’ailleurs, comme on le sait, dans la basse latinité, on a dit defensor pour ultor.

Quand je contemple tes cieux, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as créées, je m’écrie :

Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme, pour que tu en prennes soin ?

Commentaire (versets 4 à 5) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 4 à 5 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Grandeur de Dieu dans la création du ciel, des étoiles et de l’homme. Qu’est-ce qu’un homme, etc. Voir Hébreux, note 2.6.

Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, tu l’as couronné de gloire et d’honneur.

Tu lui as donné l’empire sur les œuvres de tes mains ; tu as mis toutes choses sous ses pieds :

Brebis et bœufs, tous ensemble, et les animaux des champs ;

oiseaux du ciel et poissons de la mer, et tout ce qui parcourt les sentiers des mers.

Commentaire (versets 6 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 6 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Bonté de Dieu envers l’homme auquel il a soumis les êtres créés.

Yahweh, notre Seigneur, que ton nom est glorieux sur toute la terre !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Répétition du refrain initial. ― « Il y a dans le livre des Psaumes, des chants où la notion de l’immensité de Dieu, de l’insignifiance de l’homme devant sa toute-puissance et de la grande place qu’elle lui assigne néanmoins dans la création, s’exprime sous une forme si belle, si simple, si élevée, qu’elle est restée classique. Rien de plus naturel que ce psaume 8, qui ressemble au chant d’un pâtre contemplant pendant la nuit les splendeurs d’un ciel d’Orient… Ou tout nous trompe, ou voilà un jet admirablement pur du sentiment religieux le plus authentique. C’est dans des pièces de ce genre que le monothéisme juif révèle son immense supériorité sur les meilleurs épanchements des religions de la nature. Cet accent d’humilité devant Dieu tout à la fois et de fierté vis-à-vis de tout ce qui n’est pas l’homme ; cette admiration émue, mais contenue, de la nature visible, cette joie de vivre en maître, sur la terre, par délégation divine, tout dans ce petit poème, respire la religion virile et sainte. » (A. REVILLE.)